samedi 28 mars 2026

CHAGRIN

 

Trahi, abandonné, chahuté par les flots,

Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots

Errements dans l’inconnu, triste toujours.


Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.

Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.

Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?


Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.

Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.

La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.


Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,

Reste sur le chemin et continue d’avancer.

Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire


Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin

En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.

Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.


Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.

C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.

En un seul mot: chagrin.




samedi 21 mars 2026

DERNIER SOUFFLE

 

Un léger souffle, une infime brise

Qui se glisse une dernière fois en soi

Aidant ce corps déchu

A se sortir de la matière


Pétri par maintes périodes et d’étapes de la vie

Et de nombreuses années engrangées

Alors que les souvenirs s’éclipsent

Quand commence les battements désordonnés du cœur


Le crépuscule de la vie s’incline

Le souffle indocile se fait laborieux

Une dernière expiration

Et la corde d’argent se rompt


Lien invisible se détachant du corps physique

Corps spirituel libre et détaché de son enveloppe

Ultime présence sur terre pour cette âme

Avant de partir dans son voyage astral


Vent léger devenu aspiration divine

Retournant dans la matrice pour engendrer une nouvelle vie

Harmonie dans l’équilibre parfait de la création

Là-haut, est apparu une nouvelle étoile


Etincelante et reconnaissable entres toutes dans la voûte céleste

Quand le jour laisse place à la nuit intime

Elle brille de mille feux dans toute sa magnificence

Guidant notre compassion et notre bienveillance






samedi 14 mars 2026

MAMIE

 

Allongé tout comme toi sur mon lit

J’écris ce poème pour épancher mon cœur

De toute cette douleur qui est un véritable crève-cœur

De ne pas pouvoir te dire "Mamie je t’aime" alors que mon âme me supplie


Une à une je vois passer ces sombres nuits

Avec toute la torpeur de cette détresse qui me poursuit

Et je suis là dans ces ténèbres et je pense à toi

Et je me remémore ces moments vécus près de toi


Quand je repense à toi, et que j’entends la voix de ma Mamie

Je ressens encore cette intonation qui me réconfortait et me comprenais

Je revois ces scènes simples de la vie où l’on dialoguait

Et en évoquant ces moments, c’est triste, mais c’est le désespoir qui me remplit


A vouloir tout contrôler, tu brises mon cœur

A ne plus t’alimenter et te résoudre à partir vers cet ailleurs

Tu as toujours été libre de tes choix, alors autorise-moi à épancher mes pleurs

Même si c’est une cruelle douleur que d’aller dans le sens de tes valeurs


Dans ces moments c’est ailleurs que dans les bois que j’aimerais pouvoir fuir

Ou pouvoir détruire et reconstruire ce destin qui lentement te faire mourir

Si seulement tu voudrais encore me faire revoir ton doux sourire

Encore une fois au lieu de perdre à chaque instant ton goût de vivre que je ne veux pas écrire


Mamie je t'aime !



Ma Grand-mère ne ratait jamais son bal du nouvel an. Son moment à elle, entre rêverie et souvenir ...

CHAGRIN

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