samedi 9 octobre 2021

CHASSEUR


Comment l’homme peut-il encore fonctionner dans cette dualité ancestrale

A aimer les animaux, qu’il se met à chasser et à tuer de manière si brutale ?

Il dit aimer la nature, ses forêts, ses campagnes, mais pour lui qu’elle est-elle ?

Cette belle nature, si riche, si magique, si naturelle

Qui devient tout d’un coup hostile qu’il faille la mettre dans son viseur, sous sa tutelle

Pour que Mr le chasseur soit l’artisan de rites sacramentels

Qu’es-tu devenu chasseur d’aujourd’hui toi qui était le héros des grands mythes antiques ?

Es-tu bon chrétien quand tu pars à la chasse avec toute ta clique ?

Urgence écologique, dégradation de l’environnement, on vit une époque où la nature est menacée

Grâce à l’homme dit responsable, la planète entière est en mode d’extinction avérée

Où te situes-tu ? Homme armé de ton fusil et de tes cartouches polluantes au plomb, mi-dieu, mi-animal ?

Tu as perdu ton animalité pour te glorifier de ton humanité ? Devenu être de raison et politique mais aussi bestial !

Chasses-tu encore comme si tu avais un besoin naturel de te nourrir ? Ou c’est une étape dans l’évolution

Qui prône les vertus de courage et de force d’une éducation pour une campagne de ta virilisation ?

Tu rejoues tout simplement dans la nature sauvage ta vulnérabilité

Où tu te libères de tes peurs refoulées en tuant ce pauvre sanglier qui n’a rien demandé

Tu as bien domestiqué ton chien, ta meute, ton cheval et tu leur portes toute ton affection

Mais ces bêtes sauvages sont pour toi respect car tu ne peux les dompter, tu n’es plus dans ta civilisation, c’est ta triste affliction

Qu’apprends-tu de la vie sauvage en faisant du lâcher de gibier domestiqué ?

Tu pratiques la chasse supermarché ?

Chasses-tu pour tuer ?

Ou chasses-tu pour avoir chassé ?

Tu te crées un monde artificiel avec tes règles morales se substituant aux règles de la nature

Je te plains chasseur, qui dans les bois tes sens en alerte, inquiet, met ton cœur en pâture

Tu viens rechercher cette impulsion primitive de l’homme en vie face à la mort primale

Ta vie est vide, vide parce que tu as perdu ton instinct animal






vendredi 1 octobre 2021

SILENCE


Silence dans le repos et dans sa pleine présence à soi-même et tu es quiétude

Silence dans les projections des soucis et de faux possibles et tu es inquiétude

Il est aussi soupir, pause, vide qui procure une plénitude sidérale

Quand à nos oreilles il est douce suspension dans un silence musical

Le silence existe par ailleurs dans une certaine dualité

Voir une certaine opposition ou diversité

Dans la nature accueillante il m’est apaisant

Pour certains au milieu de ces grands espaces il peut être effrayant

Que serait un discours ou un texte sans ces silences, ces blancs ?

Charabia incompréhensible, inaudible, inexpressif, insignifiant

Et pourtant l’absence de parole apporte du signifiant et est très parlant

C’est l’aposiopèse ou notre expression est comme en suspend. Qui ne dit mot consent !

Que dire d’un silence méprisant qui en dit plus long dans la communication

Que tout un discours distribué sans interruptions.

Pourtant c’est la parole qui accorde une valeur au silence qui s’impose

Philosopher c’est se dégager des mots pour aller aux choses


A l’heure du profond minuit, Zarathoustra proclame : « Silence ! Silence ! On peut entendre maintes choses qui n’ont pas le droit de se faire entendre de jour » Nietzsche.






samedi 25 septembre 2021

HOMME GIVRE

Sur le sommet des montagnes, là où le vent vient te cingler

Je suis un être rigide dans un corps complètement gelé

Cette affreuse masse de terre et de glace

Immuable dans sa constance qui ne bouge pas de sa place

Véritable bloc de pierre figé dans ses pensées

Avec ces débâcles amoureuses, mon cœur en est resté gelé

Même le soleil ne parvient à fondre ma glace

Aucun de ces rayons ne vient réchauffer

Ne serait-ce qu’une bonne pensée

Comme si tout s’agglutine et s’englace

Etre mort, être froid

Je ne manque pas de sang-froid

Mais en moi ce sang mauvais se répand

Me conquière à mes dépend

Tombe la neige…

Toutes les peines ont leurs lots de cortèges

A force de croiser imbéciles et idiots de ce monde

Je suis rejeté comme la saison hivernale moribonde

Alors je reste sur mes cimes enneigées

Loin de ce monde sans émotion, esseulé




FAIRE L'AMOUR ...

  Faire l’amour comme on plonge en soi Pour reboucher ce vide qu’il y a entre toi et moi Pour contenter notre envie pressante Qui échauffe n...

Ceux que vous semblez le plus apprécier