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samedi 4 juillet 2026

DERNIER DÉPART

 

Un coup de téléphone qui t’anéantie

Une issue qui de jour en jour s’empuantit

Une douleur qui se dissémine dans tes veines

Qui vient gonfler ta lourde peine

Que te répondre quand tu me dis que tu en as marre ?

Que te dire quand tu me dis que ton corps souffre d’escarres ?

Que te dire lorsque tu me dis que tu ne veux plus te refaire encore opérer ?

Ou toi la fan inconditionnée des premières heures, ne plus vouloir regarder la TV ?

Je me dis alors que peut-être juste un petit mot, juste un petit quelque chose

Réveillera et restimulera cette âme cloitrée derrière tes paupières mi-closes

Qu’un petit échange même anodin, une simple écoute, une présence

Redonnera un peu de stimulus à ta vie qui part en errance

Le temps passe et je me remémore heureux mais peiné

Tous ces agréables moments passés à tes côtés

Alors c’est bien peu de chose que d’épancher ces quelques mots

Puisque je n’arrive pas à les porter si haut

Le silence en dit long et nous met devant l’inéluctable

La vie nous met face à l’inévitable

Et bien au-delà des pleurs et des larmes

Le temps avance et emporte les âmes

Là-bas de l’autre côté au-delà du ciel

Mais nos cœurs sont comme des chapelles

Gardiens de nos moments partagés

De ces instants de joie secrètement gardés

Tu me dis que tu en as marre, que tu en as ras le bol

Tu veux t’en aller, prendre ton dernier envol

Partir sereine vers un autre ailleurs

Ne plus être retenue pour que vienne enfin ton heure

Casser ce sablier qui décompte le temps

Pour prendre tout le monde à contre-temps …




samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




samedi 28 mars 2026

CHAGRIN

 

Trahi, abandonné, chahuté par les flots,

Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots

Errements dans l’inconnu, triste toujours.


Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.

Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.

Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?


Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.

Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.

La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.


Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,

Reste sur le chemin et continue d’avancer.

Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire


Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin

En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.

Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.


Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.

C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.

En un seul mot: chagrin.




samedi 14 mars 2026

MAMIE

 

Allongé tout comme toi sur mon lit

J’écris ce poème pour épancher mon cœur

De toute cette douleur qui est un véritable crève-cœur

De ne pas pouvoir te dire "Mamie je t’aime" alors que mon âme me supplie


Une à une je vois passer ces sombres nuits

Avec toute la torpeur de cette détresse qui me poursuit

Et je suis là dans ces ténèbres et je pense à toi

Et je me remémore ces moments vécus près de toi


Quand je repense à toi, et que j’entends la voix de ma Mamie

Je ressens encore cette intonation qui me réconfortait et me comprenais

Je revois ces scènes simples de la vie où l’on dialoguait

Et en évoquant ces moments, c’est triste, mais c’est le désespoir qui me remplit


A vouloir tout contrôler, tu brises mon cœur

A ne plus t’alimenter et te résoudre à partir vers cet ailleurs

Tu as toujours été libre de tes choix, alors autorise-moi à épancher mes pleurs

Même si c’est une cruelle douleur que d’aller dans le sens de tes valeurs


Dans ces moments c’est ailleurs que dans les bois que j’aimerais pouvoir fuir

Ou pouvoir détruire et reconstruire ce destin qui lentement te faire mourir

Si seulement tu voudrais encore me faire revoir ton doux sourire

Encore une fois au lieu de perdre à chaque instant ton goût de vivre que je ne veux pas écrire


Mamie je t'aime !



Ma Grand-mère ne ratait jamais son bal du nouvel an. Son moment à elle, entre rêverie et souvenir ...

samedi 7 février 2026

SOURIRE ET PUIS ?

 

Se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.

Et contenir cette folle envie de crier,

Cette rage étouffée qui ne voudrait qu’exploser.

Force secrètement enfouie au fond des entrailles,

Douleur qui se dissimule dans les viscères en ordre de bataille.

Tout faire pour refouler ces cris,

Et même au milieu de la nuit les étrangler sans bruit.

On ne hurle pas au monde sa peine ni sa détresse,

On gère tous sa propre part de tristesse.

Tu peux donc laisser au lit cette pauvre bête endolorie,

Ou l’abandonner au fin fond d’une vallée endormie.

Il n’y aura donc plus le brahme du cerf,

Juste quelques verres dans un café-concert.

Qu’importe tout cela, puisque le corps s’épuise,

C’est la part de vie qui s’amenuise.

Qui te fait attendre avec impatience ces nuits,

Qui une à une dévore cette triste vie.

C’est le bonheur fugace qui passe,

Le cœur de pierre qui se casse.

Alors se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.




mercredi 21 janvier 2026

LETTRE À MON EX ...


Ma chère, puisque chacun dans un nulle part nous sommes partis,

Accepte encore ces mots comme par ultime défi.

Daigne les lire au moins une fois, même d’un regard froid.

Crois-moi, je ne t’en voudrais pas.


Même si après cela, de nouveau tout s’évapore,

En y pensant je conserverai tout de même un instant de remord.

De ne plus pouvoir te chérir et être à tes côtés,

Dans cette triste vie complètement déchiquetée.


Bien sûr tu m’as dit que le temps fait son œuvre, qu’il efface.

Au loin ces affections, il enlève ces balafres et ces traces.

Et même si je t’aimais d’un amour sincère et vrai,

Sans doute avec ce temps j’en aimerai une autre et que je le revivrai.


Auras-tu quelques préoccupations à posséder une triste pensée,

Pour avoir ainsi éconduit cet amour assuré ?

Peut-être connaîtras-tu le prix de ton forfait,

Pour cette triste affection qui n’a de toi que ton camouflet ?


En ce qui me concerne, je reste toujours fidèle.

Je rêve souvent combien tu étais belle.

Combien ta joie, ton innocence, ta douceur,

De ton être charmant ravivait cette chaleur.


Et puis quelle allégresse de te voir évoluer,

Te voir passer les affres de la vie avec fierté.

Et quelle jouissance de sentir ton corps contre le mien,

Faire l’amour, hummm comme c’était bien !


Peut-être vas-tu encore m’ignorer ?

Même si j’espère toujours un signe de toi qui va m’arriver.

En le recevant mon cœur tambourinera,

Car l’espoir pour moi renaîtra.


Mais depuis, les heures passent, les mois passent, les années passent.

Happé par ce trou noir, mon pauvre cœur trépasse.

Et je perds peu à peu de cette impétueuse assurance.

Vulgaire objet organique trainer dans un état de survivance.




samedi 10 janvier 2026

UN SOIR AU BAR

 

Accoudé au comptoir avec mon carnet et mon chaleureux verre d’alcool,

Je regarde cette serveuse ou plutôt son cul sublime qui m’affole !

C’est toujours mieux que d’zieuter ces paumés au regard de vitriole !


Entouré au bistrot par tous ces poivrots, dans ce brouhaha, seul, j’en peux plus.

Ecœuré par ce déversoir, je divague, je suis perdu.

A boire comme un trou, on est vite classé porté disparu !


Dans cette taverne, on s’instille de l’eau pour la vie en pleine face,

Mais le corps se refroidit, se liquéfie alors qu’il réclame son insatiable soif.

J’aimerai pouvoir m’éclipser, m’évaporer avant qu’il ne soit trop tard, je suis si las.


Au fil des verres dans ce boui-boui, j’écris trois mots et parais l’ours invincible.

Et pourtant mon corps en peine ou à la peine se vide sur le zinc impassible !

Au troquet, fini ce pathétique spectacle, enfin je m’évanouis. Y’a rien de risible.




mardi 23 décembre 2025

MOROSITE DU SOIR

 

Cœur aussi lourd qu’un granit de pierre tombale 

Esprit à la dérive, âme en peine comme c’est d’un banal …

Et pourtant, parfois on éprouve en soi l’idée d’une échappatoire,

Afin d’épurer et nettoyer cette affection via un modeste déversoir.

Comprendre ce corps perclus de douleurs,

Et ce cerveau baigné dans sa douce langueur.

Accablé par cette triste solitude,

Qui telle une drogue est pure assuétude.

Que voilà une bien triste confession,

De cet esprit embué par tant de cruelles questions.

Dans cette incapacité oppressante,

Piégée au fin fond de ces entrailles saignantes.

Serais-je donc tourmenté ? Tracassé ?

Affligé ? Voir quelque peu chagriné ?

L’angoisse se propage lentement,

Et s’insinue partout très clairement.

Restant aveugle même devant une main tendue,

Car le regard est toujours tourné vers ce passé maintenu.

Il se ressasse, il se cogite, il est toujours bien présent.

Alors ce soir, c’est un soir de sombre abattement.

Doublé par l’effet du solstice d’hiver,

Ca fera bien un pathétique classique fait divers.

Dissimuler son cœur, son mal être et cacher sa tête,

Devant la face du monde qui se prépare à la fête.

Sors un verre et bois ta golée, voilà un acte plutôt positif,

L’écriture a la vertu d’un vaccin dérivatif.

Il me faut bien le confesser,

Et continuer à écluser, alors santé !




vendredi 18 octobre 2024

FACHEUSE CELEBRATION

 Tu voudrais zapper ce moment, mais nous voilà à l’inéluctable date anniversaire

Rituel amer et consternant que t’aimerais pouvoir faire taire


Quand depuis ce temps-là, il n’y a plus personne à aimer, plus rien à savourer

Quand l’amour s’est tiré et qu’il n’y a plus rien à exprimer


Tu passes du jour au lendemain d’un bel été indien à la froideur de l’hiver

Même pas tu digères. C’est là coincé, ça te reste de travers


Les yeux gonflés de tristesse se sont fermés au Monde

Le cœur s’est fait pierre. C’est comme si plus rien n’existe sur cette terre inféconde


On tente d’oublier ce qui fait mal, mais le raté ne sait pas faire tellement il ne vaut plus rien

Et pourquoi le faire puisque dans ces moments-là de toute manière on ne veut plus rien ?


Ces tourments d’accablement, de remords nous entrainent dans une folle solitude

Seul, par ces temps obscurs, tu erres couvert d’un suaire pour te cacher des vicissitudes


Morceau d’une vie d’un minable affecté qui s’approche tout près du gouffre

A l’esprit ténébreux qui n’est pas en odeur de Sainteté mais plutôt de soufre !




vendredi 20 octobre 2023

ETHYLISME D’UNE VIE

 

Quelle ensorcelante attirance pour ce doux breuvage

Même si on sait que ce n’est qu’un vil servage

Et pourtant l’envie irrépressible va à ta boutanche

Afin d’éviter que ton cœur ne s’épanche

 

L’alcool délivre tous ces pernicieux méfaits

Mais dans ces excès, tu le considères comme un bienfait

Quelle douce délivrance que d’avoir ce verre plein

Sentir ce flot soudain si brûlant descendre en toi à grand train

 

Il annihile tes papilles et inhibe tous tes récepteurs

Seul coule ce philtre, cette si douce liqueur

Qui fait son œuvre et met en off tous tes interrupteurs

Pour embouteiller cette énième épreuve de malheur

 

La dose s’instille tout doucement dans ton sang

Pour que tu perdes petit à petit tous sens de jugement

C’est la rédemption tant attendue du cuitard

Te voilà enfin libre dans ta tête de soûlard

 

Plus de pensées, plus de ressassements, plus de cogitations

Cette artificielle torpeur efface toutes tes vitupérations

Allez, bois encore un verre, pour faire durer le plaisir

A défaut de jouir, cet élixir t’offre le privilège d’abattre tous tes désirs

 



samedi 30 septembre 2023

MANQUE OBSESSIONNEL

 

Voilà que tu m’as quitté, et encore maintenant j’égrène le temps

A la recherche de ces moments qui me manquent tant.

C’est comme si tu étais partie à l’autre bout du monde

Pris ton billet et ton envol, tu t’es effacée de ma vie en l’espace d’une seconde

De tous ces instants, il me reste des photos que je regarde comme un ringard

Et cette lumière dans tes yeux et le souvenir de ton regard

Et l’éclat de ce sourire malin si joyeux

Toutes ces petites choses qui m’ont rendu heureux

Et paf ! Voilà à nouveau le rouage de la belle vie qui se détraque

Tout se dérègle dans ce monde qui paraissait enfin paradisiaque

Ta présence est toujours là, tu es sans cesse dans mes pensées

Bizarrerie du mental qui revit tous ces moments passés à tes côtés

Chacune des pièces, chaque endroit visité avec toi imprègne ma vision

Comment ne pas devenir fou à en perdre la raison ?

Cette obsession maladive accapare tout mon champ de conscience

Tu ne parviens pas à te faire oublier, étais-tu donc habitée de maléficience ?




vendredi 26 août 2022

DÉSILLUSION


Un premier regard qui laisse présager une attirance sous cet air de jolie rebelle

Et tu deviens en un instant la femme que je trouve particulièrement belle.

On devine vite à ton attitude, une personne élégante, un être malicieux

Qui faut l’avouer a le don de me réveiller et me rendre heureux.

Tu dégages en effet dans l’air

Tes molécules de bonheur qui se distillent dans mon atmosphère.

Il n’y a qu’à te frôler et te suivre

Pour que tes phéromones m’enivrent.

J’aspirai à croire que tu étais l’élue de mon cœur

Par ce chamboulement de tous mes neurotransmetteurs.

D’un rien tu réveillais ce monde longtemps plongé dans la torpeur

Tout s’illuminait autour de toi, ta lumière désagrégeait ces vieux amas de noirceur.

Telle une danse chamanique

Une transe hypnotique.

