Affichage des articles dont le libellé est noir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est noir. Afficher tous les articles

vendredi 6 juin 2025

ORAGE


Sous les trombes d’eau du soir
Et la nuit se colorant d’encre noir
S’invitent les ténèbres
Ciel chargé d’électricité
Que sonne le crépuscule de l’instabilité
De ce monde faisant son éloge funèbre

Violentes bourrasques annonçant l’orage
Est-ce de là-haut le cri d’un Dieu
A travers ce vent tempétueux 
Venu nous faire la disgrâce de nos faveurs sous ombrage 
Ou les lamentations de nos anges gardiens
Peinés, dépités de notre ridicule quotidien

Voilà qu’arrive le tonnerre
Déchainement, coup de foudre, éclairs
Danse des éléments pour nous illuminer
Et tenter d’électriser nos cerveaux lobotomisés
De ces Homo sapiens surfaits et présomptueux
Devenus bien trop orgueilleux

Rage de l’orage
Voulant nettoyer nos trop fréquents outrages
Il se joue de nos consciences
De notre insolente mésintelligence
Eclair lumineux venant se ficher dans notre cœur
Electrochoc délivrant de l’immanente torpeur



dimanche 13 avril 2025

L'HOMME AU REGARD NOIR


Dans le silence de cette nuit noire

Le pauvre type errant finit par s’asseoir

Devant cet étang lisse à la face de miroir

Il se remémora des rêves qu’il pensait pouvoir

Encore, un jour, peut-être, revoir


Son cœur resta lourd comme un pressoir

Ecrasant son espoir sans le surseoir

Il pleura sans larmes salvatrices, en secret, sans s’émouvoir

Un monde trop calculatoire devenu juste une cité dortoir

Avant l’ultime étape de l’abattoir ou du purgatoire


Les jours disparaissent sans laisser d’au revoir

Alors que le froid s’installe et qu’il se met à pleuvoir

Et lui marche seul d’un pas oscillant entre espoir et désespoir

Ruminant ce qu’il lui reste de vie entre boire et déboire

Il erre lentement, l’âme vide, sans vouloir


Du haut de son observatoire il en a fini avec ses doux rêves illusoires

Il voit bien qu’il n’y a plus aucune échappatoire

A quoi bon chercher une force expiatoire

A force de trop voir, on finit par ne plus croire

Et ne reste alors que de drôles histoires à l’humour noir

 





jeudi 30 décembre 2021

SOLITUDE


A chaque nouveau jour recommence ce monotone train-train

Dans le matin obscur, encore mi-embrumé, où le silence te tient

Dérangé par le premier bruit de la cafetière qui te sort ton précieux café noir

Celui que tu aimes boires et qui te donne tous ces faux espoirs

Tu te poses devant la fenêtre à regarder ce lourd brouillard qui masque ce lac gris-blanc

Il dissimule tout, pose son voile de jais sur le ciel bleu et le soleil scintillant

Et lorsque tu sors tout paraît incolore, comme un beau monochrome noircit

Comme le verrait un passager de la nuit, tout y est obscurci

Dans ce monde fantasmagorique, je suis seul et j’erre

J’erre dans les ténèbres de ce monde imaginaire

Tu as beau crier qui est là ? Est-ce qu’il y a quelqu’un ?

Personne ! Personne ne vient et tu marches las comme un clandestin

Tu as beau crier dès ta naissance mais tu vieilliras seul, âme moribonde

La solitude augmente pour nous détacher de la masse et retrouver notre essence profonde

Qu’importe d’être dans cette vie mortelle, une conscience solitaire, isolée

Parmi ces innombrables consciences accouchées

Reconquérir son moi le plus intime, réaffirmer à soi que je suis

La solitude devient une plénitude, une confusion de soi-même avec l’infini






J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier