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samedi 3 octobre 2026

CES MOTS D'AMOUR MANQUANTS

 

Y a-t-il une solution à ce désespoir qui m’encombre ?

Avec tous cet amoncellement de tes mots d’amour manquants en surnombre ?

Existe-t-il un électuaire, un baume voir un charme quand tout me semble si sombre ?

C’est bien hélas sans ces mots d’amours qu’on sombre !

 

De pauvres petits mots malheureux qui te mordent, te grignotent, te rongent, te dévorent

Je frappe tous ces mots remplis de remords

Reflétant un état d’âme qui vacille à la mort

Par cet affligeant rejet qui a brisé un cœur qu’on croyait fort

 

Perdu sans ces mots d’amours manquants me voilà au milieu d’une triste poésie

Ironie du sort, elle se prête à magnifier de ces vers ma piètre vie

Mais je me réveillerai bien un jour nouveau en jeune insoumis

Et mon bonheur éclatera à la face de tous ces visages qui ne m’ont pas compris

 

La vie nous dépasse … faut-il y voir une lueur d’espoir ?

Espoir d’aimer vraiment à nouveau dans une nouvelle histoire

Te fuir, t’échapper mais aussi t’oublier pour une fin du purgatoire

Il me reste de la douceur de tes lèvres, ce goût amer de ma clause résolutoire




samedi 19 septembre 2026

INDOCILE DERIVE

 

Doux déclin qui te plonge dans l’agonie

En suivant ce chemin qui t’amène à la folie

Commencé au sortir d’une chambre en pleur

Fuyant les souvenirs qui t’effleurent


Mes rêveries tournent dans mes restes de méninges, je cauchemarde !

A croire que mon être intérieur, ma propre essence me déteste

Dans ces pulsions morbides, ces turpitudes poissardes

Ces pensées malveillantes, pauvre fleur de nave baignée d’idées funestes


Alors je hère, je marche dans la sombre nuit même sous la pluie

Sans raisons, en silence, afin de fuir mon pauvre esprit

Qui me lâche enfin un instant ne pouvant plus libérer

Ces vilaines pensées qui pourraient me faire trébucher


Et c’est dans ce noir qu’alors je cherche ce spectre à abattre

Qui se moque de moi en jouant constamment sa même pièce de théâtre

Spectateur blasé et vidé je suis las de ces fins d’actes menaçants

Que tombe le rideau final et que stoppe ce supplice persistant




samedi 16 mai 2026

AIMER LA VIE

 

Un certain Kierkegaard a dit, je cite :

« On ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière,

On ne peut la vivre qu’en regardant en avant » - même si elle va de travers !

Voilà qui semble assez explicite ce qui n’est pas si simpliste !


Donc la vie peut être vue comme belle !

Mais si l’amour n’y est pas ?

Tu souffres de cette quête éternelle,

Et de cet affreux constat qui dit que tu as raté le contrat !


Il parait que quand le mal est fait,

Le mal est fils de vertu !

Alors tu déclares forfait,

Histoire de cacher la bête abattue.


Finis les soirs pleins de désir,

Ne reste que le râle des derniers soupirs.

Et pas la peine de sortir la boîte à mouchoirs,

Pour éponger les pleurs d'un triste désespoir.


Je pense que personne n’adhère à la souffrance,

Surtout pour celle d’un cœur meurtri, brisé.

Parce que là c’est sans importance,

Et que peut-être il y aurait matière à socratiser !


Car après une bonne secouée, il faut un temps pour digérer,

Reprendre sereinement les leçons d’optimisme,

Pour réapprendre de nouveau à aimer.

Et là je vais me replonger dans le spinozisme !




samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




mardi 23 décembre 2025

MOROSITE DU SOIR

 

Cœur aussi lourd qu’un granit de pierre tombale 

Esprit à la dérive, âme en peine comme c’est d’un banal …

Et pourtant, parfois on éprouve en soi l’idée d’une échappatoire,

Afin d’épurer et nettoyer cette affection via un modeste déversoir.

Comprendre ce corps perclus de douleurs,

Et ce cerveau baigné dans sa douce langueur.

Accablé par cette triste solitude,

Qui telle une drogue est pure assuétude.

Que voilà une bien triste confession,

De cet esprit embué par tant de cruelles questions.

Dans cette incapacité oppressante,

Piégée au fin fond de ces entrailles saignantes.

Serais-je donc tourmenté ? Tracassé ?

Affligé ? Voir quelque peu chagriné ?

L’angoisse se propage lentement,

Et s’insinue partout très clairement.

Restant aveugle même devant une main tendue,

Car le regard est toujours tourné vers ce passé maintenu.

Il se ressasse, il se cogite, il est toujours bien présent.

Alors ce soir, c’est un soir de sombre abattement.

Doublé par l’effet du solstice d’hiver,

Ca fera bien un pathétique classique fait divers.

Dissimuler son cœur, son mal être et cacher sa tête,

Devant la face du monde qui se prépare à la fête.

Sors un verre et bois ta golée, voilà un acte plutôt positif,

L’écriture a la vertu d’un vaccin dérivatif.

Il me faut bien le confesser,

Et continuer à écluser, alors santé !




dimanche 13 avril 2025

L'HOMME AU REGARD NOIR


Dans le silence de cette nuit noire

Le pauvre type errant finit par s’asseoir

Devant cet étang lisse à la face de miroir

Il se remémora des rêves qu’il pensait pouvoir

Encore, un jour, peut-être, revoir


Son cœur resta lourd comme un pressoir

Ecrasant son espoir sans le surseoir

Il pleura sans larmes salvatrices, en secret, sans s’émouvoir

Un monde trop calculatoire devenu juste une cité dortoir

Avant l’ultime étape de l’abattoir ou du purgatoire


Les jours disparaissent sans laisser d’au revoir

Alors que le froid s’installe et qu’il se met à pleuvoir

Et lui marche seul d’un pas oscillant entre espoir et désespoir

Ruminant ce qu’il lui reste de vie entre boire et déboire

Il erre lentement, l’âme vide, sans vouloir


Du haut de son observatoire il en a fini avec ses doux rêves illusoires

Il voit bien qu’il n’y a plus aucune échappatoire

A quoi bon chercher une force expiatoire

A force de trop voir, on finit par ne plus croire

Et ne reste alors que de drôles histoires à l’humour noir

 





COMPLAINTE D'UN LOUP

  A quoi peut-on bien servir loin de sa meute Lorsqu’on est étiqueté solitaire voir sauvage Seul assis devant ce putain de clavier A taper d...

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