samedi 18 juillet 2026

UNE CHAGRINE EXISTENCE

 

Jouer au scalde, à l’aède ou au fils d’Apollon qu’importe le nom pour écrivasser


Une vie taciturne, sombre, une vie de renfrogné


Alors qu’on aimerait peindre une vie arc en ciel, une vie pleine de passions, d’utopie


Une vie rêvée qu’un artiste peindrait délicatement sans son lot de tracasseries.


Mais, non ! Ce n’est pas si simple, chacun sait qu’au fond de soi se terre une douleur tenace


Une douleur qui fait de nous un rêveur avec son lot d’infortunes pour comble de disgrâce


Alors peu importe comment les mots nous viennent et comment les faire chanter et rimer


Il faut sentir ce que son cœur nous dévoile, ce que l’émotion veut nous révéler


Ce qui empoigne nos boyaux de notre pauvre créature sans défense


Ce qui fait secrètement monter dans nos yeux ces pieuses larmes en flot intense


A quoi bon vouloir tenter espérer tout contrôler


Laissons ce torrent d’amour se déverser même si c’est celui d’un infortuné




samedi 11 juillet 2026

J'AIMERAIS (le) POUVOIR

 

J’aimerais pouvoir croire que tu sois là

Pas très loin, tout près de moi

A te lover tel un cobra

Prête à te blottir dans mes bras


J’aimerais pouvoir sceller notre union

Et avoir de toi une totale soumission

Afin de découvrir toutes nos envies

Et combler nos manques jusqu’à maintenant inassouvis


J’aimerais pouvoir te guider

Sur ce chemin pour que tu puisses t’abandonner

Qu’il coule de tes yeux des larmes de joie

Quand tu te retrouveras nue à genoux devant moi


J’aimerais pouvoir contrôler ton désir insistant

Toi que j’attends depuis si longtemps

T’imposer un certain nombre de fantaisies

Et que tu finisses la séance par une bonne gâterie


J’aimerais pouvoir nous libérer de nos secrets

Te dominer mais toujours avec respect

Mais où te trouves-tu donc douce soumise ?

Ma tendre et délicieuse promise ?





samedi 4 juillet 2026

DERNIER DÉPART

 

Un coup de téléphone qui t’anéantie

Une issue qui de jour en jour s’empuantit

Une douleur qui se dissémine dans tes veines

Qui vient gonfler ta lourde peine

Que te répondre quand tu me dis que tu en as marre ?

Que te dire quand tu me dis que ton corps souffre d’escarres ?

Que te dire lorsque tu me dis que tu ne veux plus te refaire encore opérer ?

Ou toi la fan inconditionnée des premières heures, ne plus vouloir regarder la TV ?

Je me dis alors que peut-être juste un petit mot, juste un petit quelque chose

Réveillera et restimulera cette âme cloitrée derrière tes paupières mi-closes

Qu’un petit échange même anodin, une simple écoute, une présence

Redonnera un peu de stimulus à ta vie qui part en errance

Le temps passe et je me remémore heureux mais peiné

Tous ces agréables moments passés à tes côtés

Alors c’est bien peu de chose que d’épancher ces quelques mots

Puisque je n’arrive pas à les porter si haut

Le silence en dit long et nous met devant l’inéluctable

La vie nous met face à l’inévitable

Et bien au-delà des pleurs et des larmes

Le temps avance et emporte les âmes

Là-bas de l’autre côté au-delà du ciel

Mais nos cœurs sont comme des chapelles

Gardiens de nos moments partagés

De ces instants de joie secrètement gardés

Tu me dis que tu en as marre, que tu en as ras le bol

Tu veux t’en aller, prendre ton dernier envol

Partir sereine vers un autre ailleurs

Ne plus être retenue pour que vienne enfin ton heure

Casser ce sablier qui décompte le temps

Pour prendre tout le monde à contre-temps …




UNE CHAGRINE EXISTENCE

  Jouer au scalde, à l’aède ou au fils d’Apollon qu’importe le nom pour écrivasser Une vie taciturne, sombre, une vie de renfrogné Alors qu’...

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