mercredi 8 avril 2026

ATTENTE AU SOMMET

 

Aujourd’hui n’est pas demain ni surlendemain

Pas à pas, juste suivre la pente du chemin

Sac sur le dos, te voilà là-haut

Après ces heures d’effort

C’est l’instant de réconfort

Arrivé au sommet de la montagne, l’attente …

L’attente dans ce souffle d’air qui traverse ma tête

Vent si fort sur la cime dégarnie que toutes mes pensées s’envolent

Tous ces mots que je pourrais coucher sur papier une fois rentré

Mais on est bien là-haut, attente …

Attente dans ce vent vivifiant

Qui fait voler au loin toutes ces feuilles qui tombent de ma vie

Qui fait batifoler tous ces mots qui se bousculent dans mon cerveau

Et tu es là, seul, attente …

Le soleil s’éclipse à son tour

Le silence se mure de plus en plus dans l’ombre de la nuit naissante

Et l’esprit part loin, très loin

Comme tous ces bruits anodins qui s’entrechoquent jusqu’à cette crête.

L’attente …

Et puis, dans un instant … redescendre





samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




samedi 28 mars 2026

CHAGRIN

 

Trahi, abandonné, chahuté par les flots,

Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots

Errements dans l’inconnu, triste toujours.


Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.

Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.

Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?


Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.

Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.

La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.


Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,

Reste sur le chemin et continue d’avancer.

Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire


Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin

En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.

Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.


Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.

C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.

En un seul mot: chagrin.




LE PRÉSENT NAIT D'UN PASSÉ MOURANT

  Tu navigues entre un passé non maîtrisé et un avenir incertain. Tu es là dans un présent sans grand entrain, Regrettant ces années de méco...

Ceux que vous semblez le plus apprécier