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mercredi 29 avril 2026

GENTILLEMENT DÉPOSÉ

 

Voilà ! Tu m’as déposé

Mon pauvre être et mon chagrin sont à terre

Juste un mot que je ne comprends pas, un mot au goût amer

Et tu te retrouves désemparé


Tu m’as lâché

Comme ça, sans nouvelles

Sans explications qui te décervellent

Qui t’amènent à t’interroger


Tu m’as planté

Sans questions

Sans pourquoi ni sans interrogations

Juste lentement, furtivement mis sur le bas-côté


Tu m’as laissé

A t’attendre chaque jour davantage

Mais je suis resté seul dans mon coin bien sage

Coupable de vouloir trop t’aimer


Tu m’as oublié

Etais-je donc un si lourd fardeau ?

Etais-je de trop dans ce renouveau ?

Je me sens incompris, rejeté


Tu m’as abandonné

Toi qui au premier regard j’ai aimé

Peut-être aurais-je dû plus te le crier

Mais tu t’en es allée …




samedi 7 février 2026

SOURIRE ET PUIS ?

 

Se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.

Et contenir cette folle envie de crier,

Cette rage étouffée qui ne voudrait qu’exploser.

Force secrètement enfouie au fond des entrailles,

Douleur qui se dissimule dans les viscères en ordre de bataille.

Tout faire pour refouler ces cris,

Et même au milieu de la nuit les étrangler sans bruit.

On ne hurle pas au monde sa peine ni sa détresse,

On gère tous sa propre part de tristesse.

Tu peux donc laisser au lit cette pauvre bête endolorie,

Ou l’abandonner au fin fond d’une vallée endormie.

Il n’y aura donc plus le brahme du cerf,

Juste quelques verres dans un café-concert.

Qu’importe tout cela, puisque le corps s’épuise,

C’est la part de vie qui s’amenuise.

Qui te fait attendre avec impatience ces nuits,

Qui une à une dévore cette triste vie.

C’est le bonheur fugace qui passe,

Le cœur de pierre qui se casse.

Alors se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.




samedi 17 janvier 2026

ANGOISSE


Dans mes entrailles se logent des douleurs qui s’accroissent

Comme des êtres à parts qui vivraient à leur aise

Qui me donnent une sensation de malaise.

Dans mes tripes se tapie une impétueuse angoisse


Elle m’enserre de l’intérieur, me crispe de douleur

Au point de rupture, vais-je m’en fracturer les os ?

Mon esprit est en pleine confusion, c’est le chaos

Mon être n’est plus que le souffre-douleur


Ma pensée se déconstruit, se démolit

Mon corps se spasme et lentement s’affaiblit

Mon regard embrumé petit à petit s’obscurcit

Tous mes sens sont entrés dans le conflit


J’aimerai tant que tous ces stigmates décroissent

Que le bien-être, la joie de vivre s’accroissent

Mais j’ai été uni avec cette guigne, cette poisse

J’ai au fond de moi ce mal qu’on nomme angoisse





mardi 23 décembre 2025

MOROSITE DU SOIR

 

Cœur aussi lourd qu’un granit de pierre tombale 

Esprit à la dérive, âme en peine comme c’est d’un banal …

Et pourtant, parfois on éprouve en soi l’idée d’une échappatoire,

Afin d’épurer et nettoyer cette affection via un modeste déversoir.

Comprendre ce corps perclus de douleurs,

Et ce cerveau baigné dans sa douce langueur.

Accablé par cette triste solitude,

Qui telle une drogue est pure assuétude.

Que voilà une bien triste confession,

De cet esprit embué par tant de cruelles questions.

Dans cette incapacité oppressante,

Piégée au fin fond de ces entrailles saignantes.

Serais-je donc tourmenté ? Tracassé ?

Affligé ? Voir quelque peu chagriné ?

L’angoisse se propage lentement,

Et s’insinue partout très clairement.

Restant aveugle même devant une main tendue,

Car le regard est toujours tourné vers ce passé maintenu.

Il se ressasse, il se cogite, il est toujours bien présent.

Alors ce soir, c’est un soir de sombre abattement.

Doublé par l’effet du solstice d’hiver,

Ca fera bien un pathétique classique fait divers.

Dissimuler son cœur, son mal être et cacher sa tête,

Devant la face du monde qui se prépare à la fête.

Sors un verre et bois ta golée, voilà un acte plutôt positif,

L’écriture a la vertu d’un vaccin dérivatif.

Il me faut bien le confesser,

Et continuer à écluser, alors santé !




samedi 22 novembre 2025

MAL DE PIERRE !

 

Un soir comme un autre, le repas et la vaisselle sont terminés,

Les enfants vont bientôt aller se coucher,

Et là, sans voir venir, c’est le coup de poignard dans le dos,

Ce point violent qui te prend tout de go,

Ce déchirement qui contre ta volonté,

Te fais te plier en deux sans pouvoir y résister.


Tu comprends tout de suite ce qu’il t’arrive,

C’est encore une crise de colique néphrétique qui se fait vive,

En médecine chinoise, on dit qu’elle est liée à la peur …

Laquelle ? Ce qui est sûr c’est la présence de cette atroce douleur.

Et là tu connais bien la sentence,

Va falloir aller vite aux urgences.


Mais impossible de conduite dans cet état

Oser déranger et appeler un, ou une amie pour t’amener même à cette heure-là ?

Laissons tomber …

Appelons les pompiers !

Téléphone … Redirection un médecin du SAMU, allo …

On te dit de vite aller à la maison médicale qui ferme dans 20 minutes à 22H… presto !


Alors cahin-caha tu t’habilles et puis t’as pas le choix, tu y vas.

Soulagement tu y es parvenu, tu es là !

Direction les urgences et prise en charge immédiate.

Fabuleuse infirmière qui sait ce que c’est que d’avoir un calcul d’oxalate.

On te pose immédiatement ta perf, enfin ta drogue salvatrice va se glisser en toi.

Ohhhh morphine, je t’accueille avec joie dans mon bras.


La douleur s’atténue lentement, reste à prendre son mal en patience,

Et gérer médicalement cette souffrance.

3h du mat, ça fait 6 heures déjà à attendre dans le couloir ta prise en charge

Et enfin un brancardier t’emmène dans le monte-charge

Direction le scanner pour identifier enfin ce mal

Résultat un beau caillou de 8-10 mm, joli petit cristal !




mercredi 29 octobre 2025

INFIRMIÈRE


Comme chaque matin, tu as mis ta blouse blanche

Je ne connais pas forcement ton nom, mais je suis sous ton charme

Eh oui ! Le malade est homme qui fantasme sur tes hanches !

Alité, il ne lui reste que son imagination immorale comme seule arme.


Etablissement de soins baigné de gémissements, de larmes et de pleurs

Tu es là, patiente à apporter ton écoute et gestes thérapeutiques pour ôter notre douleur

Malades ou victimes, même combat, c’est même ton sacerdoce

C’est la prise en charge globale du patient et pas question de faire du négoce


Tu procures tes soins entre protocole et urgence vitale

Et oui, c’est ça, il faut toujours jongler à l‘hôpital !

Pose de perfusions ou de pansements, une fois posé le diagnostic qui éradique le drame

Tu panses les plaies physiques mais aussi on l’oublie, par ta seule présence celle de l’âme


Tu as toujours l’attention juste d’un mot pour apaiser

Le geste sûr de réconfort qui est là pour te ramener à la vie et te tranquilliser

Infirmière, tu as un sacré métier dont tu peux être fière

Peut-être que ces quelques mots te mettront un moment en lumière ?







mercredi 22 octobre 2025

DOUCEMENT DÉPOSÉ


Arrive ces mots fatidiques et douloureux qu’on ne souhaitait pas entendre

Ces mots que tu croyais jeter au loin et qui sont là et viennent te surprendre

Tu viens de me laisser seul avec ma peine

Et ce sont de nouveau ces cruelles émotions qui se déchaînent


Plus de tes mots doux, plus de ta gentillesse, plus ce si doux regard à regarder

Me voilà comme posé à quai sans bagages, isolé, abandonné

Un peu comme le triste remake d’un passé pas si passé

Où tu plonges dans les remords, la culpabilité


Ai-je une prédisposition à me faire plaquer ?

Peu importe ! Il n’y a pas de réponses à ces questions

Et même pas la peine de se lancer dans ces argumentations

Même si mon cerveau se joue de moi avec des propositions toutes alambiquées


Alors que me reste-t-il à part abdiquer ?

Et dans le silence et l’introspection se replonger

Je vais retourner m’isoler seul dans les bois, c’est mon coin

Et affronter de nouveau ce fameux destin !


Tu m’as délaissé, tu m’as plaqué

Et peut-être as-tu bien fait car je commençais à trop t’aimer

Et crois-moi, je t’aurais couvé, je t’aurais chéri, je t’aurais savouré

Je t’aurais écouté et je t’aurais couvert de caresses et de baisers


En fait, tout ça, c’est la simple histoire d’un pauvre mec

Qui a pu se réjouir de te connaitre même si la fin est un échec

Tu m’as laissé

Je t’ai aimé





samedi 20 septembre 2025

UN MANQUE

 

La journée s’achève, les collègues rentrent chez eux puis vient le soir

Comme quand tu éteins la télé, c’est l’écran noir

Et recommence alors les gémissements d’un orphelin

Qui ne te lâchent plus jusqu’au petit matin

Comment pouvoir écrire une suite

Alors que ton image jamais ne me quitte ?


Quand toutes ces turpitudes

Remplissent mon cœur d’incertitude

Je ne sais où tremper ma plume

Dans le poids de ces maux tel une enclume

Ahhh s’il me restait l’encre lourde de mes pleurs

Afin de scribouiller au hasard d’insondables douleurs


A voir ces gens rires et aux yeux hagards

Pas un cependant n’aura d’égard

A ma pauvre âme meurtrie

Ou à mon cœur qui succombe et qui gémit

Pour finir par se noyer dans le profond silence

De ta triste et bien réelle absence


Irréelle et aliénée devient ce qui reste de ma vie

Faite d’impostures, trompe l’œil même dans mes rêveries

Je recherche des souvenirs d’avant, des souvenirs d’antan 

Pour me remémorer le bon temps

J’imagine l’espace qui m’étreint rempli de tes rires et sourires

Par peur en ton absence de … mourir


Ce ne sont pas là les caprices d’un amant

Tu me manques tout simplement




mercredi 1 janvier 2025

L'ABSENCE


Que reste-t-il d’un cœur qui a pris ses quartiers d’hiver ?

Où l’absence de l’être aimé est tellement sévère

Que chaque jour passé je rêve de ta présence

Alors que cette cruelle réalité me montre ton absence


Le désenchantement s’infiltre peu à peu en moi

Et me plonge dans un grand désarroi

Depuis que tu as laissé en partant la place au vide

Il me reste un manque, une blessure béante et fétide


J’erre dans la tourmente du couchant de la nuit noire

Dans l’illusion de ta présence qui se présente à moi chaque soir

Mes rêveries se perdent alors dans les méandres d’un passé

Pour trouver ce que j’ai gâcher et si je peux l’effacer


Je perçois encore ton doux accent à prononcer mon nom

Ton souvenir m’accompagne tel un écho à l’agonie inachevée

Alors que t’es partie sans un aurevoir ou un juron

Reste mon cœur vidé, asséché 


Que l’amour peut être parfois douloureux à prendre certains détours

Quand il fait souffrir l’âme d’un admirateur langoureux

Peut-être nous recroiserons nous un autre jour ?

Qui peut savoir ce qu’il peut subvenir d’un cri silencieux ?




lundi 26 juillet 2021

VIOLENCE CONJUGALE


Tu lui as offert ton corps et par amour tu pensais que presque tout était permis

Et pourtant avec ces années passées tu n’as récolté que douleur, mensonges et ennuis

Tu lui as confié tous tes secrets, tu lui as ouvert en grand ton cœur

Et tu n’as écopé que d’une insidieuse peur pleine de rancœur

Tu pensais tourner la page, construire une belle et vraie histoire

Et tu as hérité ces sentiments de honte, d’abandon et de désespoir

Tu pensais pouvoir t’amuser, vivre, avoir trouvé la belle vie

Et maintenant tu glanes les réponses à la question qui je suis

Tu croyais monter au 7eme ciel, toucher les étoiles et même krypton

Et tu recueilles le poids de ses mensonges qui te font accoster le bas fond

Tu ne sais plus s’il faut encore aimer et oser pardonner

Et tu écopes d’un mal sournois qui te broie à force de l’avoir idolâtrer

Tu aimerais effacer ces traces physiques et psychologiques bien ancrées

Et tu recueilles encore sous des cris sourds des yeux rougis et mouillés

Tu sais qu’il te faut partir et pour cela couper ce lien

Et tu glanes ces consternantes requêtes et son répugnant chagrin

Tu te remémores le jeu de ses caresses, de sa première tendresse

Et tu rabiotes sous les coups reçus ces stupides souvenirs de fausse délicatesse

Tu te souviens bien plus à présent des silences, des souffrances dans le fond de ta cruelle obscurité

Et tu ramasses le ticket de ta peine endurer. Pauv’ mec déchu, l’as-tu vraiment aimée ?





J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier