Un malaise diffus qui s’apparente à de la mélancolie
Mélopée comparable au gémissement plaintif d’un égo noyé sous les pleurs
Un ultime appel qui plonge de nouveau dans la peur viscérale du malheur
Alors que le silence ricoche en écho dans cette cité dortoir encore assoupie
Un bout d’amitié, quelques mois d’amour qui partent après une mauvaise martingale
L’abandon de cette vie qu’on souhaitait sincère et à long terme conjugale
Le profond déchirement de l’absente qu’on souhaite pourtant regagner
Echec, encore échec de la combinaison voulue qui perd ton âme affligée
C’est cette absence absolue qu’on nomme néant qui fraye son passage dans l’ultime agonie
Les ondes cérébrales anéanties par ce vide s’amenuisent petit à petit
Il ne reste que de vulgaires tressaillements, des spasmes insignifiants
Dans la cervelle évidée d’un homme qu’on détrône en perdant
Surtout faire le bon choix, oser faire le dernier pas
Aller se jeter au Saut de la Pucelle sans "Elle"
Pour quitter dignement cette histoire à tire-d’aile
Afin de se retrouver, changer d’air et revenir en soi
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