samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




samedi 28 mars 2026

CHAGRIN

 

Trahi, abandonné, chahuté par les flots,

Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots

Errements dans l’inconnu, triste toujours.


Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.

Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.

Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?


Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.

Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.

La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.


Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,

Reste sur le chemin et continue d’avancer.

Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire


Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin

En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.

Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.


Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.

C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.

En un seul mot: chagrin.




samedi 21 mars 2026

DERNIER SOUFFLE

 

Un léger souffle, une infime brise

Qui se glisse une dernière fois en soi

Aidant ce corps déchu

A se sortir de la matière


Pétri par maintes périodes et d’étapes de la vie

Et de nombreuses années engrangées

Alors que les souvenirs s’éclipsent

Quand commence les battements désordonnés du cœur


Le crépuscule de la vie s’incline

Le souffle indocile se fait laborieux

Une dernière expiration

Et la corde d’argent se rompt


Lien invisible se détachant du corps physique

Corps spirituel libre et détaché de son enveloppe

Ultime présence sur terre pour cette âme

Avant de partir dans son voyage astral


Vent léger devenu aspiration divine

Retournant dans la matrice pour engendrer une nouvelle vie

Harmonie dans l’équilibre parfait de la création

Là-haut, est apparu une nouvelle étoile


Etincelante et reconnaissable entres toutes dans la voûte céleste

Quand le jour laisse place à la nuit intime

Elle brille de mille feux dans toute sa magnificence

Guidant notre compassion et notre bienveillance






LE NAUFRAGÉ

  Quel surprenant amuse-gueule, Que ce temps des intempéries, Où le vent, le froid, la pluie, Viennent fouetter ta sale gueule. Débauche d’u...

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