E spoir chassant le désespoir
S ourire à la vie plutôt qu’à la nuit noire
P rendre de nouveau le pouvoir
O uvrir les yeux pour mieux recevoir
I mprimer une nouvelle mémoire
R êver et vivre une belle histoire
Un poème, des mots pour un moment, une émotion, une réflexion philosophique ou pas d'ailleurs, un instant selon l'actualité , une musique ou l'humeur du jour ...
E spoir chassant le désespoir
S ourire à la vie plutôt qu’à la nuit noire
P rendre de nouveau le pouvoir
O uvrir les yeux pour mieux recevoir
I mprimer une nouvelle mémoire
R êver et vivre une belle histoire
Tu navigues entre un passé non maîtrisé et un avenir incertain.
Tu es là dans un présent sans grand entrain,
Regrettant ces années de mécontentement,
Et pleurant cette vie remplit de tourments.
Paupières rougies et yeux larmoyants,
Le passé trompé ne s’efface pas dans le présent.
Le cœur s’est transformé en pierre et avec, le sang s’est asséché.
L’horizon du destin est bel et bien asphyxié.
Commence chaque jour en ressassant les histoires d’hier,
Se remémorant les souffrances et les blessures,
Qui exhume sans relâche ce mauvais passé de galère,
Qui n’est qu’un tas de meurtrissures et de vomissures.
Infortune d’un présent qui se cherche en terre inconnue,
Le passage du fleuve Styx se fait déjà à vue.
Malheur à ce demain qui n’accueille en son sein que fatalité,
Déconvenue, mésaventure et calamité.
Faut-il donc rencontrer son fameux créateur,
Pour qu’il lâche ces poids de malheur ?
Afin que demain soit un autre jour,
Avec un avenir douceur de velours ?!
Arrive ces jours, ou il faut choisir entre trier, jeter, garder
Trier encore, conserver, dégager …
Trier encore et encore et finalement empaqueter
Moments privés et privilégiés
Ou défile un bout de ton passé
C’est comme un vieux film que tu aimerais retravailler
Couper des scènes à oublier
Passer certaines en mode brouillé
Effacer des dialogues agités
Mais il ne faut point trop s’attarder
Car il faut un peu s’affoler et vite se décider
Jeter ou conditionner, le temps est compté !
Alors les cartons sont à préparer
Penser au papier bulle pour protéger
Et au scotch pour tout fermer
Penser aussi à bien les étiqueter, les annoter
Car ces cartons ne font que s’empiler
L’appréhension grandit, vont-ils tous rentrer ?
Tout entasser et aussi penser à tous ces papiers
Banque, téléphone, gaz et électricité
Et si les impôts veulent m’oublier …
C’est donc ça déménager
C’est ne rien oublier
Mais tracer un trait sur une histoire passée !
Et sur un nouveau départ, recommencer
Cartons de nouveau à déballer
Et nouveau cocon à agencer pour bien redémarrer
Je pensais qu’avec toi à mes côtés, mon bonheur n’était pas compté,
Mon futur n’était pas qu’ébauché mais bel et bien tout tracé,
Et qu’il aurait été en ta présence plus que parfait.
Mais forcément, dans ces histoires de, il y avait ce mais !
Je t’ai aimé ma belle si tu savais! Je t’ai aimé d’un amour inconditionnel.
J’aurais même pu croire qu’il était fusionnel.
Quelle erreur! J’étais juste sous une emprise conditionnelle !
En prison, d’une âme en peine et d’un cœur qui se fait la belle.
C’est de cette histoire passée qui est pour moi qu’un hier, que toi, ma bien-aimée, t’as foutu le camp.
Et depuis ce jour, je vis cette douleur dans ce triste présent.
On pense que ces merveilleux projets sont des actes recognitifs,
Mais il n’en est rien, ils sont sans vie, présents comme des verbes à l’infinitif !
On peut trouver mille et un prétextes, même me trouver imparfait.
Et certaines cachées dans l’ombre d’un langage vernaculaire te diront que c’est bienfait.
Ta peine sera de gérer tes plaintes de ton cœur meurtri avec ses gémissements plaintifs.
Car ta relation à défaut d’être ancrée dans le présent, était plus basée sur un mode subjonctif !
Je reste quand même cruellement amer et nostalgique de ce passé avec ces soirées à baiser.
Passé qui aurait pu être si simple, mais qui s’est compliqué,
Passé qu’on aurait dû c’est certain mieux conjuguer.
Ce qu’il reste : un cœur cassé mis au tapis, un passé qui m’a décomposé
Dans le silence de cette nuit noire
Le pauvre type errant finit par s’asseoir
Devant cet étang lisse à la face de miroir
Il se remémora des rêves qu’il pensait pouvoir
Encore, un jour, peut-être, revoir
Son cœur resta lourd comme un pressoir
Ecrasant son espoir sans le surseoir
Il pleura sans larmes salvatrices, en secret, sans s’émouvoir
Un monde trop calculatoire devenu juste une cité dortoir
Avant l’ultime étape de l’abattoir ou du purgatoire
Les jours disparaissent sans laisser d’au revoir
Alors que le froid s’installe et qu’il se met à pleuvoir
Et lui marche seul d’un pas oscillant entre espoir et désespoir
Ruminant ce qu’il lui reste de vie entre boire et déboire
Il erre lentement, l’âme vide, sans vouloir
Du haut de son observatoire il en a fini avec ses doux rêves illusoires
Il voit bien qu’il n’y a plus aucune échappatoire
A quoi bon chercher une force expiatoire
A force de trop voir, on finit par ne plus croire
Et ne reste alors que de drôles histoires à l’humour noir
Encore une histoire à la noix dans cette feuille de chou qui pourra faire un futur navet.
Un automobiliste qui a été pris par les forces de l’ordre
peut en avoir gros sur la patate à avoir trop appuyer sur le champignon sur le
périph.
La maréchaussée qui faisait le poireau aligné comme une
rangée de petits pois a trouvé un beau cornichon plutôt bête comme chou. La
bonne poire du jour. Il a tenté de les semer mais il s’est fait cueillir dans
la rue barbe. Il a été arrêté par 2 motards ; une asperge en képi bleu
avec ses oreilles en feuilles de chou et son comparse, large comme une pastèque
et plutôt poil de carotte.
On est loin du feuilleton Chips, mais ils ont toujours la
frite ou la patate dès qu’ils sont dehors. Leur travail c’est une profession de
foi, ils ne se prennent pas le melon, font leur job consciencieusement et là,
ils sont aux petits oignons.
Un des flics rédigeait l’amande comme il se doit. Il allait
se prendre une belle prune avec rétention de points. Alors le chauffard s’est
défendu, racontant des salades pour justifier son erreur. Il n’arrêtait pas de
ramener sa fraise. Mais il ne faut pas prendre nos agents pour des poires ni
pour des bouts de chou au cœur d’artichaut ou des courgettes. La loi est la
loi, même pour ceux avec un pois chiche dans la tête.
Ils ont pourtant essayé d’être pédagogue. Ils lui ont dit
qu’il valait mieux donner du blé à l’état, perdre quelques points que manger les
pissenlits par la racine. Mais il leur a dit qu’il n’a pas d’oseille à donner comme
ça, qu’il n’avait pas un radis, qu’il était fauché comme les blés. Des
nèfles ! Il a voulu trouver une alternative, mais nous ne sommes pas dans
une république bananière et il a sérieusement commencé à leur courir sur le
haricot.
La moutarde lui a monté au nez. Cet homme plutôt sanguin n’a
pas du sang de navet dans les veines. Il s’est senti pressé comme un citron
entre le fait d’avoir été pris, les remontrances et sa stupide erreur. Il a
perdu la banane et avait la cerise !
On lui a demandé de se justifier clairement en présentant
ses papiers mais il a retorqué que ce n’était pas leurs oignons. Il n’allait
quand même pas leur dire qu’il travaillait pour des prunes, venait de se faire
dégorger le poireau par sa secrétaire et qu’il lui donnait un petit billet pour
mettre du beurre dans ses épinards. Puis on lui a fait un test alcoolémique
histoire d’écarter qu’il s’est pris une pistache.
Il s’est senti manié entre le bâton et la carotte et a
commencé à avoir la tête comme une citrouille. Si bien que l’eau a débordé de
l’arrosoir et il a fini par exploser. Rouge de rage, rouge comme une tomate, il
est devenu comme un poivron. Les gestes ont suivi les paroles. Il a commencé
par envoyer une châtaigne en pleine poire à l’échalotte et il s’est pris un
marron par l’autre agent. Il a fini dans les pommes et dans le panier à salade.
Au chant du coq, avec mon café je casse une petite graine. Je reste le bec dans l’eau à la lecture du canard fort déchainée. Dans une dépêche, le corbeau qui n’est pas une buse a encore frappé de sa plume.
On ne sait toujours pas qui croasse même si tout le village
jacasse à l’unisson comme une pie. C’est un cygne des temps, de cette
décadence. Même dans un petit village il y a toujours des canards en col blanc
qui émergent au milieu des colverts.
Quand est-ce qu’on saura-qui est ce vieil hibou ? Quand
les poules auront des dents ?
En tout cas, ce n’est pas l’hirondelle qui fait le
printemps.
Ce que l’on sait, c’est que l’agresseur dénommé "le pic
cœur de vieilles dindes" rode toujours. Pour rappel, on le décrit comme
étant un drôle de moineau marchant comme un canard, maigre comme un coucou,
avec des jambes de coq et des yeux de hiboux. Est-ce un faucon pour
autant ?
Comme on dit, faute de grives, on mange des merles, et bien
notre homme aurait à défaut d’une énième vieille chouette, changé ses habitudes
et pris une nouvelle victime.
Il aurait abusé d’une blanche colombe qui faisait le pied de
grue dans un bar. Elle se voyait déjà roucouler devant son joli coq, Martin
l’pécheur, son roitelet à s’aimer comme deux tourtereaux. Elle se sentait pousser
des ailes à croire n’importe quoi, comme le gobemouche. Désolé de passer du coq
à l’âne, mais le temps faisan son œuvre, il lui avait posé un lapin. Elle était
fort déçue, tombait du nid.
Dans ce bar un peu bruant, son voisin de comptoir la consolait.
Le geai paré des plumes de paon l’a fait boire plus que de raison. Héron comme
une queue de pelle, saoule comme une grive, elle avait pris un sacré coup dans
l’aile. Selon les enquêteurs, elle aurait été rouge comme un coq dans sa robe
jaune serin à expliquer les méfaits qu’elle aurait subie.
La cocotte était devenue le pigeon d’une triste affaire.
Elle était tombée dans un sordide guépier.
Le miroir aux alouettes était en place. L’oiseau de mauvais
augure a commencé par des baisers d’oiseau à sa petite poule de luxe, sa petite
caille, puis il l’aurait traité de sale petite grue, de bécasse qui prendrait
des coups de martinet. Prise au piège, il lui a demandé de chanter comme le
rossignol une jolie chanson, mais elle poussait des cris de paon et d’orfraie,
il lui chantait à son tour alouette je te plumerai. Elle tentait pourtant de se
défendre bec et ongles. Elle voulait s’enfuir comme une volée de perdreaux,
mais il l’avait dans ses serres. Il s’est fait vautour. Il a sorti son petit
oiseau, il a trouvé et fait son nid puis le sale oiseau s’est envolé, la
laissant seule sur le bord de la route comme un oiseau sur la branche,
inexpressive, prostrée.
Elle y aura laissé des plumes de cette histoire. Elle répète
sans cesse comme un perroquet des choses inintelligibles. Devenue une tête de
linotte, elle ne sera plus jamais gaie comme un pinson.
Malheureusement l’agresseur vole toujours. Pour ça, c’est un
fin merle au regard d’aigle pour ne pas se faire prendre dans les serres des
poulets qui peu à peu tentent de resserrer leurs filets.
A moins que ces poulets ne fassent l’autruche n’ayant pas
assez d’éléments concordants.
J’espère que l’enquête avancera et qu’ils n’attendent pas que
les alouettes leurs tombent toutes rôties. On ne peut pas faire du bouillon de poule
avec des fientes de poulets.
Reste un énième désastre, une oie blanche a encore été le
dindon de la farce. Souhaitons que la cigogne ne passe par là d’ici quelques
mois. Et dites que le piaf n’est toujours pas en cage. Voilà le triste chant du
cygne !
Défilent les jours … les semaines … les mois … sans avoir la moindre de tes nouvelles Je ne sais plus si c’est mon cœur ou ma tête qui pre...