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samedi 7 mars 2026

BLESSURE DE L'AMOUR

 

Il aimait tranquillement

Et cela lui semblait suffisant.

Mais la vie lui a fait revoir son jugement,

Ravaler son orgueil, ses sentiments.


Maintenant, son cœur saigne, il est en détresse.

Blessé dans son amour propre, sa cause perdue

Il puise dans sa colère et sa tristesse

La force pour retrouver son âme déchue.


Seul avec sa lourde peine,

Il aime se faire violence.

Il veut expier ses fautes, sa souffrance

Sortir ses erreurs de son corps, de ses veines.


Chaque jour qui passe est couleur de blues.

Il est tourmenté par l'amertume, la morosité

Des moments passés gâchés.

Si seulement il avait pu ne pas marcher dans cette bouse.


Mais entre cruauté et volupté,

Il sait qu'il a devant lui ce tunnel à passer.

Traverser cette sombre déprime, c’est son grand chelem.

Et peut-être qu’un jour, redevenu Roi, il pourra redire qu’il aime!






samedi 7 février 2026

SOURIRE ET PUIS ?

 

Se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.

Et contenir cette folle envie de crier,

Cette rage étouffée qui ne voudrait qu’exploser.

Force secrètement enfouie au fond des entrailles,

Douleur qui se dissimule dans les viscères en ordre de bataille.

Tout faire pour refouler ces cris,

Et même au milieu de la nuit les étrangler sans bruit.

On ne hurle pas au monde sa peine ni sa détresse,

On gère tous sa propre part de tristesse.

Tu peux donc laisser au lit cette pauvre bête endolorie,

Ou l’abandonner au fin fond d’une vallée endormie.

Il n’y aura donc plus le brahme du cerf,

Juste quelques verres dans un café-concert.

Qu’importe tout cela, puisque le corps s’épuise,

C’est la part de vie qui s’amenuise.

Qui te fait attendre avec impatience ces nuits,

Qui une à une dévore cette triste vie.

C’est le bonheur fugace qui passe,

Le cœur de pierre qui se casse.

Alors se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.




samedi 20 septembre 2025

UN MANQUE

 

La journée s’achève, les collègues rentrent chez eux puis vient le soir

Comme quand tu éteins la télé, c’est l’écran noir

Et recommence alors les gémissements d’un orphelin

Qui ne te lâchent plus jusqu’au petit matin

Comment pouvoir écrire une suite

Alors que ton image jamais ne me quitte ?


Quand toutes ces turpitudes

Remplissent mon cœur d’incertitude

Je ne sais où tremper ma plume

Dans le poids de ces maux tel une enclume

Ahhh s’il me restait l’encre lourde de mes pleurs

Afin de scribouiller au hasard d’insondables douleurs


A voir ces gens rires et aux yeux hagards

Pas un cependant n’aura d’égard

A ma pauvre âme meurtrie

Ou à mon cœur qui succombe et qui gémit

Pour finir par se noyer dans le profond silence

De ta triste et bien réelle absence


Irréelle et aliénée devient ce qui reste de ma vie

Faite d’impostures, trompe l’œil même dans mes rêveries

Je recherche des souvenirs d’avant, des souvenirs d’antan 

Pour me remémorer le bon temps

J’imagine l’espace qui m’étreint rempli de tes rires et sourires

Par peur en ton absence de … mourir


Ce ne sont pas là les caprices d’un amant

Tu me manques tout simplement




samedi 3 mai 2025

BESOIN DE TES BRAS


J’ai besoin de tes bras

Ce soir, j’aimerais ne plus penser

Fermer mes yeux, me laisser aller

Et laisser se reposer

Mon cœur accablé

 

J’ai besoin de tes bras

Ce soir, je voudrais pouvoir m’y cacher

M’y blottir pour ne pas qu’on me voit surmené

Je suis si las, fatigué, abîmé

Plus goût à cette vie lézardée

 

J’ai besoin de tes bras

Ce soir, juste le temps d’une nuitée

Promis je dépose toute ma salacité

Mes rêves, mes envies, ma sensualité

Afin de retrouver ma vraie identité

 

J’ai besoin de tes bras

Ce soir, je suis prêt à raconter

Tout te dire, mes angoisses, mes pensées

Même ces mots légers

Qui pourraient complétement t’ébranler

 

J’ai besoin de tes bras

Ce soir, suis le p’tit marmot dans sa couvée

Qui n’a plus envie de jouer ni de blaguer

Je me sens mystérieusement désarticulé

Me réjouissant d’une caresse au lieu de te titiller

 

J’ai besoin de tes bras

Ce soir, pourrais-tu me réchauffer

Et t’occuper de l’être blessé

Tu as raison, je me suis perdu, trop brisé

Et là je vais craquer

 

J’ai besoin de tes bras

Ce soir, j’aimerai que ce soit toi et moi simplement enlacés

Tu n’auras qu’à me parler

J’écouterai le flot de tes paroles sans intercéder

Et je retrouverai peut-être ma vérité




vendredi 5 novembre 2021

LES MOTS DES MAUX EMPRISONNES


Parfois nos maux restent enfouis, incarcérés comme serait dans sa cellule le prisonnier

Alors, le détenu en soi-même écrit, efface, récrit, rature et crie ces mots de condamné

Les sentiments affectifs s’envolent à travers les barreaux et partent au loin

Comme les rêves d’une libération à l’aube du petit matin

Dans quelle cachette collectionner et conserver ses mots, ses lourds secrets

Dans les recoins aseptisés d’une maison d’arrêt ?

On peut entreprendre de se libérer quelques instants

De nos sentiments réfrénés en les criant ou en les écrivant

Un moyen simple de s’évader du confortable zonzon

Un bout de papier, un crayon

Pouvoir coucher bravement toutes ses afflictions

Trouver le passage libérateur en plein cœur de cette détention

Découvrir la voie libératrice pour décamper

Se libérer de ses peines, s’enfuir pour enfin s’apaiser

Déposer les mots sur ce vieux calepin

Absoudre son chagrin

Mais les mots sont enfermés au pénitencier

Encloisonnés à perpétuité dans ce corps interné

Bien rangés dans ta cellule haute sécurité

Il va falloir penser à plaider pour ne plus morfler

Se libérer de ces pathétiques agitations

En remise de peine, tu passeras alors peut-être par l’étape … probation




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier