Par la bougie et la lueur de sa flamme
Apparaissent dans cette quasi-obscurité, un homme, une femme.
Ils s’échangent de doux instants de tendresse,
Où se mêlent silence et caresses.
Lorsque, subitement, les gestes se carambolent,
Dans ce monde toujours sans paroles.
Les lèvres s’attirent délicatement,
Se frôlent, se touchent et s’abandonnent secrètement.
Enfin, jailli un long baiser flamboyant,
Et l’espace se fait volcan.
Les corps incandescents s’enflamment,
L’homme de ses bras vigoureux étreint la femme.
Les membres s’entortillent et s’enlacent,
Ne laissant plus aucune place.
Le sang tambourine dans les artères
Ils n’ont plus de repères.
Les deux corps gisent là dans la nuit,
Alors que leurs âmes s’envolent au paradis,
Quand arrive le moment orgasmique et sans fin
Où ces deux êtres ne forment plus qu’un.