Un poème, des mots pour un moment, une émotion, une réflexion philosophique ou pas d'ailleurs, un instant selon l'actualité , une musique ou l'humeur du jour ...
vendredi 6 juin 2025
ORAGE
dimanche 13 avril 2025
L'HOMME AU REGARD NOIR
Dans le silence de cette nuit noire
Le pauvre type errant finit par s’asseoir
Devant cet étang lisse à la face de miroir
Il se remémora des rêves qu’il pensait pouvoir
Encore, un jour, peut-être, revoir
Son cœur resta lourd comme un pressoir
Ecrasant son espoir sans le surseoir
Il pleura sans larmes salvatrices, en secret, sans s’émouvoir
Un monde trop calculatoire devenu juste une cité dortoir
Avant l’ultime étape de l’abattoir ou du purgatoire
Les jours disparaissent sans laisser d’au revoir
Alors que le froid s’installe et qu’il se met à pleuvoir
Et lui marche seul d’un pas oscillant entre espoir et désespoir
Ruminant ce qu’il lui reste de vie entre boire et déboire
Il erre lentement, l’âme vide, sans vouloir
Du haut de son observatoire il en a fini avec ses doux rêves illusoires
Il voit bien qu’il n’y a plus aucune échappatoire
A quoi bon chercher une force expiatoire
A force de trop voir, on finit par ne plus croire
Et ne reste alors que de drôles histoires à l’humour noir
jeudi 30 décembre 2021
SOLITUDE
A chaque nouveau jour recommence ce monotone train-train
Dans le matin obscur, encore mi-embrumé, où le silence te
tient
Dérangé par le premier bruit de la cafetière qui te sort ton
précieux café noir
Celui que tu aimes boires et qui te donne tous ces faux
espoirs
Tu te poses devant la fenêtre à regarder ce lourd brouillard
qui masque ce lac gris-blanc
Il dissimule tout, pose son voile de jais sur le ciel bleu
et le soleil scintillant
Et lorsque tu sors tout paraît incolore, comme un beau
monochrome noircit
Comme le verrait un passager de la nuit, tout y est obscurci
Dans ce monde fantasmagorique, je suis seul et j’erre
J’erre dans les ténèbres de ce monde imaginaire
Tu as beau crier qui est là ? Est-ce qu’il y a
quelqu’un ?
Personne ! Personne ne vient et tu marches las comme un
clandestin
Tu as beau crier dès ta naissance mais tu vieilliras seul,
âme moribonde
La solitude augmente pour nous détacher de la masse et
retrouver notre essence profonde
Qu’importe d’être dans cette vie mortelle, une conscience
solitaire, isolée
Parmi ces innombrables consciences accouchées
Reconquérir son moi le plus intime, réaffirmer à soi que je
suis
La solitude devient une plénitude, une confusion de soi-même
avec l’infini
J'AIMERAIS (le) POUVOIR
J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...
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