samedi 5 septembre 2026

ÉVEIL QUI RÉVEILLE !

 

Dès le réveil c’est mon éveil que je bousille

Vieille carcasse isolée et solitaire qui prend du poids

Et cruelle vérité qui me fait partir en vrille

De ces sombres chimères qui se dissimulent en moi


Solitaire tel le diamant monté sur sa bague dorée

Toujours chaperonné de réflexions plutôt enténébrées

Où sort parfois quelques idées à l’éclats d’enluminures

Mais qui restent cependant dans un smog clair-obscur


Dans mes soirées accablées de cauchemars

Dans ces rendez-vous avec les cambrures de ces femmes

Je rencontre et je mêle les regards

Je brasse et entrelace ces pauvres âmes


Alors ! Alors je prends mon pied ou plutôt mes pieds

Puis je marche seul dans la nuit sous ce ciel étoilé

Je ne suis qu’un fugitif qui ne sait plus ce qu’il fuit

Vagabond lamentable en erreur dans sa vie





samedi 29 août 2026

L'OUBLI

 

Défilent les jours … les semaines … les mois … sans avoir la moindre de tes nouvelles

Je ne sais plus si c’est mon cœur ou ma tête qui prend un sacré coup de manivelle


J’ai pourtant cru qu’après l’orage on se reverrait. Est-ce cela l’espérance ? La croyance ?

Le con que je suis attend toujours avec insouciance et impuissance !


Alors je regarde hagard mon téléphone et ma page vide sur Facebook

J’me retrouve abattu devant cet écran vierge comme un plouc


Où es-tu donc partie ? À Môle ? Aux Gets ? au Parmelan ?

Destination sûrement indigne pour moi qui ne te perçois plus qu’en arrière-plan !


Je te souhaite quand même d’être heureuse et de profiter de la vie

Quant à moi, me reste à noyer mon chagrin dans un ti verre de whisky ! 😋





samedi 22 août 2026

INSPIRATION DE SOUS-BOIS

 

C’est le moment, il faut que tu décroches,

Godillots aux pieds, couteau dans la poche,

Veste chaude, chemise et sac à dos vissé sur les épaules,

Avec cahier, jumelles, gamelle et flasque remplie de gnole.

C’est comme un instant qui est tellement vécu,

Mais toujours aussi déroutant, inattendu.

L’entrée dans les bois t’apportera une nouvelle perception,

Apaisera ton intellect qui gagnera en saine compréhension.

Parcelle d’un univers noyé de matière animée,

Mais aussi de force immatérielle éveillée.

Chaque partie, chaque composante est constellée d’indices.

Cette création corporelle repose sur un équilibre propice,

Un parfait agencement parfois énigmatique,

Qui t’emmène dans un ésotérisme fantastique.

Toutes les espèces présentes, végétales, animales possèdent au fond d’elles,

Ce mystère occulte provenant d’une origine commune et éternelle.

Toutes les parties de ce macro-microcosme qui feraient rêver un Pythagore,

Est un système dans lequel tout collabore.

Ainsi le moindre signe, tel l’écho d’une goutte d’eau ou le vol d’un geai apeuré,

Tel le bruissement du vent dans les feuilles gentiment chatouillées,

Tel le glissement du lézard réveillé sur sa pierre réchauffée,

Tel le chevreuil apeuré qui d’un bond va devant toi décamper,

Tout est discours du grand ordonnancement que transmet Dame Nature

Pour les êtres en quête de sens, à l’esprit éclairé, sans forfaiture.

Hélas le citadin lambda n’est qu’un vulgaire androïde, baigné de bêtises,

Asservi par son appétit à ces mesquines convoitises,

Accablé par ces fantaisistes tentations et son vil esprit de consommation,

Esclave de ses règlements, de ses conventions, de son catéchisme et de ses institutions

Surhomme réveille-toi ! Retourne dans les bois

Reprends-toi ... Bon ben ma foi, … Bois !




ÉVEIL QUI RÉVEILLE !

  Dès le réveil c’est mon éveil que je bousille Vieille carcasse isolée et solitaire qui prend du poids Et cruelle vérité qui me fait partir...

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