vendredi 4 octobre 2024

AU REVOIR JEAN-CLAUDE DUSSE


Petit homme hypocondriaque longtemps cantonné dans des rôles comiques

En Monsieur Hire je t’ai découvert excellent dans le registre dramatique

Tu n’étais pas qu’un dragueur maladroit parti se faire bronzer

Les succès, les petites victoires tu les as eu aussi bien en tenue de soirée

Qu’en marchant à l’ombre d’Uranus en prêt-à-porter

Tu habitais chez une copine et un an après ta femme s’appelle reviens

Puis tu fais chambre à part et t’es parti dans les nouvelles aventures d’Aladin

Même si « Toi toujours râler » encore dans je vous trouve très beau

Tu es un acteur qui maîtrise l’Exercice de l’Etat. En sommes, ça reste un petit boulot

Merci la vie même si parfois on te la vole et qu’elle t’apporte une grosse fatigue

Et puis là … plus de deuxième souffle, une petite zone de turbulence, on devient raide dingue

Tu disais des choses incompréhensibles en pleine nuit d’ivresse

« j’ai été attaqué par des renards » et je t’ai dit cause toujours… tu m’intéresses !


 Me voilà reparti dans les Souvenirs pour retrouver les recettes du bonheur

Comme la fille du RER, qui peut-être cherche le Docteur ?


 Tu avais bien dit « si tu pars, je te quitte » alors « quand te reverrais-je ? »




samedi 10 février 2024

M. PARK

C’est insidieusement, à pas de velours qu’il a fait son entrée

Lentement, il s’est installé pour venir l’emporter

Dans l’ombre des petits riens, juste quelques petits agacements

Puis ces petits soubresauts sont devenus des tremblements

Ces agitations involontaires se sont faites plus marquées

Et c’est Monsieur Parkinson qui a fini par t’emporter


Quand le diagnostic des spécialistes a été annoncé

Il avait encore un passé, un présent et un avenir à rêver

Mais ce mal est devenu comme un ami trop encombrant et bien trop gênant

Bien sûr il y eu différents traitements pour tenir encore un bon bout de temps

Profitant des merveilleux instants alloués en restant bon vivant

Alors que la vie se faisait changement dans l’organisme souffrant et oubliant


L’homme toujours vaillant a accepté le déclin du temps

Même quand ces ébranlements se sont faits plus puissants

Le mal sournois a transformé son langage et son écriture d’écolier

Le mal a joué à lui faire perdre équilibre et stabilité

Il lui a plié le corps et marqué son visage

Mais sa force intérieure a toujours été là pour lutter contre ce fatidique présage


La maladie s’est accrochée à lui comme une camisole

Un corps longtemps emprisonné jusqu’à ce que l’esprit ait atteint son envole

Nous reste les souvenirs d’un homme valeureux à partager

Et tout l’amour qu’il a donné qu’on ne pourra lui ôter

Nos cœurs sont meurtris mais la force et la résilience qu’il a montrées

Vont nous inspirer pour affronter nos épreuves avec dignité




samedi 16 décembre 2023

JUGEMENT


Est-ce cette époque qui nous matraque de tant de jugements

Ou chacun détaille, scrute, ragote, analyse l’autre sans bienveillance ?

Concentrant en un seul regard, toute une série de sentences

Le coup d’œil se posant, impitoyable, piquant, coupant


Le jugement, tel un lourd fardeau à porter

Nous séquestre dans des cellules, nous met sous clef

Il nous dépossède de notre liberté d’être

Qui nous accule à nous travestir, nous camoufler, à paraître


Pourquoi tous ces jugements précipités

Qui nous emprisonnent dans nos préjugés ?

Ne devrions-nous pas nous libérer de notre camisole

Apprendre à nous connaître au lieu d’avoir toutes ces discussions frivoles


Le jugement est une lourde épée à double tranchant

En effet, elle blesse autant celui qui juge que le jugé

Car au travers de la relation, chaque moment, chaque instant

Eclipse la vérité réprimée qui est digne d’être considérée


Voyons au-delà des apparences et osons briser les chaînes du jugement

Qui nous limite dans nos mouvements intellectuellement parlant

Cette triste prison de l’esprit met trop en avant l’échelle de valeur

Libérons-nous de cette contrainte afin d’épouser toute la diversité avec ferveur







J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier