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samedi 20 juin 2026

LE PRÉSENT NAIT D'UN PASSÉ MOURANT

 

Tu navigues entre un passé non maîtrisé et un avenir incertain.

Tu es là dans un présent sans grand entrain,

Regrettant ces années de mécontentement,

Et pleurant cette vie remplit de tourments.


Paupières rougies et yeux larmoyants,

Le passé trompé ne s’efface pas dans le présent.

Le cœur s’est transformé en pierre et avec, le sang s’est asséché.

L’horizon du destin est bel et bien asphyxié.


Commence chaque jour en ressassant les histoires d’hier,

Se remémorant les souffrances et les blessures,

Qui exhume sans relâche ce mauvais passé de galère,

Qui n’est qu’un tas de meurtrissures et de vomissures.


Infortune d’un présent qui se cherche en terre inconnue,

Le passage du fleuve Styx se fait déjà à vue.

Malheur à ce demain qui n’accueille en son sein que fatalité,

Déconvenue, mésaventure et calamité.


Faut-il donc rencontrer son fameux créateur,

Pour qu’il lâche ces poids de malheur ?

Afin que demain soit un autre jour,

Avec un avenir douceur de velours ?!




samedi 13 juin 2026

DÉSILLUSION

 

Quelle satisfaction dans ce monde pourrait assouvir mes envies,

Mettre un point final à mon désir et ainsi combler ce puit ?

Car si je regarde cela de près, qu’est-ce que la satisfaction de l’homme

Si ce n’est de conserver son existence que l’on maintient chaque jour en automate autonome

Au prix parfois de sempiternels soucis et de nombreux efforts

Luttant conte le besoin en ayant toujours en perspective finale cette mort ?

Ainsi donc le bonheur « terrestre » qu’on nous vend est bel et bien voué à l’échec, à la déception

Et n’est semble-t-il qu’une vulgaire illusion

Notre vie à l’échelle de la Terre est bien trop souvent maussade et assombrie

Et on voit là naître une bien grande supercherie

La promesse d’un bonheur dont on abuse et qu’on ne peut pas recevoir

Abusé par l’objet même d’espéré, abusé par cet espoir

C’est te donner un petit peu pour tout reprendre à la fin.

Alors il t’est fait la proposition de te promettre un paradis, signée sur table d’airain

La magie d’un fabuleux après qui va venir,

Extraordinaire et merveilleux paradis en devenir

Ou toutes tes illusions vont s’évanouir.

Ce bonheur est dans l’avenir …

Alors, même si tu sombres sous ton lourd présent, aujourd’hui comme hier,

Le vent meilleur chassera ce mauvais nuage pour t’apporter la divine Lumière.

Tu vis une petite contrariété, un jour modeste

Et dans l’avenir, tu auras le bonheur t’inquiète !

Mais à regarder ce passé irrévocable et bien vécu avec ces aléas, ces accidents,

Tu t’aperçois que la vie est une suite de petites tracasseries, voir d’énormes sur un moment,

Quelques minutes, quelques heures, quelques jours, semaines ou années …

C’est le temps qui ne fait que tristement passer

Espoir déçu qui nous dégoûte et difficile à comprendre mais qui est bien là

Afin que tu puisses jouir plus tard à nouveau puisque te voilà !

Illusion ou désillusion

Quelle question ?

Le temps seul est le verdict de cette sentence à admettre

Que tout ce qui doit naître, un jour, est désigné à disparaitre.





mercredi 8 avril 2026

ATTENTE AU SOMMET

 

Aujourd’hui n’est pas demain ni surlendemain

Pas à pas, juste suivre la pente du chemin

Sac sur le dos, te voilà là-haut

Après ces heures d’effort

C’est l’instant de réconfort

Arrivé au sommet de la montagne, l’attente …

L’attente dans ce souffle d’air qui traverse ma tête

Vent si fort sur la cime dégarnie que toutes mes pensées s’envolent

Tous ces mots que je pourrais coucher sur papier une fois rentré

Mais on est bien là-haut, attente …

Attente dans ce vent vivifiant

Qui fait voler au loin toutes ces feuilles qui tombent de ma vie

Qui fait batifoler tous ces mots qui se bousculent dans mon cerveau

Et tu es là, seul, attente …

Le soleil s’éclipse à son tour

Le silence se mure de plus en plus dans l’ombre de la nuit naissante

Et l’esprit part loin, très loin

Comme tous ces bruits anodins qui s’entrechoquent jusqu’à cette crête.

L’attente …

Et puis, dans un instant … redescendre





samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




mercredi 21 janvier 2026

LETTRE À MON EX ...


Ma chère, puisque chacun dans un nulle part nous sommes partis,

Accepte encore ces mots comme par ultime défi.

Daigne les lire au moins une fois, même d’un regard froid.

Crois-moi, je ne t’en voudrais pas.


Même si après cela, de nouveau tout s’évapore,

En y pensant je conserverai tout de même un instant de remord.

De ne plus pouvoir te chérir et être à tes côtés,

Dans cette triste vie complètement déchiquetée.


Bien sûr tu m’as dit que le temps fait son œuvre, qu’il efface.

Au loin ces affections, il enlève ces balafres et ces traces.

Et même si je t’aimais d’un amour sincère et vrai,

Sans doute avec ce temps j’en aimerai une autre et que je le revivrai.


Auras-tu quelques préoccupations à posséder une triste pensée,

Pour avoir ainsi éconduit cet amour assuré ?

Peut-être connaîtras-tu le prix de ton forfait,

Pour cette triste affection qui n’a de toi que ton camouflet ?


En ce qui me concerne, je reste toujours fidèle.

Je rêve souvent combien tu étais belle.

Combien ta joie, ton innocence, ta douceur,

De ton être charmant ravivait cette chaleur.


Et puis quelle allégresse de te voir évoluer,

Te voir passer les affres de la vie avec fierté.

Et quelle jouissance de sentir ton corps contre le mien,

Faire l’amour, hummm comme c’était bien !


Peut-être vas-tu encore m’ignorer ?

Même si j’espère toujours un signe de toi qui va m’arriver.

En le recevant mon cœur tambourinera,

Car l’espoir pour moi renaîtra.


Mais depuis, les heures passent, les mois passent, les années passent.

Happé par ce trou noir, mon pauvre cœur trépasse.

Et je perds peu à peu de cette impétueuse assurance.

Vulgaire objet organique trainer dans un état de survivance.




mercredi 24 décembre 2025

C’EST NOEL

 

Arrive le moment des fêtes traditionnelles,

Et de cette fameuse magie de Noël.

Petit instant dans la chronologie du temps,

Où se trouve de fastes amusements.


Qui ne plonge pas dans ces propres souvenirs,

Où l’on entend dans le lointain encore tous ces rires,

De tous ces Noëls passés ensemble,

Tous plus joyeux les uns que les autres et qui rassemblent ?


Et même si chaque année, il faut encore penser à festoyer,

L’envie festive m’a bien quittée.

Période devenue de plus en plus douloureuse,

Depuis ce départ, cette fuite malheureuse.


Le temps fait son office,

Comme un bon couteau d’office.

Une horloge bien huilée,

Qui par son tictac vient te le rappeler.


C’est peut-être le ciel qui en décidé,

Il faut tout de même préparer ces festivités.

Sans forcément exaucer tous nos vœux pieux,

Mais pour donner un instant l’illusion d’être heureux.


Voir peut-être plus sous le charme de ces petits lutins,

Et cette madeleine de Proust qu’est l’odeur du sapin.

Ils vont apporter un sens éveillé à ce bonheur,

Une joie venant vraiment du cœur.


Une pensée cependant lors de ces festivités,

A tous ces oubliés et êtres abandonnés.

Et aussi à mes amis les animaux sauvages,

Qui en cette période sont remplis de courage.


Qui sous le vent d’hiver glacial et la pluie,

Ne cherchent qu’à rester en vie,

Trouver un peu de nourriture,

Et sous les reflets de la lune, conserver leur température.


A vous tous qui me lisez,

Dans vos foyers réchauffés,

Je vous souhaite un joyeux Noël,

Que la magie soit là, qu’elle vous émerveille !




vendredi 17 novembre 2023

VIE EPHEMERE

Comme un joli bouquet de fleur,

L’homme est voué à disparaître en toute pudeur

Comme le papillon, l’éphémère ne fait que passer

Il ne reste qu’un instant fugitif, un moment passager

 

L’éphémère est fragile, tout juste provisoire

Instant fugace dans cet espace transitoire

Dans ce passage du temps présent retenu

Se trouve la complexité du temps des instants vécus

 

Tous ses devenirs dans ses moments de transition

Où se mêlent les aléas du cours des choses dans un instant d’inflexion

Vie d’éphémère encastrée dans l’intervalle d’un jeu entre continu et discontinu

Courbe tendue entre brièveté et durée plus ou moins étendue

 

Conscience du temps passé

Mêlée à l’inconsistance de cette pensée

Vie éphémère qui est une présence absence, un état de mutation

Un jaillissement temporel, une explosion

 

Où l’on accède dignement à sa propre mort inéluctable

Aucune résistance, tout est là, spleen insaisissable




samedi 30 octobre 2021

LE TEMPS

Le temps c’est un moment, un instant

Une durée divisée ressentie comme un changement

Le temps c’est quand vient le passé car il n’y a plus de présent

C’est le terrain où se succède différents évènements

Mais on ne peut s’y soustraire, c’est la coque de notre existence

L’homme est cette chose perdue dans cette infinie présence

Qui lui montre sa plus belle impuissance

Direction irréversible, parfois fugace, parfois nonchalante dans son innocence

De sa mémoire affective, l’homme peut se ressouvenir du passé

Se le réapproprier sans jamais retrouver ce qu’il était vraiment, c’est un passé réinterprété

Pour Bergson, le temps peut être objectif, mesuré avec sa montre en une mesure universelle

Et il peut être subjectif par la conscience, nos pensées, nos sentiments et nos représentations intemporelles

Saint-Augustin dit qu’on ne peut l’expliquer, le présent étant déjà passé

Le temps est inexplicable et s’il s’explique c’est qu’il est statique donc éternité

Pour Pascal, seul l’avenir est notre fin et l’homme cherche à s’en extraire

Par le divertissement afin d’éviter le face à face avec soi-même, quelle misère !

Et mon ami Nietzche parle du cercle de l’Eternel Retour dans sa relation au temps

Enigmatique voir cosmique révélation philosophique de l’expérience de l’instant

Ou l’homme apprend dans cet instant de retour, qu’il était autre que maintenant

Tout est changement, éternel recommencement






J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier