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samedi 20 juin 2026

LE PRÉSENT NAIT D'UN PASSÉ MOURANT

 

Tu navigues entre un passé non maîtrisé et un avenir incertain.

Tu es là dans un présent sans grand entrain,

Regrettant ces années de mécontentement,

Et pleurant cette vie remplit de tourments.


Paupières rougies et yeux larmoyants,

Le passé trompé ne s’efface pas dans le présent.

Le cœur s’est transformé en pierre et avec, le sang s’est asséché.

L’horizon du destin est bel et bien asphyxié.


Commence chaque jour en ressassant les histoires d’hier,

Se remémorant les souffrances et les blessures,

Qui exhume sans relâche ce mauvais passé de galère,

Qui n’est qu’un tas de meurtrissures et de vomissures.


Infortune d’un présent qui se cherche en terre inconnue,

Le passage du fleuve Styx se fait déjà à vue.

Malheur à ce demain qui n’accueille en son sein que fatalité,

Déconvenue, mésaventure et calamité.


Faut-il donc rencontrer son fameux créateur,

Pour qu’il lâche ces poids de malheur ?

Afin que demain soit un autre jour,

Avec un avenir douceur de velours ?!




samedi 16 mai 2026

AIMER LA VIE

 

Un certain Kierkegaard a dit, je cite :

« On ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière,

On ne peut la vivre qu’en regardant en avant » - même si elle va de travers !

Voilà qui semble assez explicite ce qui n’est pas si simpliste !


Donc la vie peut être vue comme belle !

Mais si l’amour n’y est pas ?

Tu souffres de cette quête éternelle,

Et de cet affreux constat qui dit que tu as raté le contrat !


Il parait que quand le mal est fait,

Le mal est fils de vertu !

Alors tu déclares forfait,

Histoire de cacher la bête abattue.


Finis les soirs pleins de désir,

Ne reste que le râle des derniers soupirs.

Et pas la peine de sortir la boîte à mouchoirs,

Pour éponger les pleurs d'un triste désespoir.


Je pense que personne n’adhère à la souffrance,

Surtout pour celle d’un cœur meurtri, brisé.

Parce que là c’est sans importance,

Et que peut-être il y aurait matière à socratiser !


Car après une bonne secouée, il faut un temps pour digérer,

Reprendre sereinement les leçons d’optimisme,

Pour réapprendre de nouveau à aimer.

Et là je vais me replonger dans le spinozisme !




samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




samedi 7 mars 2026

BLESSURE DE L'AMOUR

 

Il aimait tranquillement

Et cela lui semblait suffisant.

Mais la vie lui a fait revoir son jugement,

Ravaler son orgueil, ses sentiments.


Maintenant, son cœur saigne, il est en détresse.

Blessé dans son amour propre, sa cause perdue

Il puise dans sa colère et sa tristesse

La force pour retrouver son âme déchue.


Seul avec sa lourde peine,

Il aime se faire violence.

Il veut expier ses fautes, sa souffrance

Sortir ses erreurs de son corps, de ses veines.


Chaque jour qui passe est couleur de blues.

Il est tourmenté par l'amertume, la morosité

Des moments passés gâchés.

Si seulement il avait pu ne pas marcher dans cette bouse.


Mais entre cruauté et volupté,

Il sait qu'il a devant lui ce tunnel à passer.

Traverser cette sombre déprime, c’est son grand chelem.

Et peut-être qu’un jour, redevenu Roi, il pourra redire qu’il aime!






samedi 22 novembre 2025

MAL DE PIERRE !

 

Un soir comme un autre, le repas et la vaisselle sont terminés,

Les enfants vont bientôt aller se coucher,

Et là, sans voir venir, c’est le coup de poignard dans le dos,

Ce point violent qui te prend tout de go,

Ce déchirement qui contre ta volonté,

Te fais te plier en deux sans pouvoir y résister.


Tu comprends tout de suite ce qu’il t’arrive,

C’est encore une crise de colique néphrétique qui se fait vive,

En médecine chinoise, on dit qu’elle est liée à la peur …

Laquelle ? Ce qui est sûr c’est la présence de cette atroce douleur.

Et là tu connais bien la sentence,

Va falloir aller vite aux urgences.


Mais impossible de conduite dans cet état

Oser déranger et appeler un, ou une amie pour t’amener même à cette heure-là ?

Laissons tomber …

Appelons les pompiers !

Téléphone … Redirection un médecin du SAMU, allo …

On te dit de vite aller à la maison médicale qui ferme dans 20 minutes à 22H… presto !


Alors cahin-caha tu t’habilles et puis t’as pas le choix, tu y vas.

Soulagement tu y es parvenu, tu es là !

Direction les urgences et prise en charge immédiate.

Fabuleuse infirmière qui sait ce que c’est que d’avoir un calcul d’oxalate.

On te pose immédiatement ta perf, enfin ta drogue salvatrice va se glisser en toi.

Ohhhh morphine, je t’accueille avec joie dans mon bras.


La douleur s’atténue lentement, reste à prendre son mal en patience,

Et gérer médicalement cette souffrance.

3h du mat, ça fait 6 heures déjà à attendre dans le couloir ta prise en charge

Et enfin un brancardier t’emmène dans le monte-charge

Direction le scanner pour identifier enfin ce mal

Résultat un beau caillou de 8-10 mm, joli petit cristal !




mercredi 19 novembre 2025

UN 13 NOVEMBRE

 

C'était un 13 novembre 2015

Une date qui résonne maintenant comme Marignan 1515

Un soir de fête qui plonge dans le malheur

La France connait un nouvel état de terreur.

De pseudos islamistes tirent à bout portant

Et mettent au tapis des centaines d’innocents

Puis se font sauter avec leur ceinture d’explosifs

Histoire de marquer encore plus nos chairs à vifs.

Ces terroristes veulent jouer sur la psychose

Les parisiens répondent avec des roses !

Munis de cagoules, on est face à de nouveaux bourreaux

Qui ne pensent que fusillade et verser du sang pur sang

A briser des destins sur les terrasses d’un restaurant

A lâchement achever des vies à l’heure de l’apéro.

Une fois de plus, on est face à des actes de terrorisme

Et c’est le peuple qui est victime, victime de ce fondamentalisme

Tu penses qu’avec ton jihad tu vas pouvoir nous mettre à genoux

Et bien sache que la France, restera toujours debout.




vendredi 31 janvier 2025

AMOUR PERDU


Dans cette nuit froide où seul le vent violent gifle mon corps meurtri

Mes pensées se perdent dans un souvenir égaré

Où il y avait des mots, des regards et plein de caresses et de baisers d’échangés

Qui décrivaient ce si bel amour qui hélas a fui, s’est évanoui

Clape de fin pour tous ses merveilleux instants partagés

Reste l’angoisse et le malaise d’un cœur égaré

Les réminiscences d’un parfum qui flotte Dans une partie secrète de ma tête de linotte

Il me reste à composer avec ce nouvel ami le silence

Qui joue avec moi comme l’écho de toi et crée ma souffrance

Dans cette obscurité les pieuses promesses s’envolent Comme tous ces mots d’amour qui ne sont plus dans le protocole

Le froid glacial casse toutes les belles promesses émises

Le doux rêve tant espéré file dans sa remise

Alors que trouver sur ce chemin noir couleur d’ébène

Si ce n’est des souvenirs qui me hantent et prolongent ma peine ?

Les ombres des arbres gris se balancent devant moi à chaque pas

Et dessinent par instant ton vaporeux visage tout en se moquant de moi

Les branches qui dansent au vent violent flagellent ma tête

Peut-être pour me dire de chasser mes souvenirs qui rongent mon être

Enlacer ma mélancolie, marcher avant d’être trop pompette

Te dire adieu mon amour et me rentrer sous cette tempête




vendredi 20 octobre 2023

ETHYLISME D’UNE VIE

 

Quelle ensorcelante attirance pour ce doux breuvage

Même si on sait que ce n’est qu’un vil servage

Et pourtant l’envie irrépressible va à ta boutanche

Afin d’éviter que ton cœur ne s’épanche

 

L’alcool délivre tous ces pernicieux méfaits

Mais dans ces excès, tu le considères comme un bienfait

Quelle douce délivrance que d’avoir ce verre plein

Sentir ce flot soudain si brûlant descendre en toi à grand train

 

Il annihile tes papilles et inhibe tous tes récepteurs

Seul coule ce philtre, cette si douce liqueur

Qui fait son œuvre et met en off tous tes interrupteurs

Pour embouteiller cette énième épreuve de malheur

 

La dose s’instille tout doucement dans ton sang

Pour que tu perdes petit à petit tous sens de jugement

C’est la rédemption tant attendue du cuitard

Te voilà enfin libre dans ta tête de soûlard

 

Plus de pensées, plus de ressassements, plus de cogitations

Cette artificielle torpeur efface toutes tes vitupérations

Allez, bois encore un verre, pour faire durer le plaisir

A défaut de jouir, cet élixir t’offre le privilège d’abattre tous tes désirs

 



samedi 19 mars 2022

LA PUTAIN


Sur le bord de l’asphalte, elle est là !

Trouble destin qui la met devant toi

Histoire de te faire bander, elle est la travailleuse des rues

Qui vit amèrement en vendant son cul


Sous un regard fatigué et un sourire forcé en coin

Conservant un air coquin pour subvenir à ses besoins

La voilà prête à s’offrir

Prête à donner un certain plaisir


Mais elle n’est pas la bonne à marier

Elle est juste la bonne à se taper

Pas étonnant que tu ne sois pour elle qu’un vulgaire compte en banque

Elle que tu vas remplir pour assouvir et combler ton triste manque


Te voilà ravi de ta blanche jouissance, mais tu l’as souillé

Jusqu’au plus profond de son intimité

Elle t’a vendu ses charmes, à toi l’inconnu

Par défi à la vie de souffrances et d’abus


Depuis bien longtemps son cœur a disjoncté

Illusion des jours heureux, l’amour s’est éteint, s’en est allé

Corps meurtri rejoignant le trottoir elle est celle qui ne vaut rien

Pour les lubriques passants du soir, elle ne sera que la simple putain




samedi 26 juin 2021

ALCOOL DE NUIT


Je suis parti avec ce double qui me colle dans les bois

La boutanche bien calée contre moi

Je marchai dans la nuit noire sous cette froide pluie

Et là j’ai trouvé ce site ténébreux et m’y suis assis

Je me suis posé sur ce vieux tronc couché

L’œil hagard, perdu, la pensée déséquilibrée, égarée

Santé ! Je bois à ma repentance

C’est ma triste pénitence

Le clapotis de la pluie produit son rythme

Toc toc toc sur mon crane et influence mon biorythme

En dedans les pensées s’ébattent et s’abattent

Comme la pluie drue en vraie garce scélérate

Et si j’utilisai ce couteau pour torturer mon âme

Et en finir avec ce stupide psychodrame

Plonger la lame au fond de mes entrailles, mon être détrempé

Tel le samouraï, sortir mes tripes alcoolisées

Qu’il serait judicieux de boire et de vomir

Afin de pouvoir sortir tout ce qui pourrait nous anéantir

Dégobiller ses répulsions, gerber sa rancœur

Dégorger ses peines, ces vrais crève-cœurs

Que le sang se libère de cette vie de galère

La laideur envahit trop ce monde pour un solitaire

Reste à partir goutte après goutte

Et ne pas laisser de place au doute

Puis cesser de respirer

Pour ne plus penser




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier