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samedi 4 juillet 2026

DERNIER DÉPART

 

Un coup de téléphone qui t’anéantie

Une issue qui de jour en jour s’empuantit

Une douleur qui se dissémine dans tes veines

Qui vient gonfler ta lourde peine

Que te répondre quand tu me dis que tu en as marre ?

Que te dire quand tu me dis que ton corps souffre d’escarres ?

Que te dire lorsque tu me dis que tu ne veux plus te refaire encore opérer ?

Ou toi la fan inconditionnée des premières heures, ne plus vouloir regarder la TV ?

Je me dis alors que peut-être juste un petit mot, juste un petit quelque chose

Réveillera et restimulera cette âme cloitrée derrière tes paupières mi-closes

Qu’un petit échange même anodin, une simple écoute, une présence

Redonnera un peu de stimulus à ta vie qui part en errance

Le temps passe et je me remémore heureux mais peiné

Tous ces agréables moments passés à tes côtés

Alors c’est bien peu de chose que d’épancher ces quelques mots

Puisque je n’arrive pas à les porter si haut

Le silence en dit long et nous met devant l’inéluctable

La vie nous met face à l’inévitable

Et bien au-delà des pleurs et des larmes

Le temps avance et emporte les âmes

Là-bas de l’autre côté au-delà du ciel

Mais nos cœurs sont comme des chapelles

Gardiens de nos moments partagés

De ces instants de joie secrètement gardés

Tu me dis que tu en as marre, que tu en as ras le bol

Tu veux t’en aller, prendre ton dernier envol

Partir sereine vers un autre ailleurs

Ne plus être retenue pour que vienne enfin ton heure

Casser ce sablier qui décompte le temps

Pour prendre tout le monde à contre-temps …




samedi 21 mars 2026

DERNIER SOUFFLE

 

Un léger souffle, une infime brise

Qui se glisse une dernière fois en soi

Aidant ce corps déchu

A se sortir de la matière


Pétri par maintes périodes et d’étapes de la vie

Et de nombreuses années engrangées

Alors que les souvenirs s’éclipsent

Quand commence les battements désordonnés du cœur


Le crépuscule de la vie s’incline

Le souffle indocile se fait laborieux

Une dernière expiration

Et la corde d’argent se rompt


Lien invisible se détachant du corps physique

Corps spirituel libre et détaché de son enveloppe

Ultime présence sur terre pour cette âme

Avant de partir dans son voyage astral


Vent léger devenu aspiration divine

Retournant dans la matrice pour engendrer une nouvelle vie

Harmonie dans l’équilibre parfait de la création

Là-haut, est apparu une nouvelle étoile


Etincelante et reconnaissable entres toutes dans la voûte céleste

Quand le jour laisse place à la nuit intime

Elle brille de mille feux dans toute sa magnificence

Guidant notre compassion et notre bienveillance






samedi 29 novembre 2025

UNE BELLE RENCONTRE


C’est la magie d’un premier contact

Une rencontre qui se fait simplement avec tact

Une rencontre à laquelle je ne m’attendais plus

Mais qui te prend et qui de suite m’a plu

Une rencontre qui te cueille , qui t’emmène

Même si tu ne sais pas où cela te mène


Un rêve éveillé, où tu voyages dans ta tête

Jusque dans les étoiles tellement c’est chouette

Le sourire aux lèvres qui te guette

Le cœur qui bat et se remet à la fête

Une écoute profonde et sincère

Des mots qui lèvent peu à peu le mystère


C’est comme une musique de Pink Floyd, une douce mélodie

Qui s’imprime en toi, comme une litanie qu’on psalmodie

Une voix qui nous émeut, un regard qui rayonne

Un discours qui nous questionne

Qui ouvre les portes de l’âme et du cœur

Et fait lever toutes nos peurs


Une complicité qui n’échappe à personne

Par tous ces petits signes qui en nous résonnent

Qui font fi de notre passé antérieur

Et qui nous pousse à révéler nos envies et dévoiler notre pudeur

Magie d’une belle rencontre qui conforte nos choix

J’espère que la nôtre est de celle-là !









vendredi 6 juin 2025

ORAGE


Sous les trombes d’eau du soir
Et la nuit se colorant d’encre noir
S’invitent les ténèbres
Ciel chargé d’électricité
Que sonne le crépuscule de l’instabilité
De ce monde faisant son éloge funèbre

Violentes bourrasques annonçant l’orage
Est-ce de là-haut le cri d’un Dieu
A travers ce vent tempétueux 
Venu nous faire la disgrâce de nos faveurs sous ombrage 
Ou les lamentations de nos anges gardiens
Peinés, dépités de notre ridicule quotidien

Voilà qu’arrive le tonnerre
Déchainement, coup de foudre, éclairs
Danse des éléments pour nous illuminer
Et tenter d’électriser nos cerveaux lobotomisés
De ces Homo sapiens surfaits et présomptueux
Devenus bien trop orgueilleux

Rage de l’orage
Voulant nettoyer nos trop fréquents outrages
Il se joue de nos consciences
De notre insolente mésintelligence
Eclair lumineux venant se ficher dans notre cœur
Electrochoc délivrant de l’immanente torpeur



samedi 16 décembre 2023

JUGEMENT


Est-ce cette époque qui nous matraque de tant de jugements

Ou chacun détaille, scrute, ragote, analyse l’autre sans bienveillance ?

Concentrant en un seul regard, toute une série de sentences

Le coup d’œil se posant, impitoyable, piquant, coupant


Le jugement, tel un lourd fardeau à porter

Nous séquestre dans des cellules, nous met sous clef

Il nous dépossède de notre liberté d’être

Qui nous accule à nous travestir, nous camoufler, à paraître


Pourquoi tous ces jugements précipités

Qui nous emprisonnent dans nos préjugés ?

Ne devrions-nous pas nous libérer de notre camisole

Apprendre à nous connaître au lieu d’avoir toutes ces discussions frivoles


Le jugement est une lourde épée à double tranchant

En effet, elle blesse autant celui qui juge que le jugé

Car au travers de la relation, chaque moment, chaque instant

Eclipse la vérité réprimée qui est digne d’être considérée


Voyons au-delà des apparences et osons briser les chaînes du jugement

Qui nous limite dans nos mouvements intellectuellement parlant

Cette triste prison de l’esprit met trop en avant l’échelle de valeur

Libérons-nous de cette contrainte afin d’épouser toute la diversité avec ferveur







samedi 9 décembre 2023

AVORTER ?

 

Dans les détours compliqués de la vie et de la mort, un sujet clivant plutôt épineux

L’interruption de la gestation, le thème qui divise, qui remue, qui est douloureux

Des certitudes, des avis variés qui donnent des causeries et des procès enflammés

Mais là, j’ai juste l’envie de me questionner

 

L’avortement est sans aucun doute un choix difficile à faire

Un choix personnel qu’on ne peut prendre à la légère

Avec mille et une raisons qui dans sa tête s’enchevêtrent

Qui vont toujours finir par impacter des êtres

 

Certains y voient un droit fondamental pour l’humain

La liberté de choix et de pouvoir maîtriser son destin

D’autres, un acte blessant et malsain

Une vie brisée, suspendue et un petit à venir incertain

 

Mais avant tout cela, il y a une histoire de vie

Un couple uni momentanément pour du plaisir qui ensuite se désuni

Puis, il y a un choix à prendre et avec lui ses conséquences

Des restes de vies brisées par ses turbulences

 

Ce n’est pas être pour ou contre, la question est bien trop complexe

C’est tenter de percevoir l’histoire personnelle sans avoir de complexe

Et par un vrai échange, être présent pour t’entendre

Avec toute son empathie, sa bienveillance, sans jugement et comprendre

 

Alors, le temps avançant, je t’invite à bien réfléchir

A échanger, à écouter les différents avis, les bons et les pires

Pour te faire ta propre idée et tout ce que cela implique dans toute cette diversité

Et en toute quiétude choisir entre faire ce bébé ou avorter !




samedi 25 novembre 2023

NULLE TERRE SANS GUERRE

 

Fusil au point, pas à pas avec mon escouade j’avance

Alors que tout autour de moi, les balles ricochent et dansent

J’ai le pouvoir d’asservir au son des armes

Même si en face de moi ne se trouve que des larmes

Tout ça pourquoi ? Pour quelques écrits, montés en stupides associations

Sous prétexte d’avoir par rapport à l’autre la meilleure des religions

Las des guerres saintes, de ces millions de morts pour un livre sacré ou un tombeau

Qui de Dieu le Père, de Yahvé, d’Allah, de Brahma ou de Bouddha a le meilleur mot à tous ces maux ?

Pourquoi verser tous ce sang dans des actes qui sont sensés prôner l’amour de son prochain ?

Tous les livres demandent à respecter autrui et d’écouter la sage parole des Saints

Voilà tout ce qu’on ressasse dans sa tête comme questionnement dans notre marche en avant

Tout en respectant nos sacros saints commandements

Des frères d’armes tombent déjà à mes côtés

Alors que j’appuie sur ma gâchette, je continue de tirer, de tuer

Je suis les ordres, je cours et perce les défenses de mon ennemi

Les hommes tombent dans le bruit des armes mais sans un cri

Avec les années de service et les campagnes on cultive notre droit à devenir insensible

Notre pensée reste focus sur notre ennemi, notre cœur de cible

Je vide mes chargeurs comme si j’étais à la criée, en pleine déraison

Mon sang bouillonnant tape à mes tempes, la sueur âpre à mon front

Dans tous ce fatras, tu peux hurler pour te donner plus de force

Mais pourquoi tout cela ? Pour une victoire qu’on amorce ?

Qui à ce stade pourrait lâcher ses munitions et mettre un drapeau blanc ?

Tous ensemble simplement main dans la main pour la paix maintenant ?

Sinon mon cher ennemi, tire bien, éclate-moi la tête là dans l’instant

Qu’on arrête ces conneries, je veux partir en laissant là tous mes sentiments




vendredi 17 novembre 2023

VIE EPHEMERE

Comme un joli bouquet de fleur,

L’homme est voué à disparaître en toute pudeur

Comme le papillon, l’éphémère ne fait que passer

Il ne reste qu’un instant fugitif, un moment passager

 

L’éphémère est fragile, tout juste provisoire

Instant fugace dans cet espace transitoire

Dans ce passage du temps présent retenu

Se trouve la complexité du temps des instants vécus

 

Tous ses devenirs dans ses moments de transition

Où se mêlent les aléas du cours des choses dans un instant d’inflexion

Vie d’éphémère encastrée dans l’intervalle d’un jeu entre continu et discontinu

Courbe tendue entre brièveté et durée plus ou moins étendue

 

Conscience du temps passé

Mêlée à l’inconsistance de cette pensée

Vie éphémère qui est une présence absence, un état de mutation

Un jaillissement temporel, une explosion

 

Où l’on accède dignement à sa propre mort inéluctable

Aucune résistance, tout est là, spleen insaisissable




dimanche 12 mars 2023

SONGERIE SPECULATIVE


Il y eu un virus, puis une pandémie et les personnes se trouvèrent chez eux confinées

Au début ils furent pris au dépourvus mais apprirent par l’ampleur des événements à écouter

Beaucoup pensèrent que ce serait l’histoire d’une petite "grippette" de passage, anodine

Mais il fallut se rendre à l’évidence, toute l’activité économique allait se mettre en sourdine

Certains se reposèrent, d’autres préférèrent s’abrutir devant leur télé ou jouèrent sur leur console

D’autres décidèrent de se mettre au sport afin de se donner l’illusion de sortir de leur camisole

Du temps à égrener, ils en eurent tant qu’ils l’utilisèrent pour leur développement personnel

Beaucoup se mirent à ressortir leurs livres, La Peste de Camus , mais aussi Spinoza ou Nietzsche pour les plus intellectuels

Quelques-uns se lancèrent dans la méditation alors que les plus fervents prièrent

D’autres préférèrent se tourner dans les arts, ressortirent pinceaux et stylos et dessinèrent ou peignèrent

Ce fut une période pas toujours facile car dans l’isolement on retrouvait son ombre qu’on ne voyait pas

Et il y eut un moment d’introspection, de profonde réflexion, un vrai retour sur soi

Ces recueillements firent que les gens pensèrent différemment

La guérison s’amorçait et donnait une bonne voie au relèvement

L’homme apprit dans sa solitude que l’enfer ce n’est pas les autres mais son moi pris dans son orgueil et son ressentiment

Il eut juste fallu ôter du pouvoir les mauvais pensants, les spéculateurs

Tous ceux qui avaient perdu avec leur âme, leur raison et leur cœur

La Terre se mit à se guérir en l’absence des activités humaines

La pollution de l’air, des sols ou de l’eau ne fut plus qu’un épiphénomène

La nature reprit ses droits alors que les hommes commencèrent à se retrouver

Non pas pour faire la fête malheureusement mais pour pleurer leurs morts et prier

Ces événements dramatiques impliquèrent une nouvelle orientation,

Des projets en adéquation avec la communauté conduite par la raison

La vie n’était plus dictée par des indices ni par la surconsommation

Il y eu une nouvelle façon de vivre ensemble avec de sages résolutions

La terre fut guérie de ces vices et de ces virus, de cette société mondaine

La Terre a retrouvé sa nature d’Eden




dimanche 10 juillet 2022

ORAGE


Ce soir, il ne faudra pas avoir de l’astraphobie

Cette peur panique avec crises d’angoisse aiguë qui t’estourbit

D’après les prévisions, on annonce une grosse perturbation, un sacré soir

Déjà le jour s’est effiloché laissant place à une nuit d’encre noire

On entend au loin le tonnerre d’abord timidement

Qui arrive avec ses éclairs et son grondement

Le vent frais apparaît aussi et se lève

Par bourrasques, fier comme un premier élève

Puis c’est au tour de la pluie qui émerge subrepticement

Goutte après goutte tranquillement

Puis le cliquetis sur le sol va de plus en plus vite

Le crachin devient un flot brutal qui se déverse, se précipite

Et provoque un vrai raffut

Alors que le rideau de pluie s’intensifie à ma vue

Les éclairs illuminent la scène

Créant une situation anxiogène

Un, deux, tr…, bing badaboum c’est le tonnerre

La déflagration qui claque juste après l’éclair

Il est là, battant, craquant, déchirant, assourdissant

Le bruit, telle une enclume se fait plus martelant

Il y a le feu dans le ciel sous ses trombes d’eau

La tension est électrique dans la masse dense de ces cumulos

Les zébrures dans le ciel se font plus intenses dans cette tempête

Le ciel va bien finir par nous tomber sur la tête !








samedi 2 avril 2022

MEURT-DE-SOIF


Assis seul au bord du comptoir

Il noie son désespoir

Une choppe à la main

A chasser les jours sans lendemains


Le liquide glisse sur les parois de son godet

Avant de s’épancher dans son cornet

Inondant ses sombres élucubrations

D’une triste vie qui ne tourne pas rond


Son regard est inexpressif et vide

Comme est devenu son verre sans fluide

Mais de déchirantes pensées l’assaillent

Naufrage d’un cerveau pris en tenaille


Ne l’accusez pas de faiblesse pour autant

Même s’il se délaye lentement

Amours ou rêves brisés

Ce n’est pas à nous de juger


En attendant, il cherche seul sa rédemption

En ingurgitant chaque rasade par acte de contrition

Une gorgée de plus pour chercher sa délivrance

Une lampée pour conjurer la malchance


Il écope verre après verre

Tel un naufragé solitaire

Mais il devra s’en aller

Le troquet devant fermer


Alors il va errer ici et là

Tout en titubant de ces lourds pas

Recherchant le meilleur des arbres pour pisser

Fautes en parties expiées, il retrouve de sa dignité!






lundi 28 mars 2022

CAMPAGNE PRESIDENTIELLE


Vu l’enthousiasme prononcé on pourrait se poser la question

De savoir si nous sommes bien en campagne pour cette élection

De miss France ? Non bien sûr, elle, elle a toujours son audimat. Je parle de la présidentielle

On nous dit que cette élection est plombée par des facteurs conjecturels

On te rabâche que c’est la faute au covid et cette longue pandémie

Puis que c’est la faute à la guerre en Ukraine et le retour d’anciens ennemis

C’est vrai que ces événements accaparent tout le champ médiatique

Alors au milieu de tout cela, comment parler politique ?

Et en même temps, comment mobiliser les électeurs ?

Qui pour la plupart s’abstiendront ou iront voter à contre-cœur

Faute de campagne, faute de programme, faute de lassitude

Faute de découragement, faute de mensonges, faute d’incertitude

Et puis, on a déjà, paraît-il, un président, notre chef de guerre autoproclamé

Alors plus besoin de perdre son temps en tristes débats conflictuels télévisés

Il semblerait que ce soit l’abstention, qui, dans cette arène

Siège pour un moment sur le trône suprême et devienne la reine

Pauvre France sans propositions, sans idées qui est en phase d’effondrement

Alors que la colère gronde et que montent les mécontentements

Qui parle d’écologie ? D’inégalités ? Pourtant sujets principaux des français aujourd’hui

A la place, petites phrases et écharpement de nos candidats qui génèrent colère et ennui

Le débat public argumenté s’est vu transformé en procédé machiavélique

Quelle est belle notre république !

Même des spécialistes indépendants avertis et visionnaires

Disent que la France a tout d’une république bananière !




samedi 5 mars 2022

GUERRE


Nos anciens nous avaient pourtant prévenu sur ce que c’était que la sale guerre

Pour chacune des parties, c’est inhumain, c’est un véritable enfer

On est loin des jeux vidéo où tu perds une vie et tu recommences

Là dans la réalité du combat, tu n’as pas de seconde chance

Tu vis, tu survis ou tu meurs sur cet échiquier géopolitique

Qui te prend en otage par de viles tactiques diplomatiques

N’est-ce pas une folie meurtrière que de penser flux de matières premières

Au détriment des besoins humanitaires masqués par tant de paroles mensongères ?

Ces dirigeants avancent leurs pions au mépris de la population et de leurs revendications

Agression, invasion, expédition, insurrection … il y aura toujours à la fin une dévastation

Il n’y a pas à optimiser sur le terrain militaire le résultat des exploits

Il n’y a que de sombres combats pour tous les soldats

De leurs yeux ne coulera que des larmes de sang

Et ils ne respireront que l’amer poussière des bombardements

Plongé dans la frayeur des combats où la raison n’écoute plus son cœur

La population en pleine torpeur sera figée dans la peur

Au son de la mitraille on ne récoltera que la misère

Et après les batailles que restera-t-il sur cette terre ?

Elle ne sera plus qu’un vaste cimetière submergé d’innombrables corps entassés

Il ne sort rien de bon quand il y a un conflit armé

Face à la menace de la bombe atomique pour des jours sans lendemain

Notre arsenal reste encore la ferveur d’une bonne prière avec ce qui nous reste d’humain !






jeudi 30 décembre 2021

SOLITUDE


A chaque nouveau jour recommence ce monotone train-train

Dans le matin obscur, encore mi-embrumé, où le silence te tient

Dérangé par le premier bruit de la cafetière qui te sort ton précieux café noir

Celui que tu aimes boires et qui te donne tous ces faux espoirs

Tu te poses devant la fenêtre à regarder ce lourd brouillard qui masque ce lac gris-blanc

Il dissimule tout, pose son voile de jais sur le ciel bleu et le soleil scintillant

Et lorsque tu sors tout paraît incolore, comme un beau monochrome noircit

Comme le verrait un passager de la nuit, tout y est obscurci

Dans ce monde fantasmagorique, je suis seul et j’erre

J’erre dans les ténèbres de ce monde imaginaire

Tu as beau crier qui est là ? Est-ce qu’il y a quelqu’un ?

Personne ! Personne ne vient et tu marches las comme un clandestin

Tu as beau crier dès ta naissance mais tu vieilliras seul, âme moribonde

La solitude augmente pour nous détacher de la masse et retrouver notre essence profonde

Qu’importe d’être dans cette vie mortelle, une conscience solitaire, isolée

Parmi ces innombrables consciences accouchées

Reconquérir son moi le plus intime, réaffirmer à soi que je suis

La solitude devient une plénitude, une confusion de soi-même avec l’infini






samedi 27 novembre 2021

QUIZZ ANIMAL 3


Tu es là, je t’ai vu

Me voilà à l’affut

Tu es malheureusement un "gros" mammifère omnivore énormément chassé

Alors que tu es considéré comme l’espèce-ingénieur du milieu forestier

Tu essaies de t’adapter tant bien que mal à la pression de chasse

Parce que le chasseur te considère comme une bête envahissante, quelle classe !

Honte à lui quand il se justifie par l’usage de l’agrainage

La bête à abattre dans ses plans de chasse, tu es pris en otage

Ta tête qu’on nomme hure est portée par un cou massif et un corps trapu, puissant

Ta devise serait tel un pilier de rugby, avance toujours droit devant

Ton pelage est gris-brun uniforme pour les adultes sous un épais duvet

Les jeunes ont un pelage en bandes rousses et crème horizontales du plus bel effet

Les écoutes qui sont tes oreilles sont toujours dressées

Prêt à écouter l’arrivée de l’homme ou du moindre danger

Tes canines sont particulièrement développées

Les supérieures se retournent vers le haut, on les appelle des grès.

Ta queue se termine par un long pinceau de soie

Si on te met en colère, ou si tu te sens inquiet, elle se dresse, alors gare à toi …

Mis en danger, si tu n’as pas pris la fuite rapidement, tu peux charger

Tu claques furieusement des dents, on dit joliment que tu "casses la noisette" ! Te voilà irrité !

Plutôt nocturne, tu sélectionnes ton habitat en fonction de tes besoins alimentaires

Tu peux parcourir des dizaines de kilomètres même si tu préfères être sédentaire

Grand amateur des bains de boue, tu aimes les points d’eau et te rouler dans les souilles

Pour ôter tes parasites mais aussi profiter du temps, tu prônes la glandouille

Que tu poursuivras dans les bauges, l’endroit où tu dors accompagné de ta harde ou compagnie

Qui peut se compter entre six à une vingtaine d’individus grands et petits

Lors de vos déplacements tout ce cortège est plutôt bruyant

Entre le bruit des pas lourds, vos grognements, cris et reniflements

En retournant le sol de ton groin appelé boutoir, tu fais ton travail forestier de bioturbation

En effet, tu aères le sol, diffuses spores et pollens tout en recherchant tubercules et champignons

La gestation dure trois mois, trois semaines et trois jours après la dure période de rut automnal

La laie mettra bas dans le chaudron entre 2 et 10 petits marcassins, voilà une belle affaire tribale

A tout manger, on t’a accusé d’avoir remonté à la surface par bioaccumulation la radioactivité

De la famille des Suidae, tu es le Sus scrofa ou sanglier





samedi 23 octobre 2021

EMPATHE

L’être humain aime se représenter les états mentaux d’autrui

Il a créé tout un système conceptuel, véritable théorie de l’esprit

Les neurones miroirs s’activent quand un individu observe un autre faire une action

Ces cellules jouent un rôle majeur dans la reconnaissance et la compréhension.

Cette action d’autrui entraine un mécanisme de résonnance

Qui génère la réponse empathique comme une peur, une joie, une souffrance…

C’est la capacité de se mettre à la place d’autrui

De se représenter, ressentir, voir penser. Telle est l’empathie.

Réaction automatique mais non intentionnelle

C’est une composante émotionnelle.

Alors oui, cher ami, il me suffit de te voir, de t’écouter pour me dire oui

Je crois que j’ai bien compris et que j’ai en moi aussi ton ressenti

A travers tes yeux, j’écoute ce que me dit ton âme

Qu’elle rit, qu’elle gémisse dans son silence muet, je perçois le drame

Cela devient presque instinctif après avoir été je l’avoue très instructif

Mais ça me fatigue aussi, car cela en devient trop invasif.

Je t’entends toi mais aussi toi et toi et lui et elle et la foule entière

Tout s’amplifie, réagit en moi mais j’aimerais bien que parfois tout cela finisse par se taire

Alors mon ami je t’en prie ne m’en veux pas si parfois je suis dur, cassant m’isole ou fuis

A trop aimer, on se laisser déborder. L’écoute est une douce torture qui parfois nous détruit

Ces meurtrissures, je les accueille trop dans mon corps qui essaie de rester en vie

Et dire que certains croient en un sixième sens et affirment que c’est un cadeau de la vie !




samedi 16 octobre 2021

Y-A-T-IL DE LA PHILOSOPHIE DANS L’AMOUR ?

La philosophie est amour

Amour du savoir ou savoir de l’amour ?

Aimer, condition a priori

Du fait de penser sans quoi il n’y aurait pas de philosophie

Mais qu’est-ce que tomber amoureux ?

Car l’amour est un état avant d’être une relation à deux

On parle de désir, d’Eros, de mystique, de sexe, d’instinct

Mais y’a-t-il une philosophie du fait d’être amoureux ?

Etat dit pathologique pris en charge par les devins, les prêtres, les moralisateurs et les médecins

C’est la clinique des passions qui s’installe entre ridicule et déshonneur

Que percevoir entre les vapeurs d’alcool au Banquet

Que tout cela n’est qu’ironie et Socrate à ce sujet, se tait !

Tomber amoureux est un acte de perception physique

A travers nos corps, il y a une action et une réaction, c’est le choc électrique

Coup de foudre dans notre réseau neuronal, nos fibres sensitives

Premier toucher du regard, puis c’est le contact avec la peau réactive

Avec ce problème émergent de la séduction, trouver la distance singulière

Dans cette gymnastique de l’amour et de sa géométrie si particulière

Trouver sa posture, ses positions, dans la machinique du corps qui porte cet amour

Dans cet espace-temps qui te donne la capacité d’agir à pas de velours

A ce moment-là tu ne seras ni beau ni bon mais sous le charme

Être sous le charme c’est cette sensationnelle distinction qui en fait ton arme




samedi 9 octobre 2021

CHASSEUR


Comment l’homme peut-il encore fonctionner dans cette dualité ancestrale

A aimer les animaux, qu’il se met à chasser et à tuer de manière si brutale ?

Il dit aimer la nature, ses forêts, ses campagnes, mais pour lui qu’elle est-elle ?

Cette belle nature, si riche, si magique, si naturelle

Qui devient tout d’un coup hostile qu’il faille la mettre dans son viseur, sous sa tutelle

Pour que Mr le chasseur soit l’artisan de rites sacramentels

Qu’es-tu devenu chasseur d’aujourd’hui toi qui était le héros des grands mythes antiques ?

Es-tu bon chrétien quand tu pars à la chasse avec toute ta clique ?

Urgence écologique, dégradation de l’environnement, on vit une époque où la nature est menacée

Grâce à l’homme dit responsable, la planète entière est en mode d’extinction avérée

Où te situes-tu ? Homme armé de ton fusil et de tes cartouches polluantes au plomb, mi-dieu, mi-animal ?

Tu as perdu ton animalité pour te glorifier de ton humanité ? Devenu être de raison et politique mais aussi bestial !

Chasses-tu encore comme si tu avais un besoin naturel de te nourrir ? Ou c’est une étape dans l’évolution

Qui prône les vertus de courage et de force d’une éducation pour une campagne de ta virilisation ?

Tu rejoues tout simplement dans la nature sauvage ta vulnérabilité

Où tu te libères de tes peurs refoulées en tuant ce pauvre sanglier qui n’a rien demandé

Tu as bien domestiqué ton chien, ta meute, ton cheval et tu leur portes toute ton affection

Mais ces bêtes sauvages sont pour toi respect car tu ne peux les dompter, tu n’es plus dans ta civilisation, c’est ta triste affliction

Qu’apprends-tu de la vie sauvage en faisant du lâcher de gibier domestiqué ?

Tu pratiques la chasse supermarché ?

Chasses-tu pour tuer ?

Ou chasses-tu pour avoir chassé ?

Tu te crées un monde artificiel avec tes règles morales se substituant aux règles de la nature

Je te plains chasseur, qui dans les bois tes sens en alerte, inquiet, met ton cœur en pâture

Tu viens rechercher cette impulsion primitive de l’homme en vie face à la mort primale

Ta vie est vide, vide parce que tu as perdu ton instinct animal






samedi 25 septembre 2021

HOMME GIVRE

Sur le sommet des montagnes, là où le vent vient te cingler

Je suis un être rigide dans un corps complètement gelé

Cette affreuse masse de terre et de glace

Immuable dans sa constance qui ne bouge pas de sa place

Véritable bloc de pierre figé dans ses pensées

Avec ces débâcles amoureuses, mon cœur en est resté gelé

Même le soleil ne parvient à fondre ma glace

Aucun de ces rayons ne vient réchauffer

Ne serait-ce qu’une bonne pensée

Comme si tout s’agglutine et s’englace

Etre mort, être froid

Je ne manque pas de sang-froid

Mais en moi ce sang mauvais se répand

Me conquière à mes dépend

Tombe la neige…

Toutes les peines ont leurs lots de cortèges

A force de croiser imbéciles et idiots de ce monde

Je suis rejeté comme la saison hivernale moribonde

Alors je reste sur mes cimes enneigées

Loin de ce monde sans émotion, esseulé




dimanche 4 juillet 2021

MONDE POURRI


"Homo homini lupus est", l’homme est un loup pour l’homme


Locution latine à vision plutôt pessimiste de la nature humaine

L’éducation de ces bons sauvages semble avoir été vaine

Tant reste encore en ces temps ce triste syndrome

Honte à nous pour ses pauvres loups, qui au moins ne se bouffent pas entre eux

Pauvre canidé humanoïde devenu fou en ayant perdu ces crocs et son franc-jeu


L’homme-loup est devenu bien inoffensif à présent

Il n’a plus son mordant d’antan

Il gueule bien de temps en temps

Mais ça reste dans le vent

Juste parfois pour revendiquer quelques droits

Quand au fond de lui il retrouve encore la foi


Ou est-ce les réminiscences d’un passé de survie

Un souvenir imprécis d’un rappel à la vie

Pour ressentir les battements de son cœur

Dans un monde qui se gargarise de ses peurs

Tout en se laissant berner par tous ces leurres

Quand tu crois que ces gens sont bons et que tu es des leurs


Mais tu sais qu’ils ne sont pas bons, ni gentils

Qu’ils sont gorgés de désirs, d’envies

Ces bêtes frustrées, bridées, administrées, domptées

Et pour mieux contrôler la meute qu’est-ce qu’on leur a donné ?

La télé et sa téléréalité, internet et ses influenceurs à succès

Plus besoin de saines lecture, au loin nos rêves désuets


Maintenant tout ce qui n’est pas à portée d’un clic

Dévient vite périmé, suranné, archaïque

Tout doit aller très vite. C’est le temps du boulot-télé-dodo

Gérer sa carrière en espérant des hauts

Mais tu en tombes souvent bien bas

Ce sont les ressources humaines qui la gèrent au rabais pour toi


Tu cherchais une vie saine, dans un corps sain

Une vie sociale avec la sincérité de bonnes relations entre voisins

Tu croyais au régime bio, aux produits diététiques

On t’apporte une malbouffe, une restauration rapide c’est moins éthique !

On t’a apporté la fête, les rassemblements publiques festifs

Pour stimuler ta consommation sur le territoire sous l’égide du collectif


Tu cherchais l’amour passion

On t’a apporté la déception et la trahison

Tu voulais cette rencontre durable, saine et sincère

Tu as le coup d’un soir, la rencontre éphémère

Tu rêvais d’une famille forte, heureuse et unie

Tu as gagné le divorce, la garde partagée, la famille désunie


On t’a vanté les valeurs de l’éducation nationale

La réussite pour tous quelle que soit ton milieu social

Tu avais soif d’apprendre sur tout et n’importe quoi

Et tu as plutôt eu sur rien, ce n’était pas pour toi

On ne t’a pas fait aimer l’histoire ni la littérature

Qui pourtant expliquent toutes ces forfaitures


Adieu le gout de l’effort

On ne le retrouve même plus dans le sport

Tout part à la dérive, à vau l’eau

L’homme est devenu un beau salaud

Avec un sens aigu de l’oubli

Il ne pense plus, il n’aime plus c’est fini


Ils se bouffent juste entre eux, ces gens en fiers vaniteux

Deviennent égoïstes dans leur propre milieu

Plus personne ne s’aide, s’entraide

Même simplement se sourit … pauvres bipèdes

La méfiance envers l’autre

Résulte de la peur d’eux-mêmes vu dans cet autre


Même toutes ces religions qui prônent l’amour comme refouloir

Se noient dans leurs guerres et le sang versé au pied de leur tour d’ivoire

Liberté j’écrirai ton nom sur les sentiers éveillés

Tu parles ! On s’est bien fait berner, voir même niquer !

Concept qui après avoir été épuisé

S’est bien fait délaver, dépecer, tuer


Dégouté de cette époque où tu n’es plus libre de t’exprimer

Avant d’avoir écrit un mot ou parlé, tu es déjà catalogué, condamné

Je ne fais plus que grogner et hurler les jours de pleine lune

A remâcher, ressasser dans mon esprit mes rêves de fortune

A trop ouvrir les yeux, mon cœur s’est trop blessé

Dans ce monde pourri à quoi bon exister ?




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier