J'avais un bon poil, l'œil vif,
La gamelle pleine, la chaleur d'un bon logis.
Et puis, vie de chien, chienne de vie,
Je cherche, renifle dans tous les coins,
Le museau sec, j'aboie de désespoir,
Il ne me reste que la mémoire,
De tous ces instants passés.
Je me rappelle ces moments de tendresses,
J'te donnais la papatte, ma queue s'dressait
Sous tes divines caresses!
Maintenant, je n'ai plus rien,
J' suis un pauv' chien.
Domicilié à la SPA,
Tatoué, vacciné,
J'ai le regard perdu,
Devant tous ces inconnus.
Ils font les milles pas,
Pour dire: “ Enfin, j'ai trouvé,
C'est celui-là qu on veut”
J'ai beau tourner le dos,
Rentrer dans ma niche,
Celui-là, c'est moi,
Mais moi, je ne veux pas.
Ils ne me demandent pas mon avis,
Ils vont payer leur bonheur artificiel,
Et donner un de leur amour superficiel
A moi, chien fidèle,
Qui n'aime que ma Maîtresse
Tenue en laisse,
On va me sortir,
Hélas, prisonnier je le reste
La cage est bien en moi.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Vous avez la parole ...