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samedi 23 octobre 2021

EMPATHE

L’être humain aime se représenter les états mentaux d’autrui

Il a créé tout un système conceptuel, véritable théorie de l’esprit

Les neurones miroirs s’activent quand un individu observe un autre faire une action

Ces cellules jouent un rôle majeur dans la reconnaissance et la compréhension.

Cette action d’autrui entraine un mécanisme de résonnance

Qui génère la réponse empathique comme une peur, une joie, une souffrance…

C’est la capacité de se mettre à la place d’autrui

De se représenter, ressentir, voir penser. Telle est l’empathie.

Réaction automatique mais non intentionnelle

C’est une composante émotionnelle.

Alors oui, cher ami, il me suffit de te voir, de t’écouter pour me dire oui

Je crois que j’ai bien compris et que j’ai en moi aussi ton ressenti

A travers tes yeux, j’écoute ce que me dit ton âme

Qu’elle rit, qu’elle gémisse dans son silence muet, je perçois le drame

Cela devient presque instinctif après avoir été je l’avoue très instructif

Mais ça me fatigue aussi, car cela en devient trop invasif.

Je t’entends toi mais aussi toi et toi et lui et elle et la foule entière

Tout s’amplifie, réagit en moi mais j’aimerais bien que parfois tout cela finisse par se taire

Alors mon ami je t’en prie ne m’en veux pas si parfois je suis dur, cassant m’isole ou fuis

A trop aimer, on se laisser déborder. L’écoute est une douce torture qui parfois nous détruit

Ces meurtrissures, je les accueille trop dans mon corps qui essaie de rester en vie

Et dire que certains croient en un sixième sens et affirment que c’est un cadeau de la vie !




dimanche 4 juillet 2021

MONDE POURRI


"Homo homini lupus est", l’homme est un loup pour l’homme


Locution latine à vision plutôt pessimiste de la nature humaine

L’éducation de ces bons sauvages semble avoir été vaine

Tant reste encore en ces temps ce triste syndrome

Honte à nous pour ses pauvres loups, qui au moins ne se bouffent pas entre eux

Pauvre canidé humanoïde devenu fou en ayant perdu ces crocs et son franc-jeu


L’homme-loup est devenu bien inoffensif à présent

Il n’a plus son mordant d’antan

Il gueule bien de temps en temps

Mais ça reste dans le vent

Juste parfois pour revendiquer quelques droits

Quand au fond de lui il retrouve encore la foi


Ou est-ce les réminiscences d’un passé de survie

Un souvenir imprécis d’un rappel à la vie

Pour ressentir les battements de son cœur

Dans un monde qui se gargarise de ses peurs

Tout en se laissant berner par tous ces leurres

Quand tu crois que ces gens sont bons et que tu es des leurs


Mais tu sais qu’ils ne sont pas bons, ni gentils

Qu’ils sont gorgés de désirs, d’envies

Ces bêtes frustrées, bridées, administrées, domptées

Et pour mieux contrôler la meute qu’est-ce qu’on leur a donné ?

La télé et sa téléréalité, internet et ses influenceurs à succès

Plus besoin de saines lecture, au loin nos rêves désuets


Maintenant tout ce qui n’est pas à portée d’un clic

Dévient vite périmé, suranné, archaïque

Tout doit aller très vite. C’est le temps du boulot-télé-dodo

Gérer sa carrière en espérant des hauts

Mais tu en tombes souvent bien bas

Ce sont les ressources humaines qui la gèrent au rabais pour toi


Tu cherchais une vie saine, dans un corps sain

Une vie sociale avec la sincérité de bonnes relations entre voisins

Tu croyais au régime bio, aux produits diététiques

On t’apporte une malbouffe, une restauration rapide c’est moins éthique !

On t’a apporté la fête, les rassemblements publiques festifs

Pour stimuler ta consommation sur le territoire sous l’égide du collectif


Tu cherchais l’amour passion

On t’a apporté la déception et la trahison

Tu voulais cette rencontre durable, saine et sincère

Tu as le coup d’un soir, la rencontre éphémère

Tu rêvais d’une famille forte, heureuse et unie

Tu as gagné le divorce, la garde partagée, la famille désunie


On t’a vanté les valeurs de l’éducation nationale

La réussite pour tous quelle que soit ton milieu social

Tu avais soif d’apprendre sur tout et n’importe quoi

Et tu as plutôt eu sur rien, ce n’était pas pour toi

On ne t’a pas fait aimer l’histoire ni la littérature

Qui pourtant expliquent toutes ces forfaitures


Adieu le gout de l’effort

On ne le retrouve même plus dans le sport

Tout part à la dérive, à vau l’eau

L’homme est devenu un beau salaud

Avec un sens aigu de l’oubli

Il ne pense plus, il n’aime plus c’est fini


Ils se bouffent juste entre eux, ces gens en fiers vaniteux

Deviennent égoïstes dans leur propre milieu

Plus personne ne s’aide, s’entraide

Même simplement se sourit … pauvres bipèdes

La méfiance envers l’autre

Résulte de la peur d’eux-mêmes vu dans cet autre


Même toutes ces religions qui prônent l’amour comme refouloir

Se noient dans leurs guerres et le sang versé au pied de leur tour d’ivoire

Liberté j’écrirai ton nom sur les sentiers éveillés

Tu parles ! On s’est bien fait berner, voir même niquer !

Concept qui après avoir été épuisé

S’est bien fait délaver, dépecer, tuer


Dégouté de cette époque où tu n’es plus libre de t’exprimer

Avant d’avoir écrit un mot ou parlé, tu es déjà catalogué, condamné

Je ne fais plus que grogner et hurler les jours de pleine lune

A remâcher, ressasser dans mon esprit mes rêves de fortune

A trop ouvrir les yeux, mon cœur s’est trop blessé

Dans ce monde pourri à quoi bon exister ?




samedi 12 juin 2021

PENSE-BETE


Reste-t-il de l’animal dans notre humanité ?

Ou l’homme s’est transformé dans la continuité

Selon certaine faveur de l’évolution

Ou par une admirable transformation

Être humain sans reste animal

Au secours d’un moralisme à valeur fondamental ?

Car l’humain contient toujours une part de sensibilité

Qui fait du reste sa part de vulnérabilité

Concept qui nous plonge dans un dualisme métaphysique

Nous vivons comme des humains et loin d’un mode animal métempirique

La masse humaine vit dans une certaine morale

L’animal ne possédant que des éléments constitutifs de cette morale

Erreur de concevoir pour l’homme ce supplément d’humanité

En ne reconnaissant à l’animal que des capacités cognitives avancées

Et si on s’était planté dans nos capacités ?

Et qu’on a juste augmenté notre intersubjectivité

Qu’on a dépassé la vie clanique, la vie de groupe organisé

A une vie de plus en plus institutionnalisée

Il n’y a que l’être humain doué de raison qui pousse ses réflexions

Cet énoncé invite à l’anthropocentrisme comme logique de position

Tout cela est tout en subtilité et sensibilité

Il faudrait pouvoir penser avec notre animalité

Être humain est être animal dans son corps et dans sa tête

En sommes, l’homme reste bête




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier