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samedi 18 octobre 2025

ÇA DÉMÉNAGE !


Arrive ces jours, ou il faut choisir entre trier, jeter, garder

Trier encore, conserver, dégager …

Trier encore et encore et finalement empaqueter


Moments privés et privilégiés

Ou défile un bout de ton passé

C’est comme un vieux film que tu aimerais retravailler


Couper des scènes à oublier 

Passer certaines en mode brouillé

Effacer des dialogues agités


Mais il ne faut point trop s’attarder

Car il faut un peu s’affoler et vite se décider

Jeter ou conditionner, le temps est compté !


Alors les cartons sont à préparer

Penser au papier bulle pour protéger

Et au scotch pour tout fermer


Penser aussi à bien les étiqueter, les annoter

Car ces cartons ne font que s’empiler

L’appréhension grandit, vont-ils tous rentrer ?


Tout entasser et aussi penser à tous ces papiers

Banque, téléphone, gaz et électricité

Et si les impôts veulent m’oublier …


C’est donc ça déménager

C’est ne rien oublier

Mais tracer un trait sur une histoire passée !


Et sur un nouveau départ, recommencer

Cartons de nouveau à déballer

Et nouveau cocon à agencer pour bien redémarrer




samedi 11 octobre 2025

PAUV' CHIEN

 

J'avais un bon poil, l'œil vif,

La gamelle pleine, la chaleur d'un bon logis.

Et puis, vie de chien, chienne de vie,

Je cherche, renifle dans tous les coins,

Le museau sec, j'aboie de désespoir,

Il ne me reste que la mémoire,

De tous ces instants passés.

Je me rappelle ces moments de tendresses,

J'te donnais la papatte, ma queue s'dressait

Sous tes divines caresses!

Maintenant, je n'ai plus rien,

J' suis un pauv' chien.

Domicilié à la SPA,

Tatoué, vacciné,

J'ai le regard perdu,

Devant tous ces inconnus.

Ils font les milles pas,

Pour dire: “ Enfin, j'ai trouvé,

C'est celui-là qu on veut”

J'ai beau tourner le dos,

Rentrer dans ma niche,

Celui-là, c'est moi,

Mais moi, je ne veux pas.

Ils ne me demandent pas mon avis,

Ils vont payer leur bonheur artificiel,

Et donner un de leur amour superficiel

A moi, chien fidèle,

Qui n'aime que ma Maîtresse

Tenue en laisse,

On va me sortir,

Hélas, prisonnier je le reste

La cage est bien en moi.




vendredi 12 septembre 2025

SOIRÉE IMPUDIQUE

 Fallait-il vraiment que tu te déshabilles,

Pour exciter toutes mes papilles ?

Et que tu me susurres « j’en veux encore »,

Lorsque tu m’offres ainsi toute la splendeur de ton corps.


Te voir ainsi, la magie opère et le plaisir se montre incongru.

L’envie se développe honteusement et prend de l’ampleur.

Ça y ait, point de non-retour, le caprice d’Eros est mis à nu.

Voilà de quoi te mettre en appétit et apprécier cette ardeur.


Ce n’est plus le moment de prendre une pause.

Il faut à présent délivrer cette chose.

Alors libérer de toutes ces entraves, se dresse à l’air libre,

Ce fier membre gorgé de plaisir dans la moindre de ces fibres.


Tu aspires à caresser cette indécence,

Et du reste, tu ne te fais pas prier.

J’admire du reste la qualité de ta prestance

Que tu mets de ta main à l’empoigner.


Il n’y a qu’à voir dans tes yeux qui brillent

L’espièglerie de tes gestes qui te titille

Il suffit de peu, comme juste te frôler

Pour encore plus t’agacer et te faire vaciller.


Libérant les dernières résistances à tes ardeurs,

Voilà que tu passes à la vitesse supérieure.

Tu branles et caresses ce membre chéri.

Lustré, poli, je ne m’en vois que ravi !


Et ce malicieux qui frémit se trouve tout enhardi,

De s’engager fièrement entre tes lèvres.

Et par ces élans aboutis,

Nous faire connaître les premières fièvres.


Ta langue, lèche et s’enroule,

Tout en soupesant mon cornet 2 boules.

Et ce n’est pourtant pas d’une glace que tu léchouilles !

Hummm et voilà maintenant que tu gazouilles !


Alors la tentation de te posséder à mon tour m’envahie.

Et dans ce doux et délicat étui,

Progressivement je m’introduis.

Tu ne peux retenir tes premiers cris.


A l’envie, tu te cambres et tu gémis,

Sous la fougue de mes assauts répétés.

Vers le 7eme ciel te voilà transportée.

Instant béni, plaisir garanti !


Ensorcelant voyage que nos sens en partage,

Je joue de ma chorégraphie sauvage,

Pour faire exploser notre pudeur,

Et entretenir ce plaisir raffiné.


Je cesse alors un instant tous mouvement,

Toujours planté au plus profond de toi,

Pour m’enivrer de ces sensations de tes émois,

Lorsque mes allures je suspends.


Furieuse de ne plus recevoir ces ondes,

Tu me désarçonnes afin de mieux me chevaucher,

Pour une pénétration plus profonde,

Et t’empaler sans tabous sur mon totem fièrement dressé.


Tiens-toi bien à l’encolure.

Ton fier canasson commence à s’emballer,

Et tu ne pourras plus t’empaler.

Car à force, il commence à perdre toute notion de mesure !


La jouissance longtemps captive finit par exploser.

Dernières décharges, les corps sont comblés, apaisés.

Fin de la partie, en termes d’échec, c’était le parfait coup fatal

Et celui-là, il sera noté dans les annales !




samedi 12 juin 2021

PENSE-BETE


Reste-t-il de l’animal dans notre humanité ?

Ou l’homme s’est transformé dans la continuité

Selon certaine faveur de l’évolution

Ou par une admirable transformation

Être humain sans reste animal

Au secours d’un moralisme à valeur fondamental ?

Car l’humain contient toujours une part de sensibilité

Qui fait du reste sa part de vulnérabilité

Concept qui nous plonge dans un dualisme métaphysique

Nous vivons comme des humains et loin d’un mode animal métempirique

La masse humaine vit dans une certaine morale

L’animal ne possédant que des éléments constitutifs de cette morale

Erreur de concevoir pour l’homme ce supplément d’humanité

En ne reconnaissant à l’animal que des capacités cognitives avancées

Et si on s’était planté dans nos capacités ?

Et qu’on a juste augmenté notre intersubjectivité

Qu’on a dépassé la vie clanique, la vie de groupe organisé

A une vie de plus en plus institutionnalisée

Il n’y a que l’être humain doué de raison qui pousse ses réflexions

Cet énoncé invite à l’anthropocentrisme comme logique de position

Tout cela est tout en subtilité et sensibilité

Il faudrait pouvoir penser avec notre animalité

Être humain est être animal dans son corps et dans sa tête

En sommes, l’homme reste bête




samedi 24 avril 2021

FERVENT AMOUR


Lorsque nos âmes nous soumettent au nectar de l’amour

Elles excitent mielleusement nos sens

Pour un voyage sans retour

Nous amenant à la divine jouissance

 

Les corps ont soif de ce désir

Qui bout sous les caresses et les baisers

Le feu de la passion se fait brasier

A la recherche des sensations de plaisir

 

Innocemment les corps s’ébattent et s’unissent

Véritable culte religieux des passions

Lien aussi fort qu’entre Isis et Osiris

Hommage en vénération, adoration

 

Douceur exquise tel serait le qualificatif de nos bruissements

Qui se dérobent de notre organe vocal

Lamentation du désir et bien-être total

Entre plaintes, soupirs et gémissements

 

Ce bonheur est une joie qui comble la totalité de ma conscience

J’éprouve en toute confiance une pleine jouissance

Joie extatique ou sentiment aveugle d’enthousiasme ?

Crie, hurle afin que je me suspende à ton orgasme !




mercredi 31 mars 2021

"POUR S’ELEVER, IL FAUT D’ABORD DESCENDRE EN SOI" Voltaire

Des brindilles, des herbes sèches, du bois et du feu

Et qu’apparaissent ces flammes, ce point refuge lumineux

Qui réconforte et réchauffe au milieu de la nuit

Que ta lumière se sexualise en mâle qui donne vie

 

Car le feu est une agitation thermique, un échauffement

La lueur de la flamme monte en l’air, elle est érection !

C’est un ballet de bûches échauffées, de corps en friction

Qui se mêlent en caresses, baisers, coïts ! Quel embrasement !

 

Le feu est outil de sublimation, de purification

Et aussi rite d’initiation chamanique voire d’adoration

Sa colonne de feu telle l’axis mundi

Monte verticalement entre terre et ciel et te dit, tu es ici

 

Le foyer s’alimente lentement, tranquillement, sereinement

Et tout ce que tu lui donnes disparait presque intégralement

Où est parti l’objet incinéré ?

Parti en fumée !

 

Il ne te reste qu’un tas de braises qui s’éteignent doucement

Laissant un tas de cendres comme modeste effacement

Tu es né poussière

Et tu retourneras poussière




vendredi 26 mars 2021

AMOUR A DISTANCE


Apprendre à t’aimer à distance

En secret et en silence

Te regarder devenir femme subtile

Et non pas versatile

 

Se faire tout petit

Devant ta présence merveilleuse

T’écouter, ne pas te déranger, oh princesse éveilleuse

Qui me bouleverse et me subvertit

 

Et pourtant tu en aimes un autre

Je le vois, je te regarde

Et je reste muré comme dans le silence d’une prière d’apôtre

A trop aimer, ai-je trop baissé ma garde ?

 

Mon amour se vit dans le silence

Dans sa discrétion intime et dans sa distance

Alors quand tu es là je suis un homme comblé pleinement épanoui

Mais une fois partie, je retrouve mon cœur meurtrit, mon âme endolorie

 

Peut-être est-ce ce côté gémeaux joueur

Qui n’a pas pris ce qu’il pouvait avoir en prétextant de stupides peurs

Mais je t’aimerai toujours clandestinement en silence

Sans attente et sans ambivalence




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier