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samedi 5 septembre 2026

ÉVEIL QUI RÉVEILLE !

 

Dès le réveil c’est mon éveil que je bousille

Vieille carcasse isolée et solitaire qui prend du poids

Et cruelle vérité qui me fait partir en vrille

De ces sombres chimères qui se dissimulent en moi


Solitaire tel le diamant monté sur sa bague dorée

Toujours chaperonné de réflexions plutôt enténébrées

Où sort parfois quelques idées à l’éclats d’enluminures

Mais qui restent cependant dans un smog clair-obscur


Dans mes soirées accablées de cauchemars

Dans ces rendez-vous avec les cambrures de ces femmes

Je rencontre et je mêle les regards

Je brasse et entrelace ces pauvres âmes


Alors ! Alors je prends mon pied ou plutôt mes pieds

Puis je marche seul dans la nuit sous ce ciel étoilé

Je ne suis qu’un fugitif qui ne sait plus ce qu’il fuit

Vagabond lamentable en erreur dans sa vie





mercredi 8 avril 2026

ATTENTE AU SOMMET

 

Aujourd’hui n’est pas demain ni surlendemain

Pas à pas, juste suivre la pente du chemin

Sac sur le dos, te voilà là-haut

Après ces heures d’effort

C’est l’instant de réconfort

Arrivé au sommet de la montagne, l’attente …

L’attente dans ce souffle d’air qui traverse ma tête

Vent si fort sur la cime dégarnie que toutes mes pensées s’envolent

Tous ces mots que je pourrais coucher sur papier une fois rentré

Mais on est bien là-haut, attente …

Attente dans ce vent vivifiant

Qui fait voler au loin toutes ces feuilles qui tombent de ma vie

Qui fait batifoler tous ces mots qui se bousculent dans mon cerveau

Et tu es là, seul, attente …

Le soleil s’éclipse à son tour

Le silence se mure de plus en plus dans l’ombre de la nuit naissante

Et l’esprit part loin, très loin

Comme tous ces bruits anodins qui s’entrechoquent jusqu’à cette crête.

L’attente …

Et puis, dans un instant … redescendre





samedi 8 novembre 2025

IVRESSE

 

Voilà que la nuit commence à se faire noire

Que ton pauvre cerveau déjà sonne l’hallali

Il est temps à nouveau de passer à l’exutoire

Il te faut ressortir ce chaleureux whisky !


Trinquons non pas à ces conneries de bonheur ou de santé

Mais plutôt à ce passé pas si lointain qui t’a martelé, écrasé, cassé

Est-ce donc par basse lâcheté ou par paresse

Que tu pars ainsi - petit con - dans cette minable ivresse ?


La peur enveloppe ce qui reste de ton âme impure

Pour la plonger dans sa triste et morne torpeur

L’alcool se distille lentement à travers ton armure

Afin que Satan tranquillement gèle ton cœur




vendredi 3 décembre 2021

UN VERRE POUR SE DEPOUILLER

 

Jeter le manche après la cognée

De tous, des siens, te sentir comme dépossédé

Alors vers qui tendre la main quand tu en aurais besoin

Quand tu préfères t’isoler et ruminer seul dans ton coin

 

Habillé de tes vêtements qui te portent depuis tant d’années

Tu fais pâle figure dans ce monde à top-modèles et défilés

Sous tes haillons, tu pourrais quémander de ta main quelques sous

Mais tu vivrais cela comme un affront, un dégout

 

Tu ne demandais pourtant pas grand-chose dans cette vie

Mais d’elle tu n’en connais qu’une pâle copie

Et dans les bas-fonds du soir tu la revisites au whisky

Pour repousser au loin tes ruminations et tes ennuis

 

Tu n’es qu’un pauvre mec ruiné, vêtu de sa tristesse

Qui n’a pas vu passer les années dans la joie et les folie de jeunesse

Tu t’es juste pris dans la gueule les pièges, bourbiers et duperies

D’un drôle de karma qui se joue de toi, alors tu erres dans la nuit

 

Histoire d’une vie sans garantie de sécurité et de stabilité

Tu finis seul sans éprouver la moindre émotion, comme vidé

Il te reste la tendresse de l’alcool comme reflet de ce monde puant

Qui délaisse ses frères, alors on noie dans un verre ses affres et tourments




CHAMPIGNONS

  A peine réveillé et café vite avalé, Me voilà marchant sur le sentier, Direction ma forêt bien aimée, Afin d’y découvrir ses trésors caché...

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