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dimanche 12 mars 2023

SONGERIE SPECULATIVE


Il y eu un virus, puis une pandémie et les personnes se trouvèrent chez eux confinées

Au début ils furent pris au dépourvus mais apprirent par l’ampleur des événements à écouter

Beaucoup pensèrent que ce serait l’histoire d’une petite "grippette" de passage, anodine

Mais il fallut se rendre à l’évidence, toute l’activité économique allait se mettre en sourdine

Certains se reposèrent, d’autres préférèrent s’abrutir devant leur télé ou jouèrent sur leur console

D’autres décidèrent de se mettre au sport afin de se donner l’illusion de sortir de leur camisole

Du temps à égrener, ils en eurent tant qu’ils l’utilisèrent pour leur développement personnel

Beaucoup se mirent à ressortir leurs livres, La Peste de Camus , mais aussi Spinoza ou Nietzsche pour les plus intellectuels

Quelques-uns se lancèrent dans la méditation alors que les plus fervents prièrent

D’autres préférèrent se tourner dans les arts, ressortirent pinceaux et stylos et dessinèrent ou peignèrent

Ce fut une période pas toujours facile car dans l’isolement on retrouvait son ombre qu’on ne voyait pas

Et il y eut un moment d’introspection, de profonde réflexion, un vrai retour sur soi

Ces recueillements firent que les gens pensèrent différemment

La guérison s’amorçait et donnait une bonne voie au relèvement

L’homme apprit dans sa solitude que l’enfer ce n’est pas les autres mais son moi pris dans son orgueil et son ressentiment

Il eut juste fallu ôter du pouvoir les mauvais pensants, les spéculateurs

Tous ceux qui avaient perdu avec leur âme, leur raison et leur cœur

La Terre se mit à se guérir en l’absence des activités humaines

La pollution de l’air, des sols ou de l’eau ne fut plus qu’un épiphénomène

La nature reprit ses droits alors que les hommes commencèrent à se retrouver

Non pas pour faire la fête malheureusement mais pour pleurer leurs morts et prier

Ces événements dramatiques impliquèrent une nouvelle orientation,

Des projets en adéquation avec la communauté conduite par la raison

La vie n’était plus dictée par des indices ni par la surconsommation

Il y eu une nouvelle façon de vivre ensemble avec de sages résolutions

La terre fut guérie de ces vices et de ces virus, de cette société mondaine

La Terre a retrouvé sa nature d’Eden




lundi 28 mars 2022

CAMPAGNE PRESIDENTIELLE


Vu l’enthousiasme prononcé on pourrait se poser la question

De savoir si nous sommes bien en campagne pour cette élection

De miss France ? Non bien sûr, elle, elle a toujours son audimat. Je parle de la présidentielle

On nous dit que cette élection est plombée par des facteurs conjecturels

On te rabâche que c’est la faute au covid et cette longue pandémie

Puis que c’est la faute à la guerre en Ukraine et le retour d’anciens ennemis

C’est vrai que ces événements accaparent tout le champ médiatique

Alors au milieu de tout cela, comment parler politique ?

Et en même temps, comment mobiliser les électeurs ?

Qui pour la plupart s’abstiendront ou iront voter à contre-cœur

Faute de campagne, faute de programme, faute de lassitude

Faute de découragement, faute de mensonges, faute d’incertitude

Et puis, on a déjà, paraît-il, un président, notre chef de guerre autoproclamé

Alors plus besoin de perdre son temps en tristes débats conflictuels télévisés

Il semblerait que ce soit l’abstention, qui, dans cette arène

Siège pour un moment sur le trône suprême et devienne la reine

Pauvre France sans propositions, sans idées qui est en phase d’effondrement

Alors que la colère gronde et que montent les mécontentements

Qui parle d’écologie ? D’inégalités ? Pourtant sujets principaux des français aujourd’hui

A la place, petites phrases et écharpement de nos candidats qui génèrent colère et ennui

Le débat public argumenté s’est vu transformé en procédé machiavélique

Quelle est belle notre république !

Même des spécialistes indépendants avertis et visionnaires

Disent que la France a tout d’une république bananière !




dimanche 9 janvier 2022

VIRUS ET APRES ?


C’est une toute petite chose invisible qui nous empoisonne la vie

Provoque une multitude de déséquilibres jusqu’à ce qu’on la déclare maladie

Une fois contractée, nous avons bien tous les troubles physiologiques

Mais aussi tous ces fielleux désordres en sourdines qui sont du domaine psychologique

Son principe de contagiosité le rend transmissible et toujours plus menaçant

Prêt à apparaître de nouveau sous une nouvelle forme inconnue et un visage plus terrifiant

Il est la représentation du mal, invisible, parasite à forme latente ou active mais toujours présent

A-t-il une expérience à donner à la raison humaine qui cherche un sens, un enseignement ?

Sa transmissibilité, l’échange au sein de l’immense collectif, de la communauté

Montre que cette petite chose a une réalité sociale, il engage un "nous" dans cette société

Faut-il repenser le lien social ou sa défection ?

Doit-on prévoir une réponse structurelle par rapport à toutes ces perturbations ?

L’expérience de cette petite chose révèle notre condition d’homme nu

Qui nous engage en tant que membre de la communauté mais aussi comme individu

Claude Bernard nous dit qu’être malade c’est pour l’homme vivre une autre vie

On respire, puis on s’enrhume, puis on est entravé, empêché, c’est la maladie

Cette petite chose nous diminue et nous enlève certaines fonctions

Elle relève de l’expérience vécue, de ce qui nous arrive, un ressenti, une perception

Et peut apporter un certain apprentissage par une prise de conscience

Il y a rupture entre l’état d’avant par le déséquilibre venu de cette expérience

Cette petite chose révèle notre propre impuissance, notre part de vulnérabilité

Leçon de finitude par cette petite chose qui vit entre nous bien caché

Cette petite chose apparaît avec ses symptômes (ce qui vient avec) mais on ne le voit pas

Pourtant, on tousse, on éternue, on a des sueurs, des rougeurs, mais il est bel et bien là

L’objet virus ne peut pas être porté pour autant à ma conscience

N’étant pas donné à ma perception de cette pauvre petite chose pleine d’innocence

Mais s’il y a des symptômes c’est que le mal était déjà là dans ce lieu

Le malade est porteur de son mal, mal physique, mal moral. Job éprouve sa foi, appelle ton Dieu !

Contagieux, cette petite chose est objet d’échange social et se plait à se transmettre, à perpétuer

Notre intérieur, s’ouvre à l’extérieur, l’ouverture est partout à tout corps étranger

C’est ce qui crée cette peur, cette angoisse mondialisée

Une peur sans objet visible mais liée à ma liberté

Naissance de la phobie du contact, de nouvelles normes de distanciation sociale

De mesures barrières, pour isoler ce corps de tous contacts d’un rapproché trop animal

Cette petite chose met à distance et peut risquer la rupture pour une société

Perte de liens, de contacts, manquerait plus qu’il y ait un virus informatique pour nous menacer

Chacun chez soi, maintenir le Je à distance d’autrui comme protection

Il faut tenir la barre pour éviter l’éviction

Mettons notre préservatif pour protéger la chose sensible!

Contrainte censée se faire oublier tout en rassurant est-ce possible ?

Après le temps de la peur, de la sidération, de la maladie, il y a la convalescence

Et suite à cet apprentissage progressif, retour chez l’humain de sa puissance

Expérience d’un vainqueur comme chez Nietzche : "Je m’en suis tiré"

Dans une société culpabilisatrice cela ne se fera pas sans légèreté

Difficile de se réjouir après une énième vague à part expier notre survie

Le pire est toujours à venir dans une société décadente, et fatiguée. C'est la tragédie de la vie !




dimanche 15 mars 2020

COVID-19

 

Il y a eu ces jours heureux, et puis subrepticement tu t’es présenté

Tout joli tout mignon avec ta belle tête couronnée.


Tu as laissé loin derrière nous la période de joie et d’insouciance,

Nous sommes passés à celle où règne peur, psychose et démence.


Année 2020 et pour le bien de l’humanité nous voilà mis en isolement !

Tu deviendras même amendable alors que la population plonge dans l’affolement.


Sans ton laisser-passer comme "attestation de déplacement dérogatoire" pour te déplacer

Dans ce no man’s land de nos villes désertées.


Plus de rassemblement, les personnes sont séparées, esseulées

Avec une nouvelle vie à devoir organiser pour limiter la propagation virale par solidarité.


Car nous sommes en guerre ! Nos armes sont nos sécrétions

Nos armes sont nos mains souillées qui permettent cette invasion.


Virus respiratoire voir expiatoire qui vient aussi gripper notre économie

Société au ralentie, essoufflée qui devra pouvoir respirer après cette pandémie.


Ce virus va suivre un cycle de mutations, recombinaisons de génération après génération

Et si, ayant attrapé le mauvais air, au lieu d’évolution il apporte une révolution ?





J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier