Un coup de téléphone qui t’anéantie
Une issue qui de jour en jour s’empuantit
Une douleur qui se dissémine dans tes veines
Qui vient gonfler ta lourde peine
Que te répondre quand tu me dis que tu en as marre ?
Que te dire quand tu me dis que ton corps souffre d’escarres ?
Que te dire lorsque tu me dis que tu ne veux plus te refaire encore opérer ?
Ou toi la fan inconditionnée des premières heures, ne plus vouloir regarder la TV ?
Je me dis alors que peut-être juste un petit mot, juste un petit quelque chose
Réveillera et restimulera cette âme cloitrée derrière tes paupières mi-closes
Qu’un petit échange même anodin, une simple écoute, une présence
Redonnera un peu de stimulus à ta vie qui part en errance
Le temps passe et je me remémore heureux mais peiné
Tous ces agréables moments passés à tes côtés
Alors c’est bien peu de chose que d’épancher ces quelques mots
Puisque je n’arrive pas à les porter si haut
Le silence en dit long et nous met devant l’inéluctable
La vie nous met face à l’inévitable
Et bien au-delà des pleurs et des larmes
Le temps avance et emporte les âmes
Là-bas de l’autre côté au-delà du ciel
Mais nos cœurs sont comme des chapelles
Gardiens de nos moments partagés
De ces instants de joie secrètement gardés
Tu me dis que tu en as marre, que tu en as ras le bol
Tu veux t’en aller, prendre ton dernier envol
Partir sereine vers un autre ailleurs
Ne plus être retenue pour que vienne enfin ton heure
Casser ce sablier qui décompte le temps
Pour prendre tout le monde à contre-temps …