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samedi 23 octobre 2021

EMPATHE

L’être humain aime se représenter les états mentaux d’autrui

Il a créé tout un système conceptuel, véritable théorie de l’esprit

Les neurones miroirs s’activent quand un individu observe un autre faire une action

Ces cellules jouent un rôle majeur dans la reconnaissance et la compréhension.

Cette action d’autrui entraine un mécanisme de résonnance

Qui génère la réponse empathique comme une peur, une joie, une souffrance…

C’est la capacité de se mettre à la place d’autrui

De se représenter, ressentir, voir penser. Telle est l’empathie.

Réaction automatique mais non intentionnelle

C’est une composante émotionnelle.

Alors oui, cher ami, il me suffit de te voir, de t’écouter pour me dire oui

Je crois que j’ai bien compris et que j’ai en moi aussi ton ressenti

A travers tes yeux, j’écoute ce que me dit ton âme

Qu’elle rit, qu’elle gémisse dans son silence muet, je perçois le drame

Cela devient presque instinctif après avoir été je l’avoue très instructif

Mais ça me fatigue aussi, car cela en devient trop invasif.

Je t’entends toi mais aussi toi et toi et lui et elle et la foule entière

Tout s’amplifie, réagit en moi mais j’aimerais bien que parfois tout cela finisse par se taire

Alors mon ami je t’en prie ne m’en veux pas si parfois je suis dur, cassant m’isole ou fuis

A trop aimer, on se laisser déborder. L’écoute est une douce torture qui parfois nous détruit

Ces meurtrissures, je les accueille trop dans mon corps qui essaie de rester en vie

Et dire que certains croient en un sixième sens et affirment que c’est un cadeau de la vie !




samedi 25 septembre 2021

HOMME GIVRE

Sur le sommet des montagnes, là où le vent vient te cingler

Je suis un être rigide dans un corps complètement gelé

Cette affreuse masse de terre et de glace

Immuable dans sa constance qui ne bouge pas de sa place

Véritable bloc de pierre figé dans ses pensées

Avec ces débâcles amoureuses, mon cœur en est resté gelé

Même le soleil ne parvient à fondre ma glace

Aucun de ces rayons ne vient réchauffer

Ne serait-ce qu’une bonne pensée

Comme si tout s’agglutine et s’englace

Etre mort, être froid

Je ne manque pas de sang-froid

Mais en moi ce sang mauvais se répand

Me conquière à mes dépend

Tombe la neige…

Toutes les peines ont leurs lots de cortèges

A force de croiser imbéciles et idiots de ce monde

Je suis rejeté comme la saison hivernale moribonde

Alors je reste sur mes cimes enneigées

Loin de ce monde sans émotion, esseulé




samedi 12 juin 2021

PENSE-BETE


Reste-t-il de l’animal dans notre humanité ?

Ou l’homme s’est transformé dans la continuité

Selon certaine faveur de l’évolution

Ou par une admirable transformation

Être humain sans reste animal

Au secours d’un moralisme à valeur fondamental ?

Car l’humain contient toujours une part de sensibilité

Qui fait du reste sa part de vulnérabilité

Concept qui nous plonge dans un dualisme métaphysique

Nous vivons comme des humains et loin d’un mode animal métempirique

La masse humaine vit dans une certaine morale

L’animal ne possédant que des éléments constitutifs de cette morale

Erreur de concevoir pour l’homme ce supplément d’humanité

En ne reconnaissant à l’animal que des capacités cognitives avancées

Et si on s’était planté dans nos capacités ?

Et qu’on a juste augmenté notre intersubjectivité

Qu’on a dépassé la vie clanique, la vie de groupe organisé

A une vie de plus en plus institutionnalisée

Il n’y a que l’être humain doué de raison qui pousse ses réflexions

Cet énoncé invite à l’anthropocentrisme comme logique de position

Tout cela est tout en subtilité et sensibilité

Il faudrait pouvoir penser avec notre animalité

Être humain est être animal dans son corps et dans sa tête

En sommes, l’homme reste bête




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier