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jeudi 30 décembre 2021

SOLITUDE


A chaque nouveau jour recommence ce monotone train-train

Dans le matin obscur, encore mi-embrumé, où le silence te tient

Dérangé par le premier bruit de la cafetière qui te sort ton précieux café noir

Celui que tu aimes boires et qui te donne tous ces faux espoirs

Tu te poses devant la fenêtre à regarder ce lourd brouillard qui masque ce lac gris-blanc

Il dissimule tout, pose son voile de jais sur le ciel bleu et le soleil scintillant

Et lorsque tu sors tout paraît incolore, comme un beau monochrome noircit

Comme le verrait un passager de la nuit, tout y est obscurci

Dans ce monde fantasmagorique, je suis seul et j’erre

J’erre dans les ténèbres de ce monde imaginaire

Tu as beau crier qui est là ? Est-ce qu’il y a quelqu’un ?

Personne ! Personne ne vient et tu marches las comme un clandestin

Tu as beau crier dès ta naissance mais tu vieilliras seul, âme moribonde

La solitude augmente pour nous détacher de la masse et retrouver notre essence profonde

Qu’importe d’être dans cette vie mortelle, une conscience solitaire, isolée

Parmi ces innombrables consciences accouchées

Reconquérir son moi le plus intime, réaffirmer à soi que je suis

La solitude devient une plénitude, une confusion de soi-même avec l’infini






samedi 22 mai 2021

GRISAILLE A L’ÂME

C’est le genre de virée nocturne fatale

Quand le sentiment d’abandon et de douleur serre ton cœur

Et que ton pauvre cerveau se colore de noirceur

Te revoilà dans les hauts et les bas d’une vie qui fait mal

 

Solitaire dans la solitude du noir de la nuit

Sans bruit je hurle mon affliction étouffée

Bravant cet invisible ennemi qui marche à pas feutrés

Pour sortir fier de cette affaire sans avoir fui

 

Et puis survient encore la survivance de nos corps enlacés

Allongés entre instants de somnolence et de succulence

Mélange de frénésie et de chaleureuse présence

Où l’union des sens efface la dualité d’une réalité

 

Mais dans le soir sans lune, tu restes seul

Même la pluie ne peut effacer ce passé

Qui tambourine et que t’essaies de cacher

En couchant ces mots sur papier en guise de linceul





J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier