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vendredi 6 juin 2025

ORAGE


Sous les trombes d’eau du soir
Et la nuit se colorant d’encre noir
S’invitent les ténèbres
Ciel chargé d’électricité
Que sonne le crépuscule de l’instabilité
De ce monde faisant son éloge funèbre

Violentes bourrasques annonçant l’orage
Est-ce de là-haut le cri d’un Dieu
A travers ce vent tempétueux 
Venu nous faire la disgrâce de nos faveurs sous ombrage 
Ou les lamentations de nos anges gardiens
Peinés, dépités de notre ridicule quotidien

Voilà qu’arrive le tonnerre
Déchainement, coup de foudre, éclairs
Danse des éléments pour nous illuminer
Et tenter d’électriser nos cerveaux lobotomisés
De ces Homo sapiens surfaits et présomptueux
Devenus bien trop orgueilleux

Rage de l’orage
Voulant nettoyer nos trop fréquents outrages
Il se joue de nos consciences
De notre insolente mésintelligence
Eclair lumineux venant se ficher dans notre cœur
Electrochoc délivrant de l’immanente torpeur



dimanche 10 juillet 2022

ORAGE


Ce soir, il ne faudra pas avoir de l’astraphobie

Cette peur panique avec crises d’angoisse aiguë qui t’estourbit

D’après les prévisions, on annonce une grosse perturbation, un sacré soir

Déjà le jour s’est effiloché laissant place à une nuit d’encre noire

On entend au loin le tonnerre d’abord timidement

Qui arrive avec ses éclairs et son grondement

Le vent frais apparaît aussi et se lève

Par bourrasques, fier comme un premier élève

Puis c’est au tour de la pluie qui émerge subrepticement

Goutte après goutte tranquillement

Puis le cliquetis sur le sol va de plus en plus vite

Le crachin devient un flot brutal qui se déverse, se précipite

Et provoque un vrai raffut

Alors que le rideau de pluie s’intensifie à ma vue

Les éclairs illuminent la scène

Créant une situation anxiogène

Un, deux, tr…, bing badaboum c’est le tonnerre

La déflagration qui claque juste après l’éclair

Il est là, battant, craquant, déchirant, assourdissant

Le bruit, telle une enclume se fait plus martelant

Il y a le feu dans le ciel sous ses trombes d’eau

La tension est électrique dans la masse dense de ces cumulos

Les zébrures dans le ciel se font plus intenses dans cette tempête

Le ciel va bien finir par nous tomber sur la tête !








samedi 26 juin 2021

ALCOOL DE NUIT


Je suis parti avec ce double qui me colle dans les bois

La boutanche bien calée contre moi

Je marchai dans la nuit noire sous cette froide pluie

Et là j’ai trouvé ce site ténébreux et m’y suis assis

Je me suis posé sur ce vieux tronc couché

L’œil hagard, perdu, la pensée déséquilibrée, égarée

Santé ! Je bois à ma repentance

C’est ma triste pénitence

Le clapotis de la pluie produit son rythme

Toc toc toc sur mon crane et influence mon biorythme

En dedans les pensées s’ébattent et s’abattent

Comme la pluie drue en vraie garce scélérate

Et si j’utilisai ce couteau pour torturer mon âme

Et en finir avec ce stupide psychodrame

Plonger la lame au fond de mes entrailles, mon être détrempé

Tel le samouraï, sortir mes tripes alcoolisées

Qu’il serait judicieux de boire et de vomir

Afin de pouvoir sortir tout ce qui pourrait nous anéantir

Dégobiller ses répulsions, gerber sa rancœur

Dégorger ses peines, ces vrais crève-cœurs

Que le sang se libère de cette vie de galère

La laideur envahit trop ce monde pour un solitaire

Reste à partir goutte après goutte

Et ne pas laisser de place au doute

Puis cesser de respirer

Pour ne plus penser




samedi 22 mai 2021

GRISAILLE A L’ÂME

C’est le genre de virée nocturne fatale

Quand le sentiment d’abandon et de douleur serre ton cœur

Et que ton pauvre cerveau se colore de noirceur

Te revoilà dans les hauts et les bas d’une vie qui fait mal

 

Solitaire dans la solitude du noir de la nuit

Sans bruit je hurle mon affliction étouffée

Bravant cet invisible ennemi qui marche à pas feutrés

Pour sortir fier de cette affaire sans avoir fui

 

Et puis survient encore la survivance de nos corps enlacés

Allongés entre instants de somnolence et de succulence

Mélange de frénésie et de chaleureuse présence

Où l’union des sens efface la dualité d’une réalité

 

Mais dans le soir sans lune, tu restes seul

Même la pluie ne peut effacer ce passé

Qui tambourine et que t’essaies de cacher

En couchant ces mots sur papier en guise de linceul





J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier