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samedi 20 juin 2026

LE PRÉSENT NAIT D'UN PASSÉ MOURANT

 

Tu navigues entre un passé non maîtrisé et un avenir incertain.

Tu es là dans un présent sans grand entrain,

Regrettant ces années de mécontentement,

Et pleurant cette vie remplit de tourments.


Paupières rougies et yeux larmoyants,

Le passé trompé ne s’efface pas dans le présent.

Le cœur s’est transformé en pierre et avec, le sang s’est asséché.

L’horizon du destin est bel et bien asphyxié.


Commence chaque jour en ressassant les histoires d’hier,

Se remémorant les souffrances et les blessures,

Qui exhume sans relâche ce mauvais passé de galère,

Qui n’est qu’un tas de meurtrissures et de vomissures.


Infortune d’un présent qui se cherche en terre inconnue,

Le passage du fleuve Styx se fait déjà à vue.

Malheur à ce demain qui n’accueille en son sein que fatalité,

Déconvenue, mésaventure et calamité.


Faut-il donc rencontrer son fameux créateur,

Pour qu’il lâche ces poids de malheur ?

Afin que demain soit un autre jour,

Avec un avenir douceur de velours ?!




samedi 18 octobre 2025

ÇA DÉMÉNAGE !


Arrive ces jours, ou il faut choisir entre trier, jeter, garder

Trier encore, conserver, dégager …

Trier encore et encore et finalement empaqueter


Moments privés et privilégiés

Ou défile un bout de ton passé

C’est comme un vieux film que tu aimerais retravailler


Couper des scènes à oublier 

Passer certaines en mode brouillé

Effacer des dialogues agités


Mais il ne faut point trop s’attarder

Car il faut un peu s’affoler et vite se décider

Jeter ou conditionner, le temps est compté !


Alors les cartons sont à préparer

Penser au papier bulle pour protéger

Et au scotch pour tout fermer


Penser aussi à bien les étiqueter, les annoter

Car ces cartons ne font que s’empiler

L’appréhension grandit, vont-ils tous rentrer ?


Tout entasser et aussi penser à tous ces papiers

Banque, téléphone, gaz et électricité

Et si les impôts veulent m’oublier …


C’est donc ça déménager

C’est ne rien oublier

Mais tracer un trait sur une histoire passée !


Et sur un nouveau départ, recommencer

Cartons de nouveau à déballer

Et nouveau cocon à agencer pour bien redémarrer




mercredi 20 août 2025

AU PASSÉ DÉCOMPOSÉ

 

Je pensais qu’avec toi à mes côtés, mon bonheur n’était pas compté,

Mon futur n’était pas qu’ébauché mais bel et bien tout tracé,

Et qu’il aurait été en ta présence plus que parfait.

Mais forcément, dans ces histoires de, il y avait ce mais !


Je t’ai aimé ma belle si tu savais! Je t’ai aimé d’un amour inconditionnel.

J’aurais même pu croire qu’il était fusionnel.

Quelle erreur! J’étais juste sous une emprise conditionnelle !

En prison, d’une âme en peine et d’un cœur qui se fait la belle.


C’est de cette histoire passée qui est pour moi qu’un hier, que toi, ma bien-aimée, t’as foutu le camp.

Et depuis ce jour, je vis cette douleur dans ce triste présent.

On pense que ces merveilleux projets sont des actes recognitifs,

Mais il n’en est rien, ils sont sans vie, présents comme des verbes à l’infinitif !


On peut trouver mille et un prétextes, même me trouver imparfait.

Et certaines cachées dans l’ombre d’un langage vernaculaire te diront que c’est bienfait.

Ta peine sera de gérer tes plaintes de ton cœur meurtri avec ses gémissements plaintifs.

Car ta relation à défaut d’être ancrée dans le présent, était plus basée sur un mode subjonctif !


Je reste quand même cruellement amer et nostalgique de ce passé avec ces soirées à baiser.

Passé qui aurait pu être si simple, mais qui s’est compliqué,

Passé qu’on aurait dû c’est certain mieux conjuguer.

Ce qu’il reste : un cœur cassé mis au tapis, un passé qui m’a décomposé 




dimanche 13 avril 2025

L'HOMME AU REGARD NOIR


Dans le silence de cette nuit noire

Le pauvre type errant finit par s’asseoir

Devant cet étang lisse à la face de miroir

Il se remémora des rêves qu’il pensait pouvoir

Encore, un jour, peut-être, revoir


Son cœur resta lourd comme un pressoir

Ecrasant son espoir sans le surseoir

Il pleura sans larmes salvatrices, en secret, sans s’émouvoir

Un monde trop calculatoire devenu juste une cité dortoir

Avant l’ultime étape de l’abattoir ou du purgatoire


Les jours disparaissent sans laisser d’au revoir

Alors que le froid s’installe et qu’il se met à pleuvoir

Et lui marche seul d’un pas oscillant entre espoir et désespoir

Ruminant ce qu’il lui reste de vie entre boire et déboire

Il erre lentement, l’âme vide, sans vouloir


Du haut de son observatoire il en a fini avec ses doux rêves illusoires

Il voit bien qu’il n’y a plus aucune échappatoire

A quoi bon chercher une force expiatoire

A force de trop voir, on finit par ne plus croire

Et ne reste alors que de drôles histoires à l’humour noir

 





samedi 5 juin 2021

MOTS DU POTAGER

Encore une histoire à la noix dans cette feuille de chou qui pourra faire un futur navet.

Un automobiliste qui a été pris par les forces de l’ordre peut en avoir gros sur la patate à avoir trop appuyer sur le champignon sur le périph.

La maréchaussée qui faisait le poireau aligné comme une rangée de petits pois a trouvé un beau cornichon plutôt bête comme chou. La bonne poire du jour. Il a tenté de les semer mais il s’est fait cueillir dans la rue barbe. Il a été arrêté par 2 motards ; une asperge en képi bleu avec ses oreilles en feuilles de chou et son comparse, large comme une pastèque et plutôt poil de carotte.

On est loin du feuilleton Chips, mais ils ont toujours la frite ou la patate dès qu’ils sont dehors. Leur travail c’est une profession de foi, ils ne se prennent pas le melon, font leur job consciencieusement et là, ils sont aux petits oignons.

Un des flics rédigeait l’amande comme il se doit. Il allait se prendre une belle prune avec rétention de points. Alors le chauffard s’est défendu, racontant des salades pour justifier son erreur. Il n’arrêtait pas de ramener sa fraise. Mais il ne faut pas prendre nos agents pour des poires ni pour des bouts de chou au cœur d’artichaut ou des courgettes. La loi est la loi, même pour ceux avec un pois chiche dans la tête.

Ils ont pourtant essayé d’être pédagogue. Ils lui ont dit qu’il valait mieux donner du blé à l’état, perdre quelques points que manger les pissenlits par la racine. Mais il leur a dit qu’il n’a pas d’oseille à donner comme ça, qu’il n’avait pas un radis, qu’il était fauché comme les blés. Des nèfles ! Il a voulu trouver une alternative, mais nous ne sommes pas dans une république bananière et il a sérieusement commencé à leur courir sur le haricot.

La moutarde lui a monté au nez. Cet homme plutôt sanguin n’a pas du sang de navet dans les veines. Il s’est senti pressé comme un citron entre le fait d’avoir été pris, les remontrances et sa stupide erreur. Il a perdu la banane et avait la cerise !

On lui a demandé de se justifier clairement en présentant ses papiers mais il a retorqué que ce n’était pas leurs oignons. Il n’allait quand même pas leur dire qu’il travaillait pour des prunes, venait de se faire dégorger le poireau par sa secrétaire et qu’il lui donnait un petit billet pour mettre du beurre dans ses épinards. Puis on lui a fait un test alcoolémique histoire d’écarter qu’il s’est pris une pistache.

Il s’est senti manié entre le bâton et la carotte et a commencé à avoir la tête comme une citrouille. Si bien que l’eau a débordé de l’arrosoir et il a fini par exploser. Rouge de rage, rouge comme une tomate, il est devenu comme un poivron. Les gestes ont suivi les paroles. Il a commencé par envoyer une châtaigne en pleine poire à l’échalotte et il s’est pris un marron par l’autre agent. Il a fini dans les pommes et dans le panier à salade.

C’est la fin des haricots, les carottes sont cuites.



samedi 29 mai 2021

MOTS D’OISEAUX


Au chant du coq, avec mon café je casse une petite graine. Je reste le bec dans l’eau à la lecture du canard fort déchainée. Dans une dépêche, le corbeau qui n’est pas une buse a encore frappé de sa plume.

On ne sait toujours pas qui croasse même si tout le village jacasse à l’unisson comme une pie. C’est un cygne des temps, de cette décadence. Même dans un petit village il y a toujours des canards en col blanc qui émergent au milieu des colverts.

Quand est-ce qu’on saura-qui est ce vieil hibou ? Quand les poules auront des dents ?

En tout cas, ce n’est pas l’hirondelle qui fait le printemps.

Ce que l’on sait, c’est que l’agresseur dénommé "le pic cœur de vieilles dindes" rode toujours. Pour rappel, on le décrit comme étant un drôle de moineau marchant comme un canard, maigre comme un coucou, avec des jambes de coq et des yeux de hiboux. Est-ce un faucon pour autant ?

Comme on dit, faute de grives, on mange des merles, et bien notre homme aurait à défaut d’une énième vieille chouette, changé ses habitudes et pris une nouvelle victime.

Il aurait abusé d’une blanche colombe qui faisait le pied de grue dans un bar. Elle se voyait déjà roucouler devant son joli coq, Martin l’pécheur, son roitelet à s’aimer comme deux tourtereaux. Elle se sentait pousser des ailes à croire n’importe quoi, comme le gobemouche. Désolé de passer du coq à l’âne, mais le temps faisan son œuvre, il lui avait posé un lapin. Elle était fort déçue, tombait du nid.

Dans ce bar un peu bruant, son voisin de comptoir la consolait. Le geai paré des plumes de paon l’a fait boire plus que de raison. Héron comme une queue de pelle, saoule comme une grive, elle avait pris un sacré coup dans l’aile. Selon les enquêteurs, elle aurait été rouge comme un coq dans sa robe jaune serin à expliquer les méfaits qu’elle aurait subie.

La cocotte était devenue le pigeon d’une triste affaire. Elle était tombée dans un sordide guépier.

Le miroir aux alouettes était en place. L’oiseau de mauvais augure a commencé par des baisers d’oiseau à sa petite poule de luxe, sa petite caille, puis il l’aurait traité de sale petite grue, de bécasse qui prendrait des coups de martinet. Prise au piège, il lui a demandé de chanter comme le rossignol une jolie chanson, mais elle poussait des cris de paon et d’orfraie, il lui chantait à son tour alouette je te plumerai. Elle tentait pourtant de se défendre bec et ongles. Elle voulait s’enfuir comme une volée de perdreaux, mais il l’avait dans ses serres. Il s’est fait vautour. Il a sorti son petit oiseau, il a trouvé et fait son nid puis le sale oiseau s’est envolé, la laissant seule sur le bord de la route comme un oiseau sur la branche, inexpressive, prostrée.

Elle y aura laissé des plumes de cette histoire. Elle répète sans cesse comme un perroquet des choses inintelligibles. Devenue une tête de linotte, elle ne sera plus jamais gaie comme un pinson.

Malheureusement l’agresseur vole toujours. Pour ça, c’est un fin merle au regard d’aigle pour ne pas se faire prendre dans les serres des poulets qui peu à peu tentent de resserrer leurs filets.

A moins que ces poulets ne fassent l’autruche n’ayant pas assez d’éléments concordants.

J’espère que l’enquête avancera et qu’ils n’attendent pas que les alouettes leurs tombent toutes rôties. On ne peut pas faire du bouillon de poule avec des fientes de poulets.

Reste un énième désastre, une oie blanche a encore été le dindon de la farce. Souhaitons que la cigogne ne passe par là d’ici quelques mois. Et dites que le piaf n’est toujours pas en cage. Voilà le triste chant du cygne !



J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier