samedi 13 juin 2026

DÉSILLUSION

 

Quelle satisfaction dans ce monde pourrait assouvir mes envies,

Mettre un point final à mon désir et ainsi combler ce puit ?

Car si je regarde cela de près, qu’est-ce que la satisfaction de l’homme

Si ce n’est de conserver son existence que l’on maintient chaque jour en automate autonome

Au prix parfois de sempiternels soucis et de nombreux efforts

Luttant conte le besoin en ayant toujours en perspective finale cette mort ?

Ainsi donc le bonheur « terrestre » qu’on nous vend est bel et bien voué à l’échec, à la déception

Et n’est semble-t-il qu’une vulgaire illusion

Notre vie à l’échelle de la Terre est bien trop souvent maussade et assombrie

Et on voit là naître une bien grande supercherie

La promesse d’un bonheur dont on abuse et qu’on ne peut pas recevoir

Abusé par l’objet même d’espéré, abusé par cet espoir

C’est te donner un petit peu pour tout reprendre à la fin.

Alors il t’est fait la proposition de te promettre un paradis, signée sur table d’airain

La magie d’un fabuleux après qui va venir,

Extraordinaire et merveilleux paradis en devenir

Ou toutes tes illusions vont s’évanouir.

Ce bonheur est dans l’avenir …

Alors, même si tu sombres sous ton lourd présent, aujourd’hui comme hier,

Le vent meilleur chassera ce mauvais nuage pour t’apporter la divine Lumière.

Tu vis une petite contrariété, un jour modeste

Et dans l’avenir, tu auras le bonheur t’inquiète !

Mais à regarder ce passé irrévocable et bien vécu avec ces aléas, ces accidents,

Tu t’aperçois que la vie est une suite de petites tracasseries, voir d’énormes sur un moment,

Quelques minutes, quelques heures, quelques jours, semaines ou années …

C’est le temps qui ne fait que tristement passer

Espoir déçu qui nous dégoûte et difficile à comprendre mais qui est bien là

Afin que tu puisses jouir plus tard à nouveau puisque te voilà !

Illusion ou désillusion

Quelle question ?

Le temps seul est le verdict de cette sentence à admettre

Que tout ce qui doit naître, un jour, est désigné à disparaitre.





samedi 6 juin 2026

FAIRE L'AMOUR ...

 

Faire l’amour comme on plonge en soi

Pour reboucher ce vide qu’il y a entre toi et moi

Pour contenter notre envie pressante

Qui échauffe nos corps et intrigue nos sens


Faire l’amour comme on implore

Afin d’évacuer cette surabondance venant du cœur

Comme pour changer une vieille compresse

Posée sur une blessure qui n’est plus de première jeunesse


Faire l’amour quand tu sais fort bien

Que ce n’est qu’une aventure sans lendemain

Que celle que tu dorlotes et couvres de tes bras

Ne fera pas d’une fornication d’un soir, l’amor a primera vista


Faire l’amour par ta volonté qui guide tes instincts

Par l’objet qu’est ton corps et un esprit parti loin très loin

Juste pour vivre un instant à côté d’une donzelle un moment rêvé

Juste baiser sans trop t’impliquer mais surtout pas aimer


Faire l’amour qui apaisera l’humain enfoui en moi

Par ces jeux tactiles où mes doigts, ma langue et mon sexe seront rois

Afin que sous ce guignol renaisse l’amant devenu fort

Dans son besoin d’être adulé et de s’estimer homme encore


Faire l’amour un soir pour qu’au petit matin

Je conserve les traces de son passage comme les précieux écrits sur un parchemin

Pour que mon corps entier retienne ce moment gravé

Par ces exquises estafilades de nos étreintes enjouées


Et après l’amour qui a calmé tes pulsions mais qui t’a aussi rassuré

Nos corps saturés et comblés de caresses et de baisers

Chacun repartira de son côté retrouver sa vie

Conservant au fond de son âme le même plaisir secrètement enfoui




samedi 30 mai 2026

CREVE COEUR

 

Un malaise diffus qui s’apparente à de la mélancolie

Mélopée comparable au gémissement plaintif d’un égo noyé sous les pleurs

Un ultime appel qui plonge de nouveau dans la peur viscérale du malheur

Alors que le silence ricoche en écho dans cette cité dortoir encore assoupie


Un bout d’amitié, quelques mois d’amour qui partent après une mauvaise martingale

L’abandon de cette vie qu’on souhaitait sincère et à long terme conjugale

Le profond déchirement de l’absente qu’on souhaite pourtant regagner

Echec, encore échec de la combinaison voulue qui perd ton âme affligée


C’est cette absence absolue qu’on nomme néant qui fraye son passage dans l’ultime agonie

Les ondes cérébrales anéanties par ce vide s’amenuisent petit à petit

Il ne reste que de vulgaires tressaillements, des spasmes insignifiants

Dans la cervelle évidée d’un homme qu’on détrône en perdant


Surtout faire le bon choix, oser faire le dernier pas

Aller se jeter au Saut de la Pucelle sans "Elle"

Pour quitter dignement cette histoire à tire-d’aile

Afin de se retrouver, changer d’air et revenir en soi



DÉSILLUSION

  Quelle satisfaction dans ce monde pourrait assouvir mes envies, Mettre un point final à mon désir et ainsi combler ce puit ? Car si je reg...

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