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vendredi 8 avril 2022

LE CONNARD


Le connard peut se représenter sous différentes formes comme le gentil benêt,

L’abruti, le con, l’enculé ou enc pour la bienséance, le trou du cul ou le niais

Le terme employé dépend du déploiement de ses vices, de ses grossièretés

De sa manière d’humilier ou de son sentiment de supériorité qui est à gerber

Connard c’est l’insulte qu’on lance à une personne dont le comportement est malsain,

Inadéquat, déplacé, irrévérencieux ou inopportun

Un connard, c’est un mec qui passe devant la foule sans se retourner

Qui te coupe la parole ou celui en voiture qui te grille la priorité

Le connard s’estime être dans son bon droit

Pour lui, tout lui est dû c’est le nouveau roi

Mais le connard se fout royalement de toi

Il a ses avantages, parfois spéciaux, il se les octroie

L’attitude du connard défie toutes considérations morales

Son sentiment d’être spécial contredit ce besoin fondamental d’être égal

Pas étonnant que le connard suscite des réactions épidermiques

D'autant plus qu’il se donne en spectacle devant son public

Mais est-on un connard par nature ?

Ou est-ce qu’on devient un connard par la culture ?

La période actuelle semble délétère à la multiplication du connard

Nos institutions et notre société ne nous laissent que peu d’espoir

Nous ne parviendrons pas à éviter le connard, c’est même perdu d’avance

Il nous faut tolérer sa présence et ne pas lui montrer tant son importance

Lui faire perdre sa reconnaissance, ne pas hésiter ni céder

Mais au contraire faire face à ce connard, oser s’affirmer

S’affirmer pour soi, se reconnaitre en tant que personne moral

De toute façon, ce connard roulant à toute allure dans sa bagnole n’entendra même pas ton « connaaaaaard » si magistral



Alors qu’importe de penser blesser un connard toi qui est si sage gentil humain

Cependant n’oublie pas que toi aussi tu peux être le con de quelqu’un !





dimanche 4 juillet 2021

MONDE POURRI


"Homo homini lupus est", l’homme est un loup pour l’homme


Locution latine à vision plutôt pessimiste de la nature humaine

L’éducation de ces bons sauvages semble avoir été vaine

Tant reste encore en ces temps ce triste syndrome

Honte à nous pour ses pauvres loups, qui au moins ne se bouffent pas entre eux

Pauvre canidé humanoïde devenu fou en ayant perdu ces crocs et son franc-jeu


L’homme-loup est devenu bien inoffensif à présent

Il n’a plus son mordant d’antan

Il gueule bien de temps en temps

Mais ça reste dans le vent

Juste parfois pour revendiquer quelques droits

Quand au fond de lui il retrouve encore la foi


Ou est-ce les réminiscences d’un passé de survie

Un souvenir imprécis d’un rappel à la vie

Pour ressentir les battements de son cœur

Dans un monde qui se gargarise de ses peurs

Tout en se laissant berner par tous ces leurres

Quand tu crois que ces gens sont bons et que tu es des leurs


Mais tu sais qu’ils ne sont pas bons, ni gentils

Qu’ils sont gorgés de désirs, d’envies

Ces bêtes frustrées, bridées, administrées, domptées

Et pour mieux contrôler la meute qu’est-ce qu’on leur a donné ?

La télé et sa téléréalité, internet et ses influenceurs à succès

Plus besoin de saines lecture, au loin nos rêves désuets


Maintenant tout ce qui n’est pas à portée d’un clic

Dévient vite périmé, suranné, archaïque

Tout doit aller très vite. C’est le temps du boulot-télé-dodo

Gérer sa carrière en espérant des hauts

Mais tu en tombes souvent bien bas

Ce sont les ressources humaines qui la gèrent au rabais pour toi


Tu cherchais une vie saine, dans un corps sain

Une vie sociale avec la sincérité de bonnes relations entre voisins

Tu croyais au régime bio, aux produits diététiques

On t’apporte une malbouffe, une restauration rapide c’est moins éthique !

On t’a apporté la fête, les rassemblements publiques festifs

Pour stimuler ta consommation sur le territoire sous l’égide du collectif


Tu cherchais l’amour passion

On t’a apporté la déception et la trahison

Tu voulais cette rencontre durable, saine et sincère

Tu as le coup d’un soir, la rencontre éphémère

Tu rêvais d’une famille forte, heureuse et unie

Tu as gagné le divorce, la garde partagée, la famille désunie


On t’a vanté les valeurs de l’éducation nationale

La réussite pour tous quelle que soit ton milieu social

Tu avais soif d’apprendre sur tout et n’importe quoi

Et tu as plutôt eu sur rien, ce n’était pas pour toi

On ne t’a pas fait aimer l’histoire ni la littérature

Qui pourtant expliquent toutes ces forfaitures


Adieu le gout de l’effort

On ne le retrouve même plus dans le sport

Tout part à la dérive, à vau l’eau

L’homme est devenu un beau salaud

Avec un sens aigu de l’oubli

Il ne pense plus, il n’aime plus c’est fini


Ils se bouffent juste entre eux, ces gens en fiers vaniteux

Deviennent égoïstes dans leur propre milieu

Plus personne ne s’aide, s’entraide

Même simplement se sourit … pauvres bipèdes

La méfiance envers l’autre

Résulte de la peur d’eux-mêmes vu dans cet autre


Même toutes ces religions qui prônent l’amour comme refouloir

Se noient dans leurs guerres et le sang versé au pied de leur tour d’ivoire

Liberté j’écrirai ton nom sur les sentiers éveillés

Tu parles ! On s’est bien fait berner, voir même niquer !

Concept qui après avoir été épuisé

S’est bien fait délaver, dépecer, tuer


Dégouté de cette époque où tu n’es plus libre de t’exprimer

Avant d’avoir écrit un mot ou parlé, tu es déjà catalogué, condamné

Je ne fais plus que grogner et hurler les jours de pleine lune

A remâcher, ressasser dans mon esprit mes rêves de fortune

A trop ouvrir les yeux, mon cœur s’est trop blessé

Dans ce monde pourri à quoi bon exister ?




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier