Jouer au scalde, à l’aède ou au fils d’Apollon qu’importe le nom pour écrivasser
Une vie taciturne, sombre, une vie de renfrogné
Alors qu’on aimerait peindre une vie arc en ciel, une vie pleine de passions, d’utopie
Une vie rêvée qu’un artiste peindrait délicatement sans son lot de tracasseries.
Mais, non ! Ce n’est pas si simple, chacun sait qu’au fond de soi se terre une douleur tenace
Une douleur qui fait de nous un rêveur avec son lot d’infortunes pour comble de disgrâce
Alors peu importe comment les mots nous viennent et comment les faire chanter et rimer
Il faut sentir ce que son cœur nous dévoile, ce que l’émotion veut nous révéler
Ce qui empoigne nos boyaux de notre pauvre créature sans défense
Ce qui fait secrètement monter dans nos yeux ces pieuses larmes en flot intense
A quoi bon vouloir tenter espérer tout contrôler
Laissons ce torrent d’amour se déverser même si c’est celui d’un infortuné