dimanche 4 juillet 2021

MONDE POURRI


"Homo homini lupus est", l’homme est un loup pour l’homme


Locution latine à vision plutôt pessimiste de la nature humaine

L’éducation de ces bons sauvages semble avoir été vaine

Tant reste encore en ces temps ce triste syndrome

Honte à nous pour ses pauvres loups, qui au moins ne se bouffent pas entre eux

Pauvre canidé humanoïde devenu fou en ayant perdu ces crocs et son franc-jeu


L’homme-loup est devenu bien inoffensif à présent

Il n’a plus son mordant d’antan

Il gueule bien de temps en temps

Mais ça reste dans le vent

Juste parfois pour revendiquer quelques droits

Quand au fond de lui il retrouve encore la foi


Ou est-ce les réminiscences d’un passé de survie

Un souvenir imprécis d’un rappel à la vie

Pour ressentir les battements de son cœur

Dans un monde qui se gargarise de ses peurs

Tout en se laissant berner par tous ces leurres

Quand tu crois que ces gens sont bons et que tu es des leurs


Mais tu sais qu’ils ne sont pas bons, ni gentils

Qu’ils sont gorgés de désirs, d’envies

Ces bêtes frustrées, bridées, administrées, domptées

Et pour mieux contrôler la meute qu’est-ce qu’on leur a donné ?

La télé et sa téléréalité, internet et ses influenceurs à succès

Plus besoin de saines lecture, au loin nos rêves désuets


Maintenant tout ce qui n’est pas à portée d’un clic

Dévient vite périmé, suranné, archaïque

Tout doit aller très vite. C’est le temps du boulot-télé-dodo

Gérer sa carrière en espérant des hauts

Mais tu en tombes souvent bien bas

Ce sont les ressources humaines qui la gèrent au rabais pour toi


Tu cherchais une vie saine, dans un corps sain

Une vie sociale avec la sincérité de bonnes relations entre voisins

Tu croyais au régime bio, aux produits diététiques

On t’apporte une malbouffe, une restauration rapide c’est moins éthique !

On t’a apporté la fête, les rassemblements publiques festifs

Pour stimuler ta consommation sur le territoire sous l’égide du collectif


Tu cherchais l’amour passion

On t’a apporté la déception et la trahison

Tu voulais cette rencontre durable, saine et sincère

Tu as le coup d’un soir, la rencontre éphémère

Tu rêvais d’une famille forte, heureuse et unie

Tu as gagné le divorce, la garde partagée, la famille désunie


On t’a vanté les valeurs de l’éducation nationale

La réussite pour tous quelle que soit ton milieu social

Tu avais soif d’apprendre sur tout et n’importe quoi

Et tu as plutôt eu sur rien, ce n’était pas pour toi

On ne t’a pas fait aimer l’histoire ni la littérature

Qui pourtant expliquent toutes ces forfaitures


Adieu le gout de l’effort

On ne le retrouve même plus dans le sport

Tout part à la dérive, à vau l’eau

L’homme est devenu un beau salaud

Avec un sens aigu de l’oubli

Il ne pense plus, il n’aime plus c’est fini


Ils se bouffent juste entre eux, ces gens en fiers vaniteux

Deviennent égoïstes dans leur propre milieu

Plus personne ne s’aide, s’entraide

Même simplement se sourit … pauvres bipèdes

La méfiance envers l’autre

Résulte de la peur d’eux-mêmes vu dans cet autre


Même toutes ces religions qui prônent l’amour comme refouloir

Se noient dans leurs guerres et le sang versé au pied de leur tour d’ivoire

Liberté j’écrirai ton nom sur les sentiers éveillés

Tu parles ! On s’est bien fait berner, voir même niquer !

Concept qui après avoir été épuisé

S’est bien fait délaver, dépecer, tuer


Dégouté de cette époque où tu n’es plus libre de t’exprimer

Avant d’avoir écrit un mot ou parlé, tu es déjà catalogué, condamné

Je ne fais plus que grogner et hurler les jours de pleine lune

A remâcher, ressasser dans mon esprit mes rêves de fortune

A trop ouvrir les yeux, mon cœur s’est trop blessé

Dans ce monde pourri à quoi bon exister ?




vendredi 2 juillet 2021

OH PHALLUS


Quelle étrange impression

Quand tu surfes entre rêve et réalité

Et qu’à travers tes yeux fermés

Tu ressens la moindre des sensations

Quand remonte entre tes jambes ouvertes

Une douce ondulation qui met tes sens en alerte

C’est une main qui caresse ton sexe pointant

Qui l’attrape et l’enserre gentiment

En lui exerçant de doux et tendres va-et-vient

Hummmm comme c’est divin

Quand on est pris aux pièges de ces douces caresses

Faites toutes en souplesses et finesses

Toujours les yeux clos je me régale, je me délecte

Alors que la prise se fait plus franche et directe

L’acte est plus énergique, l’envie plus généreuse

Le désire plus hardi, l’empoignade plus vigoureuse

Chaleur humide à présent

Une langue émérite titille mon gland

Puis c’est une bouche sensuelle animée

Qui glisse sur ma hampe érigée

Ce n’est plus un état irréel

C’est bien une sensation factuelle

Alors j’ouvre mes yeux et je te vois à l’ouvrage

Bientôt sera le temps du soutirage

Alors ma déesse de l’amour, ma divine

Gorge-toi bien de ma pine !




samedi 26 juin 2021

ALCOOL DE NUIT


Je suis parti avec ce double qui me colle dans les bois

La boutanche bien calée contre moi

Je marchai dans la nuit noire sous cette froide pluie

Et là j’ai trouvé ce site ténébreux et m’y suis assis

Je me suis posé sur ce vieux tronc couché

L’œil hagard, perdu, la pensée déséquilibrée, égarée

Santé ! Je bois à ma repentance

C’est ma triste pénitence

Le clapotis de la pluie produit son rythme

Toc toc toc sur mon crane et influence mon biorythme

En dedans les pensées s’ébattent et s’abattent

Comme la pluie drue en vraie garce scélérate

Et si j’utilisai ce couteau pour torturer mon âme

Et en finir avec ce stupide psychodrame

Plonger la lame au fond de mes entrailles, mon être détrempé

Tel le samouraï, sortir mes tripes alcoolisées

Qu’il serait judicieux de boire et de vomir

Afin de pouvoir sortir tout ce qui pourrait nous anéantir

Dégobiller ses répulsions, gerber sa rancœur

Dégorger ses peines, ces vrais crève-cœurs

Que le sang se libère de cette vie de galère

La laideur envahit trop ce monde pour un solitaire

Reste à partir goutte après goutte

Et ne pas laisser de place au doute

Puis cesser de respirer

Pour ne plus penser




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier