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samedi 10 janvier 2026

UN SOIR AU BAR

 

Accoudé au comptoir avec mon carnet et mon chaleureux verre d’alcool,

Je regarde cette serveuse ou plutôt son cul sublime qui m’affole !

C’est toujours mieux que d’zieuter ces paumés au regard de vitriole !


Entouré au bistrot par tous ces poivrots, dans ce brouhaha, seul, j’en peux plus.

Ecœuré par ce déversoir, je divague, je suis perdu.

A boire comme un trou, on est vite classé porté disparu !


Dans cette taverne, on s’instille de l’eau pour la vie en pleine face,

Mais le corps se refroidit, se liquéfie alors qu’il réclame son insatiable soif.

J’aimerai pouvoir m’éclipser, m’évaporer avant qu’il ne soit trop tard, je suis si las.


Au fil des verres dans ce boui-boui, j’écris trois mots et parais l’ours invincible.

Et pourtant mon corps en peine ou à la peine se vide sur le zinc impassible !

Au troquet, fini ce pathétique spectacle, enfin je m’évanouis. Y’a rien de risible.




dimanche 25 mai 2025

ACCOUTUMANCE


Vile addiction, quand tu nous accapares
Trop ostentatoire, tu m'étrangles, tu m'enterres et d'emmerdes tu me pares
J'aimerais pourtant pouvoir m'en délier et me délivrer
Reprendre mes saines activités et surtout ma liberté

Juste s’autoriser de boire jusqu’à plus soif de l’eau ou du café,
Mais chère dépendance tu es là, tu me ligotes, me garrottes, m’étreins
Un verre d’alcool, puis un autre et encore un autre pour se sentir bien
Et cruel demain, où tu sais qu’il te faudra augmenter la dose pour te sentir grisé
Même gauche, tu penses pouvoir marcher droit comme c’est bien
Pour faire semblant d’être là, enjoué et badin
Mais à chaque jour qui passe, de guerre lasse
Tu entrevois peu à peu la mort qui attend juste que tu te ramasses
Dur et lourd combat qu’il faudrait mener pour se ranimer à la vie
Retrouver des plaisirs sains pour ne plus copiner avec l’ennemi
Dire adieu à ces beuveries éthyliques pour retrouver quiétude et sérénité
Et avec un tel sacrifice, peut-être qui sait ressusciter !



samedi 2 avril 2022

MEURT-DE-SOIF


Assis seul au bord du comptoir

Il noie son désespoir

Une choppe à la main

A chasser les jours sans lendemains


Le liquide glisse sur les parois de son godet

Avant de s’épancher dans son cornet

Inondant ses sombres élucubrations

D’une triste vie qui ne tourne pas rond


Son regard est inexpressif et vide

Comme est devenu son verre sans fluide

Mais de déchirantes pensées l’assaillent

Naufrage d’un cerveau pris en tenaille


Ne l’accusez pas de faiblesse pour autant

Même s’il se délaye lentement

Amours ou rêves brisés

Ce n’est pas à nous de juger


En attendant, il cherche seul sa rédemption

En ingurgitant chaque rasade par acte de contrition

Une gorgée de plus pour chercher sa délivrance

Une lampée pour conjurer la malchance


Il écope verre après verre

Tel un naufragé solitaire

Mais il devra s’en aller

Le troquet devant fermer


Alors il va errer ici et là

Tout en titubant de ces lourds pas

Recherchant le meilleur des arbres pour pisser

Fautes en parties expiées, il retrouve de sa dignité!






samedi 26 juin 2021

ALCOOL DE NUIT


Je suis parti avec ce double qui me colle dans les bois

La boutanche bien calée contre moi

Je marchai dans la nuit noire sous cette froide pluie

Et là j’ai trouvé ce site ténébreux et m’y suis assis

Je me suis posé sur ce vieux tronc couché

L’œil hagard, perdu, la pensée déséquilibrée, égarée

Santé ! Je bois à ma repentance

C’est ma triste pénitence

Le clapotis de la pluie produit son rythme

Toc toc toc sur mon crane et influence mon biorythme

En dedans les pensées s’ébattent et s’abattent

Comme la pluie drue en vraie garce scélérate

Et si j’utilisai ce couteau pour torturer mon âme

Et en finir avec ce stupide psychodrame

Plonger la lame au fond de mes entrailles, mon être détrempé

Tel le samouraï, sortir mes tripes alcoolisées

Qu’il serait judicieux de boire et de vomir

Afin de pouvoir sortir tout ce qui pourrait nous anéantir

Dégobiller ses répulsions, gerber sa rancœur

Dégorger ses peines, ces vrais crève-cœurs

Que le sang se libère de cette vie de galère

La laideur envahit trop ce monde pour un solitaire

Reste à partir goutte après goutte

Et ne pas laisser de place au doute

Puis cesser de respirer

Pour ne plus penser




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier