samedi 11 octobre 2025

PAUV' CHIEN

 

J'avais un bon poil, l'œil vif,

La gamelle pleine, la chaleur d'un bon logis.

Et puis, vie de chien, chienne de vie,

Je cherche, renifle dans tous les coins,

Le museau sec, j'aboie de désespoir,

Il ne me reste que la mémoire,

De tous ces instants passés.

Je me rappelle ces moments de tendresses,

J'te donnais la papatte, ma queue s'dressait

Sous tes divines caresses!

Maintenant, je n'ai plus rien,

J' suis un pauv' chien.

Domicilié à la SPA,

Tatoué, vacciné,

J'ai le regard perdu,

Devant tous ces inconnus.

Ils font les milles pas,

Pour dire: “ Enfin, j'ai trouvé,

C'est celui-là qu on veut”

J'ai beau tourner le dos,

Rentrer dans ma niche,

Celui-là, c'est moi,

Mais moi, je ne veux pas.

Ils ne me demandent pas mon avis,

Ils vont payer leur bonheur artificiel,

Et donner un de leur amour superficiel

A moi, chien fidèle,

Qui n'aime que ma Maîtresse

Tenue en laisse,

On va me sortir,

Hélas, prisonnier je le reste

La cage est bien en moi.




jeudi 9 octobre 2025

VIT EN VOYAGE !


Je ne vais pas jouer au sérieux matamore,

Ni faire de pauvres oxymores,

Afin que mon sexe parte en balade sur ton corps.

Que veux tu, c’est le jour ou il prend son essor !

Une petite bifle sur ta joue,

Pour ensuite m’accueillir dans ta bouche.

Quelle belle partition tu me joues !

Dieu soit loué, tu n’es point une douce farouche !

Tu es cette femme audacieuse et sage,

Qui dégrafe dignement son corsage.

Alors mon vit fièrement dressé,

Parcours ton corps à pas mesurés.

Dans cette belle vallée,

Mon membre est parti s’y faire cajoler.

Tes seins aux tétons bien excités,

M’enserrent dans un doux fourreau de qualité.

Après quelques va-et-vient,

Je joue de mon sexe turgescent,

En tapotant tes tétons délicieusement.

Ce pénis est décidément un honnête coquin !

Ces jeux érotiques aiguisent ton appétit.

Tu t’agrippes à mon membre durci.

Tu le secoues et l’agites,

Avant de m’offrir ton invit !

Tu te positionnes en levrette,

Prête à faire la fête.

Tu prends ma queue dans ta main,

Et la guide entre tes fesses, sacrée boute-en-train !

Ma queue n’en peut plus, je vais exploser.

Nous arrivons au terme de notre voyage.

Je vais me mettre en mode vidage.

Et ma semence libérer tu vas gagner !




samedi 4 octobre 2025

SILENCE !

 Quel paradoxe que de s’hasarder à en parler

Alors que c’est ce discours même qui en est réprimé !

Parole de négation, de pure abstention

Mais alors, comment rendre raison ? S’il n’y a pas de discours, d’échange, de concertation ?

Ce n’est pas dans un silence poétique ou religieux

Les discours de Socrate, de Platon interrogent, font parler et pas que les vieux.

Contrairement à Descartes, qui prône une méthode vécue dans la solitude

Les méditations se font dans un lieu calme, isolé pour atteindre la béatitude

Alors qui es-tu ?

Toi que l’on n’entend plus ?

Absence de bruit et absence de quoi que ce soit, bruit et action liés dans leur manifestation

Faire silence, c’est s’abstenir de tout faire. Tout suspendre, la cessation de toute agitation.

Le silence ...

C’est l’absence.

Silence dans le repos et dans sa pleine présence à soi-même et tu es quiétude

Silence dans les projections des soucis et de faux possibles et tu es inquiétude.

Il est aussi soupir, pause, vide qui procure une plénitude sidérale

Quand à nos oreilles il est douce suspension dans un silence musical.

Le silence existe par ailleurs dans une certaine dualité

Voir une certaine opposition ou diversité.

Dans la nature accueillante il m’est apaisant

Pour certains au milieu de ces grands espaces il peut être effrayant.

Que serait un discours ou un texte sans ces silences, ces blancs ?

Charabia incompréhensible, inaudible, inexpressif, insignifiant.

Et pourtant l’absence de parole apporte du signifiant et est très parlant

C’est l’aposiopèse ou notre expression est comme en suspend. Qui ne dit mot consent !

Que dire d’un silence méprisant qui en dit plus long dans la communication

Que tout un discours distribué sans interruptions.

Pourtant c’est la parole qui accorde une valeur au silence qui s’impose

Philosopher c’est se dégager des mots pour aller aux choses.


A l’heure du profond minuit, Zarathoustra proclame : « Silence ! Silence ! On peut entendre maintes choses qui n’ont pas le droit de se faire entendre de jour » Nietzsche.



DÉSILLUSION

  Quelle satisfaction dans ce monde pourrait assouvir mes envies, Mettre un point final à mon désir et ainsi combler ce puit ? Car si je reg...

Ceux que vous semblez le plus apprécier