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samedi 11 juillet 2026

J'AIMERAIS (le) POUVOIR

 

J’aimerais pouvoir croire que tu sois là

Pas très loin, tout près de moi

A te lover tel un cobra

Prête à te blottir dans mes bras


J’aimerais pouvoir sceller notre union

Et avoir de toi une totale soumission

Afin de découvrir toutes nos envies

Et combler nos manques jusqu’à maintenant inassouvis


J’aimerais pouvoir te guider

Sur ce chemin pour que tu puisses t’abandonner

Qu’il coule de tes yeux des larmes de joie

Quand tu te retrouveras nue à genoux devant moi


J’aimerais pouvoir contrôler ton désir insistant

Toi que j’attends depuis si longtemps

T’imposer un certain nombre de fantaisies

Et que tu finisses la séance par une bonne gâterie


J’aimerais pouvoir nous libérer de nos secrets

Te dominer mais toujours avec respect

Mais où te trouves-tu donc douce soumise ?

Ma tendre et délicieuse promise ?





samedi 30 mai 2026

CREVE COEUR

 

Un malaise diffus qui s’apparente à de la mélancolie

Mélopée comparable au gémissement plaintif d’un égo noyé sous les pleurs

Un ultime appel qui plonge de nouveau dans la peur viscérale du malheur

Alors que le silence ricoche en écho dans cette cité dortoir encore assoupie


Un bout d’amitié, quelques mois d’amour qui partent après une mauvaise martingale

L’abandon de cette vie qu’on souhaitait sincère et à long terme conjugale

Le profond déchirement de l’absente qu’on souhaite pourtant regagner

Echec, encore échec de la combinaison voulue qui perd ton âme affligée


C’est cette absence absolue qu’on nomme néant qui fraye son passage dans l’ultime agonie

Les ondes cérébrales anéanties par ce vide s’amenuisent petit à petit

Il ne reste que de vulgaires tressaillements, des spasmes insignifiants

Dans la cervelle évidée d’un homme qu’on détrône en perdant


Surtout faire le bon choix, oser faire le dernier pas

Aller se jeter au Saut de la Pucelle sans "Elle"

Pour quitter dignement cette histoire à tire-d’aile

Afin de se retrouver, changer d’air et revenir en soi



samedi 28 mars 2026

CHAGRIN

 

Trahi, abandonné, chahuté par les flots,

Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots

Errements dans l’inconnu, triste toujours.


Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.

Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.

Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?


Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.

Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.

La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.


Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,

Reste sur le chemin et continue d’avancer.

Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire


Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin

En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.

Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.


Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.

C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.

En un seul mot: chagrin.




mardi 23 décembre 2025

MOROSITE DU SOIR

 

Cœur aussi lourd qu’un granit de pierre tombale 

Esprit à la dérive, âme en peine comme c’est d’un banal …

Et pourtant, parfois on éprouve en soi l’idée d’une échappatoire,

Afin d’épurer et nettoyer cette affection via un modeste déversoir.

Comprendre ce corps perclus de douleurs,

Et ce cerveau baigné dans sa douce langueur.

Accablé par cette triste solitude,

Qui telle une drogue est pure assuétude.

Que voilà une bien triste confession,

De cet esprit embué par tant de cruelles questions.

Dans cette incapacité oppressante,

Piégée au fin fond de ces entrailles saignantes.

Serais-je donc tourmenté ? Tracassé ?

Affligé ? Voir quelque peu chagriné ?

L’angoisse se propage lentement,

Et s’insinue partout très clairement.

Restant aveugle même devant une main tendue,

Car le regard est toujours tourné vers ce passé maintenu.

Il se ressasse, il se cogite, il est toujours bien présent.

Alors ce soir, c’est un soir de sombre abattement.

Doublé par l’effet du solstice d’hiver,

Ca fera bien un pathétique classique fait divers.

Dissimuler son cœur, son mal être et cacher sa tête,

Devant la face du monde qui se prépare à la fête.

Sors un verre et bois ta golée, voilà un acte plutôt positif,

L’écriture a la vertu d’un vaccin dérivatif.

Il me faut bien le confesser,

Et continuer à écluser, alors santé !




mercredi 22 octobre 2025

DOUCEMENT DÉPOSÉ


Arrive ces mots fatidiques et douloureux qu’on ne souhaitait pas entendre

Ces mots que tu croyais jeter au loin et qui sont là et viennent te surprendre

Tu viens de me laisser seul avec ma peine

Et ce sont de nouveau ces cruelles émotions qui se déchaînent


Plus de tes mots doux, plus de ta gentillesse, plus ce si doux regard à regarder

Me voilà comme posé à quai sans bagages, isolé, abandonné

Un peu comme le triste remake d’un passé pas si passé

Où tu plonges dans les remords, la culpabilité


Ai-je une prédisposition à me faire plaquer ?

Peu importe ! Il n’y a pas de réponses à ces questions

Et même pas la peine de se lancer dans ces argumentations

Même si mon cerveau se joue de moi avec des propositions toutes alambiquées


Alors que me reste-t-il à part abdiquer ?

Et dans le silence et l’introspection se replonger

Je vais retourner m’isoler seul dans les bois, c’est mon coin

Et affronter de nouveau ce fameux destin !


Tu m’as délaissé, tu m’as plaqué

Et peut-être as-tu bien fait car je commençais à trop t’aimer

Et crois-moi, je t’aurais couvé, je t’aurais chéri, je t’aurais savouré

Je t’aurais écouté et je t’aurais couvert de caresses et de baisers


En fait, tout ça, c’est la simple histoire d’un pauvre mec

Qui a pu se réjouir de te connaitre même si la fin est un échec

Tu m’as laissé

Je t’ai aimé





UNE CHAGRINE EXISTENCE

  Jouer au scalde, à l’aède ou au fils d’Apollon qu’importe le nom pour écrivasser Une vie taciturne, sombre, une vie de renfrogné Alors qu’...

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