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samedi 24 octobre 2026

COMPLAINTE D'UN LOUP

 

A quoi peut-on bien servir loin de sa meute

Lorsqu’on est étiqueté solitaire voir sauvage

Seul assis devant ce putain de clavier

A taper des mots qui sont à rire ou à pleureur

Pas une seule boutade ou apophtegme pour m’apaiser

Personne pour t’épauler ou te réconforter


Je dois être en pleine tragi-comédie

A espérer revoir ce que je pensais être un si doux regard

Et profiter de l’occas pour me remémorer ces folles soirées

Alors quand sortir de cette cible qui pique mon cœur

De tout son lot de noirceur et de souffrance

Lorsque l’on se sent tristement abandonner


J’aimerai de nouveau pouvoir éprouver l’Amour

Retrouver ce sentiment vif qui pousse à vouloir du bien

A la place de consumer ma pauvre flamme

A ressasser, ruminer, rabâcher ce lourd passé

Dans parfois ces absurdes lamentations délirantes

Que je hurle tel un vieux loup solitaire dans la nuit


Dans cette obscurité d’un noir profond sans lune

Ou la détresse est prise au piège de ces ténèbres

Ma vie est-elle devenue si morne et noire

Dans cette opacité du temps qui passe

Où je ne retrouve plus la trace de mes propres empreintes

Alors je divague dans ces remous nébuleux du désespoir




vendredi 3 décembre 2021

UN VERRE POUR SE DEPOUILLER

 

Jeter le manche après la cognée

De tous, des siens, te sentir comme dépossédé

Alors vers qui tendre la main quand tu en aurais besoin

Quand tu préfères t’isoler et ruminer seul dans ton coin

 

Habillé de tes vêtements qui te portent depuis tant d’années

Tu fais pâle figure dans ce monde à top-modèles et défilés

Sous tes haillons, tu pourrais quémander de ta main quelques sous

Mais tu vivrais cela comme un affront, un dégout

 

Tu ne demandais pourtant pas grand-chose dans cette vie

Mais d’elle tu n’en connais qu’une pâle copie

Et dans les bas-fonds du soir tu la revisites au whisky

Pour repousser au loin tes ruminations et tes ennuis

 

Tu n’es qu’un pauvre mec ruiné, vêtu de sa tristesse

Qui n’a pas vu passer les années dans la joie et les folie de jeunesse

Tu t’es juste pris dans la gueule les pièges, bourbiers et duperies

D’un drôle de karma qui se joue de toi, alors tu erres dans la nuit

 

Histoire d’une vie sans garantie de sécurité et de stabilité

Tu finis seul sans éprouver la moindre émotion, comme vidé

Il te reste la tendresse de l’alcool comme reflet de ce monde puant

Qui délaisse ses frères, alors on noie dans un verre ses affres et tourments




COMPLAINTE D'UN LOUP

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