vendredi 17 novembre 2023

VIE EPHEMERE

Comme un joli bouquet de fleur,

L’homme est voué à disparaître en toute pudeur

Comme le papillon, l’éphémère ne fait que passer

Il ne reste qu’un instant fugitif, un moment passager

 

L’éphémère est fragile, tout juste provisoire

Instant fugace dans cet espace transitoire

Dans ce passage du temps présent retenu

Se trouve la complexité du temps des instants vécus

 

Tous ses devenirs dans ses moments de transition

Où se mêlent les aléas du cours des choses dans un instant d’inflexion

Vie d’éphémère encastrée dans l’intervalle d’un jeu entre continu et discontinu

Courbe tendue entre brièveté et durée plus ou moins étendue

 

Conscience du temps passé

Mêlée à l’inconsistance de cette pensée

Vie éphémère qui est une présence absence, un état de mutation

Un jaillissement temporel, une explosion

 

Où l’on accède dignement à sa propre mort inéluctable

Aucune résistance, tout est là, spleen insaisissable




samedi 28 octobre 2023

MA TOUSSAINT


Il est temps pour moi de déposer des chrysanthèmes

Sur le cénotaphe élevé à la mémoire de notre amour

Alors c’est décidé, il n’y aura plus pour ma part de cantilène

Adieu, délices, gaieté, charme et mamours

 

Notre si beau mausolée au cimetière

Est clafi de nos plus belles souvenances

A présent sans éclat. Sans cette lumière si singulière

De ces agréables moments partagés en toute connivence

 

J’ai donc déposé ses jolis chrysanthèmes

Sur la stèle de notre amour brisé

Nos cœurs ne diront plus qu’on s’aime

Il n’y a plus rien, plus de baisers

 

L’espace est devenu tellement vide pour mon âme errante

Il ne sert à rien de ressasser en solitaire ce si proche passé

Même si l’illusion de la présence de ton corps encore me hante

Il va falloir encore se relever, digérer et malheureusement mon amour ... t’oublier




vendredi 20 octobre 2023

ETHYLISME D’UNE VIE

 

Quelle ensorcelante attirance pour ce doux breuvage

Même si on sait que ce n’est qu’un vil servage

Et pourtant l’envie irrépressible va à ta boutanche

Afin d’éviter que ton cœur ne s’épanche

 

L’alcool délivre tous ces pernicieux méfaits

Mais dans ces excès, tu le considères comme un bienfait

Quelle douce délivrance que d’avoir ce verre plein

Sentir ce flot soudain si brûlant descendre en toi à grand train

 

Il annihile tes papilles et inhibe tous tes récepteurs

Seul coule ce philtre, cette si douce liqueur

Qui fait son œuvre et met en off tous tes interrupteurs

Pour embouteiller cette énième épreuve de malheur

 

La dose s’instille tout doucement dans ton sang

Pour que tu perdes petit à petit tous sens de jugement

C’est la rédemption tant attendue du cuitard

Te voilà enfin libre dans ta tête de soûlard

 

Plus de pensées, plus de ressassements, plus de cogitations

Cette artificielle torpeur efface toutes tes vitupérations

Allez, bois encore un verre, pour faire durer le plaisir

A défaut de jouir, cet élixir t’offre le privilège d’abattre tous tes désirs

 



J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier