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samedi 8 novembre 2025

IVRESSE

 

Voilà que la nuit commence à se faire noire

Que ton pauvre cerveau déjà sonne l’hallali

Il est temps à nouveau de passer à l’exutoire

Il te faut ressortir ce chaleureux whisky !


Trinquons non pas à ces conneries de bonheur ou de santé

Mais plutôt à ce passé pas si lointain qui t’a martelé, écrasé, cassé

Est-ce donc par basse lâcheté ou par paresse

Que tu pars ainsi - petit con - dans cette minable ivresse ?


La peur enveloppe ce qui reste de ton âme impure

Pour la plonger dans sa triste et morne torpeur

L’alcool se distille lentement à travers ton armure

Afin que Satan tranquillement gèle ton cœur




samedi 1 novembre 2025

SEUL


C’est l’histoire du vieux con seul avec ses pensées

Toujours prêt à trinquer avec son être oublié

Accoudé ici et là le soir au bord d’un comptoir

Pour diluer son triste désespoir

Noyer son lot de mauvais souvenirs

Adjurer les craintes existentielles d’un avenir

Conjurer les peurs d’un demain sans amour

Détourner les affres d’une vie sans détour


Comment retrouver une vie sereine

Quand celle-ci devient facétieuse et pleine de déveine ?

Plus d’échanges de regards ou de mots

Plus d'une main ni de caresses dans le dos

Il reste seul le soir avec mère solitude qui veille

Qui attend juste que tu débouches une bonne bouteille

Pour effacer ces jours qui sont trop gris

Et ça passe par quelques verres d’un bon whisky


Et là ... tu plonges dans le silence de ta vie

Pour retrouver la paix de l’esprit




vendredi 3 décembre 2021

UN VERRE POUR SE DEPOUILLER

 

Jeter le manche après la cognée

De tous, des siens, te sentir comme dépossédé

Alors vers qui tendre la main quand tu en aurais besoin

Quand tu préfères t’isoler et ruminer seul dans ton coin

 

Habillé de tes vêtements qui te portent depuis tant d’années

Tu fais pâle figure dans ce monde à top-modèles et défilés

Sous tes haillons, tu pourrais quémander de ta main quelques sous

Mais tu vivrais cela comme un affront, un dégout

 

Tu ne demandais pourtant pas grand-chose dans cette vie

Mais d’elle tu n’en connais qu’une pâle copie

Et dans les bas-fonds du soir tu la revisites au whisky

Pour repousser au loin tes ruminations et tes ennuis

 

Tu n’es qu’un pauvre mec ruiné, vêtu de sa tristesse

Qui n’a pas vu passer les années dans la joie et les folie de jeunesse

Tu t’es juste pris dans la gueule les pièges, bourbiers et duperies

D’un drôle de karma qui se joue de toi, alors tu erres dans la nuit

 

Histoire d’une vie sans garantie de sécurité et de stabilité

Tu finis seul sans éprouver la moindre émotion, comme vidé

Il te reste la tendresse de l’alcool comme reflet de ce monde puant

Qui délaisse ses frères, alors on noie dans un verre ses affres et tourments




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier