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samedi 2 mai 2026

LE CORBEAU

 

Je ne sais pas si tu es celui qui est toujours auprès d’Odin,

Maître du destin des mortels, dieu souverain.

Hugin la mémoire ou Munin la pensée ?

Qui dès l’aube volez partout dans le monde entier,

Pour revenir percher sur ses épaules pour le déjeuner.

Ainsi, Odin est au courant de tout ce qui se passe, de tous les événements.

Mais, corbeau noir, tu es là près de moi sur cette branche, perché.

Alors que dois-je comprendre à travers tes croassements ?

« Croa croa »

Crois, croïs ?

Au son, on pourrait l’écrire comme on veut,

Mais ces verbes croire et croître forment à eux deux, un beau jeu.

Alors, faut-il croire en ses rêves ?

Croa, croa, croîs et crois en toi, ne t’accorde pas de trêve,

Ne confond pas cependant rêve et illusion.

Fais bien attention !


Il est temps de fusionner la réalité de tes rêves avec l’illusion de la réalité.


Alors croire ou plutôt croître quand on est dans un carcan social plutôt confortable ?

Beaucoup pensent qu’il n’est plus besoin de croire,

Et que dans ce monde moderne, il suffit de voir.

Mais la vérité entre nous, qu’elle vienne d’un Dieu, des cieux, de la science,

Tout cela n’a en fin de compte point d’importance.

Et pourtant je me questionne moi-même sur différents sujets, un vrai mystère !

Comme si je voguais entre 2 mondes, d’un baptistère au magistère.

Le temps n’est plus régulier, il est par ici, il est par là-bas,

Entre un maintenant et le si loin là-bas.

Mais je ne peux pas expliquer l’inexplicable,

Et l’expliquer ne serait-ce pas aussi raisonnable ?

Ma raison est et devient quoi ? Une chimère du futur ou une trame du passé ?

Cette faculté de connaître, de discerner le bien du mal, le vrai du faux, de juger.

Je crois, que j’ai fini par lâcher prise. Conscience libre d’un paumé libéré,

J’avance sur une réalité tailladée par l’accoutumance d’une douce ébriété !


Allez je m’envole … Croa, croa …




samedi 25 avril 2026

LAISSE-MOI


Laisse-toi polissonner

Au gré de mes rêves "philosophés"

Laisse-moi te découvrir et te trouver

Et toi, simplement te recouvrer


Laisse mes mains risquer se lancer

Sur tes zones sensibles qu’il me faut décrypter

Laisse ma respiration progressivement s’accentuer

Et la tienne si subtilement s’y harmoniser


Laisse ma bouche t’embrasser

Et ma langue venir te visiter

Laisse mes yeux t’observer

Et ton regard s’illuminer


Laisse-moi te contempler

Laisse-moi te faire voyager

Laisse-moi le passage pour te pénétrer

Afin que nous soyons tous deux comblées


Laisse-moi rêver …




mercredi 25 février 2026

L U N E - Accrostiche

 

L umière dans cette nuit noire qui chante

U bi bene, ibi patria

N eil a pu y fouler ses pas, alors

E clipse surtout pas mes rêves !



PS: Ubi bene, ibi patria (qui pourrait se traduite par "là où je suis bien, là est ma patrie" Aristophane, Ploutos vers 1151)



samedi 14 février 2026

PLAISIRS LUBRIQUES

 

J’ voudrais revoir cette jolie fille

Qui a un putain de regard qui brille

J’rêve de la voir qui devant moi s’déshabille

Et rien que d’y penser mon cœur vacille

J’aurais surement du lui dire adieu

Et surtout ne pas en tomber amoureux

Mais voilà, suis comme ça, je joue francs jeux

Y’a des personnes avec qui on aimerait toujours conjuguer le verbe aimer

Alors tous les soirs, je rêve d’elle, et j’peux t’dire, je m’y vois

Elle est plantée là, avec son p'tit sourire narquois

Et moi, je suis vautré dans le canapé à me régaler

C’est parti, elle va s’mettre à poil, là, devant moi

Elle s’exhibe, commence par ôter le haut, me montre ses seins et finit par enlever le bas

C’est à ce moment-là, quand elle est nue, corps de rêve offert, que je la tire à moi

Soumise par jeux, allongée avec son ventre sur mes genoux

Ces fesses sont prêtes à recevoir de ma main quelques coups

Elle sait qu’elle a déconnée et qu’elle mérite une bonne fessée

Son cul réchauffé sera joliment et tendrement marqué

Et pourtant, dans son plaisir, elle n’aura pas crié ni sursauté

Je sais même qu’elle a aimé, ma chère Dulcinée

Car les 2 doigts que je lui ai glissés, sont bien mouillés

Dieu sait que j’aime sa chatte si accueillante

Je te retrouve, jeune femme sémillante

Ohhh mais ce n’est pas qu’un jeu phallocentrique

Ce sont d’appétissants plaisirs lubriques

Présents dans mon monde de la trique

Bienvenue dans mon jardin onirique !




samedi 15 novembre 2025

SONGERIE ÉROTIQUE


Puisque cette douce réalité m’est encore interdite,

Je flâne et m’attarde dans mes rêves érotiques.

Alors, j’aligne doucement un à un tous ces mots,

Comme je pourrais glisser mes mains sur ton dos.

Me laissant guider par le sens tactile de mes doigts,

Je commence lentement une première esquisse,

Mon stylo couche sur le papier nos doux ébats,

Afin que nos sens, gentiment, se libèrent de nos caprices,

Alors que notre désir se fait de plus en plus pressant.

Que j’aimerai tant ressentir vraiment ton cœur et ton corps bouillonnant,

Te sentir t’abandonner dans l’ivresse de mes caresses et de mes baisers,

Te voir succomber au plaisir, au désir et à la sensualité.

Je poursuis mon billet doux en t’imaginant nue, allongée et offerte.

Te voilà prête, ouverte et comme je te l’ai dit, tu es une sacrée découverte.

C’est une passion effrénée qui nous unit,

La joie simple du plaisir qui devient une vraie frénésie.

Le jeu de la démesure s’emballe toute la nuit.

Nous sommes deux êtres ayant le même appétit.

Nous ne savons plus ce qu’est le temps,

Nous formons un dans cet instant.

Le rêve, la réalité, l’écrit, tout se rejoint, s’unit,

Le fantasme est certitude et a dégagé nos plus intimes envies,

La louve libérée devient même une diablesse provocante pleine d’impétuosité.

Et quand la furie de la passion orgasmique s’estompera,

Tu te blottiras tout contre moi dans le creux de mes bras.

Et le sommeil va progressivement nous emmener,

Et je me réveillerai sans savoir si ce que j’ai rêvé je l’ai réellement vécu à tes côtés,

Même si j’ai encore le sentiment à mon réveil,

De sentir ton odeur et ton baiser sur ma joue qui remet mes sens en éveil.

De cette folle nuit, la page se sera bien noircit du bonheur passé à tes côtés.

L’empreinte de cette histoire sur nos corps et nos âmes restera-t-elle à jamais gravée ?

Ou ce sera une mémoire qui comme ces éphémères moments va malgré toi se décolorer ?

Assez ! Réveille-toi pauv’ mec, t’as encore bien rêvé !




dimanche 12 mars 2023

SONGERIE SPECULATIVE


Il y eu un virus, puis une pandémie et les personnes se trouvèrent chez eux confinées

Au début ils furent pris au dépourvus mais apprirent par l’ampleur des événements à écouter

Beaucoup pensèrent que ce serait l’histoire d’une petite "grippette" de passage, anodine

Mais il fallut se rendre à l’évidence, toute l’activité économique allait se mettre en sourdine

Certains se reposèrent, d’autres préférèrent s’abrutir devant leur télé ou jouèrent sur leur console

D’autres décidèrent de se mettre au sport afin de se donner l’illusion de sortir de leur camisole

Du temps à égrener, ils en eurent tant qu’ils l’utilisèrent pour leur développement personnel

Beaucoup se mirent à ressortir leurs livres, La Peste de Camus , mais aussi Spinoza ou Nietzsche pour les plus intellectuels

Quelques-uns se lancèrent dans la méditation alors que les plus fervents prièrent

D’autres préférèrent se tourner dans les arts, ressortirent pinceaux et stylos et dessinèrent ou peignèrent

Ce fut une période pas toujours facile car dans l’isolement on retrouvait son ombre qu’on ne voyait pas

Et il y eut un moment d’introspection, de profonde réflexion, un vrai retour sur soi

Ces recueillements firent que les gens pensèrent différemment

La guérison s’amorçait et donnait une bonne voie au relèvement

L’homme apprit dans sa solitude que l’enfer ce n’est pas les autres mais son moi pris dans son orgueil et son ressentiment

Il eut juste fallu ôter du pouvoir les mauvais pensants, les spéculateurs

Tous ceux qui avaient perdu avec leur âme, leur raison et leur cœur

La Terre se mit à se guérir en l’absence des activités humaines

La pollution de l’air, des sols ou de l’eau ne fut plus qu’un épiphénomène

La nature reprit ses droits alors que les hommes commencèrent à se retrouver

Non pas pour faire la fête malheureusement mais pour pleurer leurs morts et prier

Ces événements dramatiques impliquèrent une nouvelle orientation,

Des projets en adéquation avec la communauté conduite par la raison

La vie n’était plus dictée par des indices ni par la surconsommation

Il y eu une nouvelle façon de vivre ensemble avec de sages résolutions

La terre fut guérie de ces vices et de ces virus, de cette société mondaine

La Terre a retrouvé sa nature d’Eden




dimanche 26 février 2023

TORRIDE ENVIE

Il a bien fait chaud aujourd’hui

Une touffeur qui transporte mes délires, mes envies

Quelle ironie ! Je nous vois sur une belle plage de sable fin

A t’enlacer, t’embrasser et te faire l’amour avec entrain

Sous les rayons de ce cuisant soleil qui nous brûle tant

Ou est-ce tout bonnement par le jeu de nos corps bouillonnants ?

Ahhhhh, quel charmant spectacle que de voir une femme nue

Parée de la plus simple et plus voluptueuse des tenues

Comment avec ces lignes érotiques ne pas avoir envie ?

De ces seins appétissants, de ces hanches et de ces fesses rebondies

Hummm, tu me fais bander par tes poses impudiques

Qui libèrent le volcan des rappels de mes passions oniriques

La chaleur est enivrante et empoigne nos chairs

Nos peaux humides se font plus réceptives aux caresses dans cette ardente atmosphère

Sous mes mains ton corps divin se fait encore plus incandescent

Et mon envie devient emballement lorsque j’entends tes merveilleux gémissements

Et pourtant tu n’es pas là. Tout cela n’est qu’un prosaïque écrit concupiscent

J’écris ces lignes comme je caresse ton corps pour me souvenir et le revivre encore maintenant




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier