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samedi 20 juin 2026

LE PRÉSENT NAIT D'UN PASSÉ MOURANT

 

Tu navigues entre un passé non maîtrisé et un avenir incertain.

Tu es là dans un présent sans grand entrain,

Regrettant ces années de mécontentement,

Et pleurant cette vie remplit de tourments.


Paupières rougies et yeux larmoyants,

Le passé trompé ne s’efface pas dans le présent.

Le cœur s’est transformé en pierre et avec, le sang s’est asséché.

L’horizon du destin est bel et bien asphyxié.


Commence chaque jour en ressassant les histoires d’hier,

Se remémorant les souffrances et les blessures,

Qui exhume sans relâche ce mauvais passé de galère,

Qui n’est qu’un tas de meurtrissures et de vomissures.


Infortune d’un présent qui se cherche en terre inconnue,

Le passage du fleuve Styx se fait déjà à vue.

Malheur à ce demain qui n’accueille en son sein que fatalité,

Déconvenue, mésaventure et calamité.


Faut-il donc rencontrer son fameux créateur,

Pour qu’il lâche ces poids de malheur ?

Afin que demain soit un autre jour,

Avec un avenir douceur de velours ?!




samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




vendredi 31 janvier 2025

AMOUR PERDU


Dans cette nuit froide où seul le vent violent gifle mon corps meurtri

Mes pensées se perdent dans un souvenir égaré

Où il y avait des mots, des regards et plein de caresses et de baisers d’échangés

Qui décrivaient ce si bel amour qui hélas a fui, s’est évanoui

Clape de fin pour tous ses merveilleux instants partagés

Reste l’angoisse et le malaise d’un cœur égaré

Les réminiscences d’un parfum qui flotte Dans une partie secrète de ma tête de linotte

Il me reste à composer avec ce nouvel ami le silence

Qui joue avec moi comme l’écho de toi et crée ma souffrance

Dans cette obscurité les pieuses promesses s’envolent Comme tous ces mots d’amour qui ne sont plus dans le protocole

Le froid glacial casse toutes les belles promesses émises

Le doux rêve tant espéré file dans sa remise

Alors que trouver sur ce chemin noir couleur d’ébène

Si ce n’est des souvenirs qui me hantent et prolongent ma peine ?

Les ombres des arbres gris se balancent devant moi à chaque pas

Et dessinent par instant ton vaporeux visage tout en se moquant de moi

Les branches qui dansent au vent violent flagellent ma tête

Peut-être pour me dire de chasser mes souvenirs qui rongent mon être

Enlacer ma mélancolie, marcher avant d’être trop pompette

Te dire adieu mon amour et me rentrer sous cette tempête




mercredi 1 janvier 2025

L'ABSENCE


Que reste-t-il d’un cœur qui a pris ses quartiers d’hiver ?

Où l’absence de l’être aimé est tellement sévère

Que chaque jour passé je rêve de ta présence

Alors que cette cruelle réalité me montre ton absence


Le désenchantement s’infiltre peu à peu en moi

Et me plonge dans un grand désarroi

Depuis que tu as laissé en partant la place au vide

Il me reste un manque, une blessure béante et fétide


J’erre dans la tourmente du couchant de la nuit noire

Dans l’illusion de ta présence qui se présente à moi chaque soir

Mes rêveries se perdent alors dans les méandres d’un passé

Pour trouver ce que j’ai gâcher et si je peux l’effacer


Je perçois encore ton doux accent à prononcer mon nom

Ton souvenir m’accompagne tel un écho à l’agonie inachevée

Alors que t’es partie sans un aurevoir ou un juron

Reste mon cœur vidé, asséché 


Que l’amour peut être parfois douloureux à prendre certains détours

Quand il fait souffrir l’âme d’un admirateur langoureux

Peut-être nous recroiserons nous un autre jour ?

Qui peut savoir ce qu’il peut subvenir d’un cri silencieux ?




samedi 28 octobre 2023

MA TOUSSAINT


Il est temps pour moi de déposer des chrysanthèmes

Sur le cénotaphe élevé à la mémoire de notre amour

Alors c’est décidé, il n’y aura plus pour ma part de cantilène

Adieu, délices, gaieté, charme et mamours

 

Notre si beau mausolée au cimetière

Est clafi de nos plus belles souvenances

A présent sans éclat. Sans cette lumière si singulière

De ces agréables moments partagés en toute connivence

 

J’ai donc déposé ses jolis chrysanthèmes

Sur la stèle de notre amour brisé

Nos cœurs ne diront plus qu’on s’aime

Il n’y a plus rien, plus de baisers

 

L’espace est devenu tellement vide pour mon âme errante

Il ne sert à rien de ressasser en solitaire ce si proche passé

Même si l’illusion de la présence de ton corps encore me hante

Il va falloir encore se relever, digérer et malheureusement mon amour ... t’oublier




vendredi 22 septembre 2023

UNE ABSENCE

Dois-je attendre cet impossible retour ?

Toi, ma fleur de lotus, mon tendre amour

Parce que ce soudain goshting, cette incompréhensible absence

Me transforme en esprit fantomatique dans ma vie redevenue souffrance

 

J’ai bêtement cru qu’en te prenant presque un an durant dans mes bras

Te caressant, t’embrassant, tu savais que j’étais là pour toi

Et toi qui m’offrait ton corps taillé par cet assidu yoga

Je ne pouvais que te montrer tout mon amour et te le susurrer à ton oreille tout bas

 

Combien avions-nous passé de folles et tendres nuits ?

Tu ne voulais que moi sur mon lit ou dans ton nid

Et maintenant je suis un pauv’con qui attend le moindre signe jour et nuit

Pour toujours pouvoir t’aimer et baiser à l’envie

 

Ton passage dans ma vie m’a nettoyé de mon triste passé

Je croyais toucher enfin un bonheur qui n’était pas péché

Je pensais qu’à passer ensemble tous ces moments

On s’aimait vraiment sincèrement, passionnément, sensuellement

 

Tu as su comme avec ta cuisine me faire raviver mes papilles

J’ai recroisé un instant cet amour qui fait que ton cœur bat et ton regard brille

J’ai connu une femme merveilleuse, un sourire,

Un corps qui m’a rendu fou et qui va hanter dès à présent mes souvenirs





vendredi 26 août 2022

DÉSILLUSION


Un premier regard qui laisse présager une attirance sous cet air de jolie rebelle

Et tu deviens en un instant la femme que je trouve particulièrement belle.

On devine vite à ton attitude, une personne élégante, un être malicieux

Qui faut l’avouer a le don de me réveiller et me rendre heureux.

Tu dégages en effet dans l’air

Tes molécules de bonheur qui se distillent dans mon atmosphère.

Il n’y a qu’à te frôler et te suivre

Pour que tes phéromones m’enivrent.

J’aspirai à croire que tu étais l’élue de mon cœur

Par ce chamboulement de tous mes neurotransmetteurs.

D’un rien tu réveillais ce monde longtemps plongé dans la torpeur

Tout s’illuminait autour de toi, ta lumière désagrégeait ces vieux amas de noirceur.

Telle une danse chamanique

Une transe hypnotique.

Tu me donnais ce que mon futur espérait de délicieux

Une histoire forte et simple pour être à nouveau heureux, amoureux.

Ai-je trop effarouché ces mystères du désir ?

Pour que la lumière se soit éteinte comme le courant d’air qu’on ne peut saisir

Mais que l’on ressent face au miroir de soi-même en douce torture

Qu’on projetterait dans un incertain futur.

J’ai failli dire les mots longtemps retenus et jouer tapis

Alors que je n’avais décidément rien compris.

Je ne suis plus fait pour l’amour qu’on veut faire rimer avec toujours.

C’est la rancœur d’un cœur qui plonge davantage dans le désamour.




dimanche 4 juillet 2021

MONDE POURRI


"Homo homini lupus est", l’homme est un loup pour l’homme


Locution latine à vision plutôt pessimiste de la nature humaine

L’éducation de ces bons sauvages semble avoir été vaine

Tant reste encore en ces temps ce triste syndrome

Honte à nous pour ses pauvres loups, qui au moins ne se bouffent pas entre eux

Pauvre canidé humanoïde devenu fou en ayant perdu ces crocs et son franc-jeu


L’homme-loup est devenu bien inoffensif à présent

Il n’a plus son mordant d’antan

Il gueule bien de temps en temps

Mais ça reste dans le vent

Juste parfois pour revendiquer quelques droits

Quand au fond de lui il retrouve encore la foi


Ou est-ce les réminiscences d’un passé de survie

Un souvenir imprécis d’un rappel à la vie

Pour ressentir les battements de son cœur

Dans un monde qui se gargarise de ses peurs

Tout en se laissant berner par tous ces leurres

Quand tu crois que ces gens sont bons et que tu es des leurs


Mais tu sais qu’ils ne sont pas bons, ni gentils

Qu’ils sont gorgés de désirs, d’envies

Ces bêtes frustrées, bridées, administrées, domptées

Et pour mieux contrôler la meute qu’est-ce qu’on leur a donné ?

La télé et sa téléréalité, internet et ses influenceurs à succès

Plus besoin de saines lecture, au loin nos rêves désuets


Maintenant tout ce qui n’est pas à portée d’un clic

Dévient vite périmé, suranné, archaïque

Tout doit aller très vite. C’est le temps du boulot-télé-dodo

Gérer sa carrière en espérant des hauts

Mais tu en tombes souvent bien bas

Ce sont les ressources humaines qui la gèrent au rabais pour toi


Tu cherchais une vie saine, dans un corps sain

Une vie sociale avec la sincérité de bonnes relations entre voisins

Tu croyais au régime bio, aux produits diététiques

On t’apporte une malbouffe, une restauration rapide c’est moins éthique !

On t’a apporté la fête, les rassemblements publiques festifs

Pour stimuler ta consommation sur le territoire sous l’égide du collectif


Tu cherchais l’amour passion

On t’a apporté la déception et la trahison

Tu voulais cette rencontre durable, saine et sincère

Tu as le coup d’un soir, la rencontre éphémère

Tu rêvais d’une famille forte, heureuse et unie

Tu as gagné le divorce, la garde partagée, la famille désunie


On t’a vanté les valeurs de l’éducation nationale

La réussite pour tous quelle que soit ton milieu social

Tu avais soif d’apprendre sur tout et n’importe quoi

Et tu as plutôt eu sur rien, ce n’était pas pour toi

On ne t’a pas fait aimer l’histoire ni la littérature

Qui pourtant expliquent toutes ces forfaitures


Adieu le gout de l’effort

On ne le retrouve même plus dans le sport

Tout part à la dérive, à vau l’eau

L’homme est devenu un beau salaud

Avec un sens aigu de l’oubli

Il ne pense plus, il n’aime plus c’est fini


Ils se bouffent juste entre eux, ces gens en fiers vaniteux

Deviennent égoïstes dans leur propre milieu

Plus personne ne s’aide, s’entraide

Même simplement se sourit … pauvres bipèdes

La méfiance envers l’autre

Résulte de la peur d’eux-mêmes vu dans cet autre


Même toutes ces religions qui prônent l’amour comme refouloir

Se noient dans leurs guerres et le sang versé au pied de leur tour d’ivoire

Liberté j’écrirai ton nom sur les sentiers éveillés

Tu parles ! On s’est bien fait berner, voir même niquer !

Concept qui après avoir été épuisé

S’est bien fait délaver, dépecer, tuer


Dégouté de cette époque où tu n’es plus libre de t’exprimer

Avant d’avoir écrit un mot ou parlé, tu es déjà catalogué, condamné

Je ne fais plus que grogner et hurler les jours de pleine lune

A remâcher, ressasser dans mon esprit mes rêves de fortune

A trop ouvrir les yeux, mon cœur s’est trop blessé

Dans ce monde pourri à quoi bon exister ?




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

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