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samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




samedi 7 février 2026

SOURIRE ET PUIS ?

 

Se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.

Et contenir cette folle envie de crier,

Cette rage étouffée qui ne voudrait qu’exploser.

Force secrètement enfouie au fond des entrailles,

Douleur qui se dissimule dans les viscères en ordre de bataille.

Tout faire pour refouler ces cris,

Et même au milieu de la nuit les étrangler sans bruit.

On ne hurle pas au monde sa peine ni sa détresse,

On gère tous sa propre part de tristesse.

Tu peux donc laisser au lit cette pauvre bête endolorie,

Ou l’abandonner au fin fond d’une vallée endormie.

Il n’y aura donc plus le brahme du cerf,

Juste quelques verres dans un café-concert.

Qu’importe tout cela, puisque le corps s’épuise,

C’est la part de vie qui s’amenuise.

Qui te fait attendre avec impatience ces nuits,

Qui une à une dévore cette triste vie.

C’est le bonheur fugace qui passe,

Le cœur de pierre qui se casse.

Alors se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.




dimanche 13 mars 2022

JOKER

C’est la même ambiguïté le même registre qu’on trouve dans orange mécanique.

Mais voilà, je suis le bâtard, le psychopathe au rire cynique !

Contemplez ces rues autour de vous, observez-les,

Et demandez-vous quand est-ce qu’elles vont s’embraser, s’enflammer ?

Vous ne voyez en moi que du ridicule, de la colère,

Vous ne voyez qu’un clown, qu’un pauvre fou qui incite à la violence.

Méfiez-vous ! Ne me regardez-pas avec votre vile outrecuidance

Vilain, je libère mon venin, mais je suis lanceur d’alerte à ma manière !

« Je me fais des idées ou c’est de plus en plus la folie ? »

Dès le début de nos rdvs, n’est-ce pas ce que je vous ai dit ?

Je survie de petits boulots, je joue au clown, me fait humilier,

Mais agressé, une fois de trop, tout va basculer.

Les coups bas, les injustices maintes fois répétées

Vont nourrir ma folie meurtrière issue de notre belle société

Casse morale

Casse sociale

Je suis devenu le Joker,

Et je fixe de nouveaux repères.

Je suis le fêlé de ces puissants, n’est-ce pas Mr Wayne, je suis le taré !

Mais je suis aussi l’idole, le symbole des perdants, des méprisés.

Je vais redistribuer les cartes,

J’en prend le droit, je suis psychopathe.

Mes blessures, ma bile noire longtemps ruminée

Je libère le monstre qui a été trop contrarié.

Réveille-toi avec moi cité Gotham

Je viens sauver vos pauvres âmes !

Je plonge dans la folie, je suis là,

Mais vous ne m’écoutez pas !





FAIRE L'AMOUR ...

  Faire l’amour comme on plonge en soi Pour reboucher ce vide qu’il y a entre toi et moi Pour contenter notre envie pressante Qui échauffe n...

Ceux que vous semblez le plus apprécier