Tu me donnais ce que mon futur espérait de délicieux

Une histoire forte et simple pour être à nouveau heureux, amoureux.

Ai-je trop effarouché ces mystères du désir ?

Pour que la lumière se soit éteinte comme le courant d’air qu’on ne peut saisir

Mais que l’on ressent face au miroir de soi-même en douce torture

Qu’on projetterait dans un incertain futur.

J’ai failli dire les mots longtemps retenus et jouer tapis

Alors que je n’avais décidément rien compris.

Je ne suis plus fait pour l’amour qu’on veut faire rimer avec toujours.

C’est la rancœur d’un cœur qui plonge davantage dans le désamour.




samedi 2 avril 2022

MEURT-DE-SOIF


Assis seul au bord du comptoir

Il noie son désespoir

Une choppe à la main

A chasser les jours sans lendemains


Le liquide glisse sur les parois de son godet

Avant de s’épancher dans son cornet

Inondant ses sombres élucubrations

D’une triste vie qui ne tourne pas rond


Son regard est inexpressif et vide

Comme est devenu son verre sans fluide

Mais de déchirantes pensées l’assaillent

Naufrage d’un cerveau pris en tenaille


Ne l’accusez pas de faiblesse pour autant

Même s’il se délaye lentement

Amours ou rêves brisés

Ce n’est pas à nous de juger


En attendant, il cherche seul sa rédemption

En ingurgitant chaque rasade par acte de contrition

Une gorgée de plus pour chercher sa délivrance

Une lampée pour conjurer la malchance


Il écope verre après verre

Tel un naufragé solitaire

Mais il devra s’en aller

Le troquet devant fermer


Alors il va errer ici et là

Tout en titubant de ces lourds pas

Recherchant le meilleur des arbres pour pisser

Fautes en parties expiées, il retrouve de sa dignité!






vendredi 3 décembre 2021

UN VERRE POUR SE DEPOUILLER

 

Jeter le manche après la cognée

De tous, des siens, te sentir comme dépossédé

Alors vers qui tendre la main quand tu en aurais besoin

Quand tu préfères t’isoler et ruminer seul dans ton coin

 

Habillé de tes vêtements qui te portent depuis tant d’années

Tu fais pâle figure dans ce monde à top-modèles et défilés

Sous tes haillons, tu pourrais quémander de ta main quelques sous

Mais tu vivrais cela comme un affront, un dégout

 

Tu ne demandais pourtant pas grand-chose dans cette vie

Mais d’elle tu n’en connais qu’une pâle copie

Et dans les bas-fonds du soir tu la revisites au whisky

Pour repousser au loin tes ruminations et tes ennuis

 

Tu n’es qu’un pauvre mec ruiné, vêtu de sa tristesse

Qui n’a pas vu passer les années dans la joie et les folie de jeunesse

Tu t’es juste pris dans la gueule les pièges, bourbiers et duperies

D’un drôle de karma qui se joue de toi, alors tu erres dans la nuit

 

Histoire d’une vie sans garantie de sécurité et de stabilité

Tu finis seul sans éprouver la moindre émotion, comme vidé

Il te reste la tendresse de l’alcool comme reflet de ce monde puant

Qui délaisse ses frères, alors on noie dans un verre ses affres et tourments




samedi 26 juin 2021

ALCOOL DE NUIT


Je suis parti avec ce double qui me colle dans les bois

La boutanche bien calée contre moi

Je marchai dans la nuit noire sous cette froide pluie

Et là j’ai trouvé ce site ténébreux et m’y suis assis

Je me suis posé sur ce vieux tronc couché

L’œil hagard, perdu, la pensée déséquilibrée, égarée

Santé ! Je bois à ma repentance

C’est ma triste pénitence

Le clapotis de la pluie produit son rythme

Toc toc toc sur mon crane et influence mon biorythme

En dedans les pensées s’ébattent et s’abattent

Comme la pluie drue en vraie garce scélérate

Et si j’utilisai ce couteau pour torturer mon âme

Et en finir avec ce stupide psychodrame

Plonger la lame au fond de mes entrailles, mon être détrempé

Tel le samouraï, sortir mes tripes alcoolisées

Qu’il serait judicieux de boire et de vomir

Afin de pouvoir sortir tout ce qui pourrait nous anéantir

Dégobiller ses répulsions, gerber sa rancœur

Dégorger ses peines, ces vrais crève-cœurs

Que le sang se libère de cette vie de galère

La laideur envahit trop ce monde pour un solitaire

Reste à partir goutte après goutte

Et ne pas laisser de place au doute

Puis cesser de respirer

Pour ne plus penser




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier