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samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




samedi 17 janvier 2026

ANGOISSE


Dans mes entrailles se logent des douleurs qui s’accroissent

Comme des êtres à parts qui vivraient à leur aise

Qui me donnent une sensation de malaise.

Dans mes tripes se tapie une impétueuse angoisse


Elle m’enserre de l’intérieur, me crispe de douleur

Au point de rupture, vais-je m’en fracturer les os ?

Mon esprit est en pleine confusion, c’est le chaos

Mon être n’est plus que le souffre-douleur


Ma pensée se déconstruit, se démolit

Mon corps se spasme et lentement s’affaiblit

Mon regard embrumé petit à petit s’obscurcit

Tous mes sens sont entrés dans le conflit


J’aimerai tant que tous ces stigmates décroissent

Que le bien-être, la joie de vivre s’accroissent

Mais j’ai été uni avec cette guigne, cette poisse

J’ai au fond de moi ce mal qu’on nomme angoisse





dimanche 13 avril 2025

L'HOMME AU REGARD NOIR


Dans le silence de cette nuit noire

Le pauvre type errant finit par s’asseoir

Devant cet étang lisse à la face de miroir

Il se remémora des rêves qu’il pensait pouvoir

Encore, un jour, peut-être, revoir


Son cœur resta lourd comme un pressoir

Ecrasant son espoir sans le surseoir

Il pleura sans larmes salvatrices, en secret, sans s’émouvoir

Un monde trop calculatoire devenu juste une cité dortoir

Avant l’ultime étape de l’abattoir ou du purgatoire


Les jours disparaissent sans laisser d’au revoir

Alors que le froid s’installe et qu’il se met à pleuvoir

Et lui marche seul d’un pas oscillant entre espoir et désespoir

Ruminant ce qu’il lui reste de vie entre boire et déboire

Il erre lentement, l’âme vide, sans vouloir


Du haut de son observatoire il en a fini avec ses doux rêves illusoires

Il voit bien qu’il n’y a plus aucune échappatoire

A quoi bon chercher une force expiatoire

A force de trop voir, on finit par ne plus croire

Et ne reste alors que de drôles histoires à l’humour noir

 





FAIRE L'AMOUR ...

  Faire l’amour comme on plonge en soi Pour reboucher ce vide qu’il y a entre toi et moi Pour contenter notre envie pressante Qui échauffe n...

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