A quoi peut-on bien servir loin de sa meute
Lorsqu’on est étiqueté solitaire voir sauvage
Seul assis devant ce putain de clavier
A taper des mots qui sont à rire ou à pleureur
Pas une seule boutade ou apophtegme pour m’apaiser
Personne pour t’épauler ou te réconforter
Je dois être en pleine tragi-comédie
A espérer revoir ce que je pensais être un si doux regard
Et profiter de l’occas pour me remémorer ces folles soirées
Alors quand sortir de cette cible qui pique mon cœur
De tout son lot de noirceur et de souffrance
Lorsque l’on se sent tristement abandonner
J’aimerai de nouveau pouvoir éprouver l’Amour
Retrouver ce sentiment vif qui pousse à vouloir du bien
A la place de consumer ma pauvre flamme
A ressasser, ruminer, rabâcher ce lourd passé
Dans parfois ces absurdes lamentations délirantes
Que je hurle tel un vieux loup solitaire dans la nuit
Dans cette obscurité d’un noir profond sans lune
Ou la détresse est prise au piège de ces ténèbres
Ma vie est-elle devenue si morne et noire
Dans cette opacité du temps qui passe
Où je ne retrouve plus la trace de mes propres empreintes
Alors je divague dans ces remous nébuleux du désespoir
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