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samedi 30 mai 2026

CREVE COEUR

 

Un malaise diffus qui s’apparente à de la mélancolie

Mélopée comparable au gémissement plaintif d’un égo noyé sous les pleurs

Un ultime appel qui plonge de nouveau dans la peur viscérale du malheur

Alors que le silence ricoche en écho dans cette cité dortoir encore assoupie


Un bout d’amitié, quelques mois d’amour qui partent après une mauvaise martingale

L’abandon de cette vie qu’on souhaitait sincère et à long terme conjugale

Le profond déchirement de l’absente qu’on souhaite pourtant regagner

Echec, encore échec de la combinaison voulue qui perd ton âme affligée


C’est cette absence absolue qu’on nomme néant qui fraye son passage dans l’ultime agonie

Les ondes cérébrales anéanties par ce vide s’amenuisent petit à petit

Il ne reste que de vulgaires tressaillements, des spasmes insignifiants

Dans la cervelle évidée d’un homme qu’on détrône en perdant


Surtout faire le bon choix, oser faire le dernier pas

Aller se jeter au Saut de la Pucelle sans "Elle"

Pour quitter dignement cette histoire à tire-d’aile

Afin de se retrouver, changer d’air et revenir en soi



samedi 28 mars 2026

CHAGRIN

 

Trahi, abandonné, chahuté par les flots,

Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots

Errements dans l’inconnu, triste toujours.


Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.

Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.

Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?


Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.

Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.

La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.


Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,

Reste sur le chemin et continue d’avancer.

Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire


Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin

En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.

Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.


Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.

C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.

En un seul mot: chagrin.




mercredi 22 octobre 2025

DOUCEMENT DÉPOSÉ


Arrive ces mots fatidiques et douloureux qu’on ne souhaitait pas entendre

Ces mots que tu croyais jeter au loin et qui sont là et viennent te surprendre

Tu viens de me laisser seul avec ma peine

Et ce sont de nouveau ces cruelles émotions qui se déchaînent


Plus de tes mots doux, plus de ta gentillesse, plus ce si doux regard à regarder

Me voilà comme posé à quai sans bagages, isolé, abandonné

Un peu comme le triste remake d’un passé pas si passé

Où tu plonges dans les remords, la culpabilité


Ai-je une prédisposition à me faire plaquer ?

Peu importe ! Il n’y a pas de réponses à ces questions

Et même pas la peine de se lancer dans ces argumentations

Même si mon cerveau se joue de moi avec des propositions toutes alambiquées


Alors que me reste-t-il à part abdiquer ?

Et dans le silence et l’introspection se replonger

Je vais retourner m’isoler seul dans les bois, c’est mon coin

Et affronter de nouveau ce fameux destin !


Tu m’as délaissé, tu m’as plaqué

Et peut-être as-tu bien fait car je commençais à trop t’aimer

Et crois-moi, je t’aurais couvé, je t’aurais chéri, je t’aurais savouré

Je t’aurais écouté et je t’aurais couvert de caresses et de baisers


En fait, tout ça, c’est la simple histoire d’un pauvre mec

Qui a pu se réjouir de te connaitre même si la fin est un échec

Tu m’as laissé

Je t’ai aimé





samedi 4 octobre 2025

SILENCE !

 Quel paradoxe que de s’hasarder à en parler

Alors que c’est ce discours même qui en est réprimé !

Parole de négation, de pure abstention

Mais alors, comment rendre raison ? S’il n’y a pas de discours, d’échange, de concertation ?

Ce n’est pas dans un silence poétique ou religieux

Les discours de Socrate, de Platon interrogent, font parler et pas que les vieux.

Contrairement à Descartes, qui prône une méthode vécue dans la solitude

Les méditations se font dans un lieu calme, isolé pour atteindre la béatitude

Alors qui es-tu ?

Toi que l’on n’entend plus ?

Absence de bruit et absence de quoi que ce soit, bruit et action liés dans leur manifestation

Faire silence, c’est s’abstenir de tout faire. Tout suspendre, la cessation de toute agitation.

Le silence ...

C’est l’absence.

Silence dans le repos et dans sa pleine présence à soi-même et tu es quiétude

Silence dans les projections des soucis et de faux possibles et tu es inquiétude.

Il est aussi soupir, pause, vide qui procure une plénitude sidérale

Quand à nos oreilles il est douce suspension dans un silence musical.

Le silence existe par ailleurs dans une certaine dualité

Voir une certaine opposition ou diversité.

Dans la nature accueillante il m’est apaisant

Pour certains au milieu de ces grands espaces il peut être effrayant.

Que serait un discours ou un texte sans ces silences, ces blancs ?

Charabia incompréhensible, inaudible, inexpressif, insignifiant.

Et pourtant l’absence de parole apporte du signifiant et est très parlant

C’est l’aposiopèse ou notre expression est comme en suspend. Qui ne dit mot consent !

Que dire d’un silence méprisant qui en dit plus long dans la communication

Que tout un discours distribué sans interruptions.

Pourtant c’est la parole qui accorde une valeur au silence qui s’impose

Philosopher c’est se dégager des mots pour aller aux choses.


A l’heure du profond minuit, Zarathoustra proclame : « Silence ! Silence ! On peut entendre maintes choses qui n’ont pas le droit de se faire entendre de jour » Nietzsche.



mercredi 1 janvier 2025

L'ABSENCE


Que reste-t-il d’un cœur qui a pris ses quartiers d’hiver ?

Où l’absence de l’être aimé est tellement sévère

Que chaque jour passé je rêve de ta présence

Alors que cette cruelle réalité me montre ton absence


Le désenchantement s’infiltre peu à peu en moi

Et me plonge dans un grand désarroi

Depuis que tu as laissé en partant la place au vide

Il me reste un manque, une blessure béante et fétide


J’erre dans la tourmente du couchant de la nuit noire

Dans l’illusion de ta présence qui se présente à moi chaque soir

Mes rêveries se perdent alors dans les méandres d’un passé

Pour trouver ce que j’ai gâcher et si je peux l’effacer


Je perçois encore ton doux accent à prononcer mon nom

Ton souvenir m’accompagne tel un écho à l’agonie inachevée

Alors que t’es partie sans un aurevoir ou un juron

Reste mon cœur vidé, asséché 


Que l’amour peut être parfois douloureux à prendre certains détours

Quand il fait souffrir l’âme d’un admirateur langoureux

Peut-être nous recroiserons nous un autre jour ?

Qui peut savoir ce qu’il peut subvenir d’un cri silencieux ?




samedi 30 septembre 2023

MANQUE OBSESSIONNEL

 

Voilà que tu m’as quitté, et encore maintenant j’égrène le temps

A la recherche de ces moments qui me manquent tant.

C’est comme si tu étais partie à l’autre bout du monde

Pris ton billet et ton envol, tu t’es effacée de ma vie en l’espace d’une seconde

De tous ces instants, il me reste des photos que je regarde comme un ringard

Et cette lumière dans tes yeux et le souvenir de ton regard

Et l’éclat de ce sourire malin si joyeux

Toutes ces petites choses qui m’ont rendu heureux

Et paf ! Voilà à nouveau le rouage de la belle vie qui se détraque

Tout se dérègle dans ce monde qui paraissait enfin paradisiaque

Ta présence est toujours là, tu es sans cesse dans mes pensées

Bizarrerie du mental qui revit tous ces moments passés à tes côtés

Chacune des pièces, chaque endroit visité avec toi imprègne ma vision

Comment ne pas devenir fou à en perdre la raison ?

Cette obsession maladive accapare tout mon champ de conscience

Tu ne parviens pas à te faire oublier, étais-tu donc habitée de maléficience ?




dimanche 26 février 2023

TORRIDE ENVIE

Il a bien fait chaud aujourd’hui

Une touffeur qui transporte mes délires, mes envies

Quelle ironie ! Je nous vois sur une belle plage de sable fin

A t’enlacer, t’embrasser et te faire l’amour avec entrain

Sous les rayons de ce cuisant soleil qui nous brûle tant

Ou est-ce tout bonnement par le jeu de nos corps bouillonnants ?

Ahhhhh, quel charmant spectacle que de voir une femme nue

Parée de la plus simple et plus voluptueuse des tenues

Comment avec ces lignes érotiques ne pas avoir envie ?

De ces seins appétissants, de ces hanches et de ces fesses rebondies

Hummm, tu me fais bander par tes poses impudiques

Qui libèrent le volcan des rappels de mes passions oniriques

La chaleur est enivrante et empoigne nos chairs

Nos peaux humides se font plus réceptives aux caresses dans cette ardente atmosphère

Sous mes mains ton corps divin se fait encore plus incandescent

Et mon envie devient emballement lorsque j’entends tes merveilleux gémissements

Et pourtant tu n’es pas là. Tout cela n’est qu’un prosaïque écrit concupiscent

J’écris ces lignes comme je caresse ton corps pour me souvenir et le revivre encore maintenant




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier