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samedi 21 février 2026

MANQUE

 

Tu l’as au fond de ton ventre

Bien dans ton antre

Il vient de tes entrailles

Et dans l’esprit se répand

Tel le petit feu de paille

Qui grandit et embrase tout le champ

Tu penses ne laisser aucune faille

Mais c’est un fait, il est bien présent !


Que pouvoir répondre

A cette chose qui brûle en soi

Qui attend que l’on fasse un mauvais pas

Qui se loge en tête de nos pensées en nombre

Et t’éviterait de vivre telle une ombre ?

Oui je sais, il serait plus simple que l’on ne pense pas

Que l’on ne boive pas et poet poet tralala !

Car ici-bas on raconte bien n’importe quoi n’est-ce pas ?




samedi 10 janvier 2026

UN SOIR AU BAR

 

Accoudé au comptoir avec mon carnet et mon chaleureux verre d’alcool,

Je regarde cette serveuse ou plutôt son cul sublime qui m’affole !

C’est toujours mieux que d’zieuter ces paumés au regard de vitriole !


Entouré au bistrot par tous ces poivrots, dans ce brouhaha, seul, j’en peux plus.

Ecœuré par ce déversoir, je divague, je suis perdu.

A boire comme un trou, on est vite classé porté disparu !


Dans cette taverne, on s’instille de l’eau pour la vie en pleine face,

Mais le corps se refroidit, se liquéfie alors qu’il réclame son insatiable soif.

J’aimerai pouvoir m’éclipser, m’évaporer avant qu’il ne soit trop tard, je suis si las.


Au fil des verres dans ce boui-boui, j’écris trois mots et parais l’ours invincible.

Et pourtant mon corps en peine ou à la peine se vide sur le zinc impassible !

Au troquet, fini ce pathétique spectacle, enfin je m’évanouis. Y’a rien de risible.




samedi 8 novembre 2025

IVRESSE

 

Voilà que la nuit commence à se faire noire

Que ton pauvre cerveau déjà sonne l’hallali

Il est temps à nouveau de passer à l’exutoire

Il te faut ressortir ce chaleureux whisky !


Trinquons non pas à ces conneries de bonheur ou de santé

Mais plutôt à ce passé pas si lointain qui t’a martelé, écrasé, cassé

Est-ce donc par basse lâcheté ou par paresse

Que tu pars ainsi - petit con - dans cette minable ivresse ?


La peur enveloppe ce qui reste de ton âme impure

Pour la plonger dans sa triste et morne torpeur

L’alcool se distille lentement à travers ton armure

Afin que Satan tranquillement gèle ton cœur




samedi 1 novembre 2025

SEUL


C’est l’histoire du vieux con seul avec ses pensées

Toujours prêt à trinquer avec son être oublié

Accoudé ici et là le soir au bord d’un comptoir

Pour diluer son triste désespoir

Noyer son lot de mauvais souvenirs

Adjurer les craintes existentielles d’un avenir

Conjurer les peurs d’un demain sans amour

Détourner les affres d’une vie sans détour


Comment retrouver une vie sereine

Quand celle-ci devient facétieuse et pleine de déveine ?

Plus d’échanges de regards ou de mots

Plus d'une main ni de caresses dans le dos

Il reste seul le soir avec mère solitude qui veille

Qui attend juste que tu débouches une bonne bouteille

Pour effacer ces jours qui sont trop gris

Et ça passe par quelques verres d’un bon whisky


Et là ... tu plonges dans le silence de ta vie

Pour retrouver la paix de l’esprit




dimanche 25 mai 2025

ACCOUTUMANCE


Vile addiction, quand tu nous accapares
Trop ostentatoire, tu m'étrangles, tu m'enterres et d'emmerdes tu me pares
J'aimerais pourtant pouvoir m'en délier et me délivrer
Reprendre mes saines activités et surtout ma liberté

Juste s’autoriser de boire jusqu’à plus soif de l’eau ou du café,
Mais chère dépendance tu es là, tu me ligotes, me garrottes, m’étreins
Un verre d’alcool, puis un autre et encore un autre pour se sentir bien
Et cruel demain, où tu sais qu’il te faudra augmenter la dose pour te sentir grisé
Même gauche, tu penses pouvoir marcher droit comme c’est bien
Pour faire semblant d’être là, enjoué et badin
Mais à chaque jour qui passe, de guerre lasse
Tu entrevois peu à peu la mort qui attend juste que tu te ramasses
Dur et lourd combat qu’il faudrait mener pour se ranimer à la vie
Retrouver des plaisirs sains pour ne plus copiner avec l’ennemi
Dire adieu à ces beuveries éthyliques pour retrouver quiétude et sérénité
Et avec un tel sacrifice, peut-être qui sait ressusciter !



vendredi 20 octobre 2023

ETHYLISME D’UNE VIE

 

Quelle ensorcelante attirance pour ce doux breuvage

Même si on sait que ce n’est qu’un vil servage

Et pourtant l’envie irrépressible va à ta boutanche

Afin d’éviter que ton cœur ne s’épanche

 

L’alcool délivre tous ces pernicieux méfaits

Mais dans ces excès, tu le considères comme un bienfait

Quelle douce délivrance que d’avoir ce verre plein

Sentir ce flot soudain si brûlant descendre en toi à grand train

 

Il annihile tes papilles et inhibe tous tes récepteurs

Seul coule ce philtre, cette si douce liqueur

Qui fait son œuvre et met en off tous tes interrupteurs

Pour embouteiller cette énième épreuve de malheur

 

La dose s’instille tout doucement dans ton sang

Pour que tu perdes petit à petit tous sens de jugement

C’est la rédemption tant attendue du cuitard

Te voilà enfin libre dans ta tête de soûlard

 

Plus de pensées, plus de ressassements, plus de cogitations

Cette artificielle torpeur efface toutes tes vitupérations

Allez, bois encore un verre, pour faire durer le plaisir

A défaut de jouir, cet élixir t’offre le privilège d’abattre tous tes désirs

 



samedi 2 avril 2022

MEURT-DE-SOIF


Assis seul au bord du comptoir

Il noie son désespoir

Une choppe à la main

A chasser les jours sans lendemains


Le liquide glisse sur les parois de son godet

Avant de s’épancher dans son cornet

Inondant ses sombres élucubrations

D’une triste vie qui ne tourne pas rond


Son regard est inexpressif et vide

Comme est devenu son verre sans fluide

Mais de déchirantes pensées l’assaillent

Naufrage d’un cerveau pris en tenaille


Ne l’accusez pas de faiblesse pour autant

Même s’il se délaye lentement

Amours ou rêves brisés

Ce n’est pas à nous de juger


En attendant, il cherche seul sa rédemption

En ingurgitant chaque rasade par acte de contrition

Une gorgée de plus pour chercher sa délivrance

Une lampée pour conjurer la malchance


Il écope verre après verre

Tel un naufragé solitaire

Mais il devra s’en aller

Le troquet devant fermer


Alors il va errer ici et là

Tout en titubant de ces lourds pas

Recherchant le meilleur des arbres pour pisser

Fautes en parties expiées, il retrouve de sa dignité!






vendredi 3 décembre 2021

UN VERRE POUR SE DEPOUILLER

 

Jeter le manche après la cognée

De tous, des siens, te sentir comme dépossédé

Alors vers qui tendre la main quand tu en aurais besoin

Quand tu préfères t’isoler et ruminer seul dans ton coin

 

Habillé de tes vêtements qui te portent depuis tant d’années

Tu fais pâle figure dans ce monde à top-modèles et défilés

Sous tes haillons, tu pourrais quémander de ta main quelques sous

Mais tu vivrais cela comme un affront, un dégout

 

Tu ne demandais pourtant pas grand-chose dans cette vie

Mais d’elle tu n’en connais qu’une pâle copie

Et dans les bas-fonds du soir tu la revisites au whisky

Pour repousser au loin tes ruminations et tes ennuis

 

Tu n’es qu’un pauvre mec ruiné, vêtu de sa tristesse

Qui n’a pas vu passer les années dans la joie et les folie de jeunesse

Tu t’es juste pris dans la gueule les pièges, bourbiers et duperies

D’un drôle de karma qui se joue de toi, alors tu erres dans la nuit

 

Histoire d’une vie sans garantie de sécurité et de stabilité

Tu finis seul sans éprouver la moindre émotion, comme vidé

Il te reste la tendresse de l’alcool comme reflet de ce monde puant

Qui délaisse ses frères, alors on noie dans un verre ses affres et tourments




samedi 26 juin 2021

ALCOOL DE NUIT


Je suis parti avec ce double qui me colle dans les bois

La boutanche bien calée contre moi

Je marchai dans la nuit noire sous cette froide pluie

Et là j’ai trouvé ce site ténébreux et m’y suis assis

Je me suis posé sur ce vieux tronc couché

L’œil hagard, perdu, la pensée déséquilibrée, égarée

Santé ! Je bois à ma repentance

C’est ma triste pénitence

Le clapotis de la pluie produit son rythme

Toc toc toc sur mon crane et influence mon biorythme

En dedans les pensées s’ébattent et s’abattent

Comme la pluie drue en vraie garce scélérate

Et si j’utilisai ce couteau pour torturer mon âme

Et en finir avec ce stupide psychodrame

Plonger la lame au fond de mes entrailles, mon être détrempé

Tel le samouraï, sortir mes tripes alcoolisées

Qu’il serait judicieux de boire et de vomir

Afin de pouvoir sortir tout ce qui pourrait nous anéantir

Dégobiller ses répulsions, gerber sa rancœur

Dégorger ses peines, ces vrais crève-cœurs

Que le sang se libère de cette vie de galère

La laideur envahit trop ce monde pour un solitaire

Reste à partir goutte après goutte

Et ne pas laisser de place au doute

Puis cesser de respirer

Pour ne plus penser




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier