Trahi, abandonné, chahuté par les flots,
Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots
Errements dans l’inconnu, triste toujours.
Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.
Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.
Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?
Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.
Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.
La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.
Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,
Reste sur le chemin et continue d’avancer.
Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire
Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin
En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.
Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.
Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.
C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.
En un seul mot: chagrin.