J’aimerais pour une fois
Que tu sois là, oui, toi, que tu sois là tout près de moi
Et que je mette fin à cette froideur, cette morne solitude
Qui m’impose tant de vicissitudes
J'aimerais avoir cette épaule
Qui lorsque je pleure me sorte de ma piaule
Me donne cet accueil à mes larmes
A la place de cette enivrante ivresse qui me désarme
J'aimerais lorsque l’amertume de mon accablement m’écrase
Que tu sois là et qu’avec ton sourire sans antiphrase
Tu dissipes cette morosité qui m’envahie
En mettant en avant ton appréciable empathie
J’aimerais lorsque je me balade
Ressentir de ta part, de franches accolades
Et retrouver le sens fraternel d’une main tendue
Pour me faire retrouver le droit chemin que j’ai perdu
J'aimerais lorsque un soir de pleine lune le sommeil ne peut venir
Que tu sois là en veille et sois prête à intervenir
Et à bondir sur ces mauvais rêves
Qui me ruine une nuit sans trêve
J'aimerais pouvoir susurrer ton doux prénom entre mes lèvres
De bon matin, dès mon réveil, sans être trop mièvre
Car le murmurer régulièrement est annonceur de cette tendresse
Cette attendrissante et douce affection pleine de promesse