samedi 22 mai 2021

GRISAILLE A L’ÂME

C’est le genre de virée nocturne fatale

Quand le sentiment d’abandon et de douleur serre ton cœur

Et que ton pauvre cerveau se colore de noirceur

Te revoilà dans les hauts et les bas d’une vie qui fait mal

 

Solitaire dans la solitude du noir de la nuit

Sans bruit je hurle mon affliction étouffée

Bravant cet invisible ennemi qui marche à pas feutrés

Pour sortir fier de cette affaire sans avoir fui

 

Et puis survient encore la survivance de nos corps enlacés

Allongés entre instants de somnolence et de succulence

Mélange de frénésie et de chaleureuse présence

Où l’union des sens efface la dualité d’une réalité

 

Mais dans le soir sans lune, tu restes seul

Même la pluie ne peut effacer ce passé

Qui tambourine et que t’essaies de cacher

En couchant ces mots sur papier en guise de linceul





samedi 15 mai 2021

HETRE OU NE PAS ETRE ?

Il y a bien longtemps, je fus un gland. Et puis j’ai grandi, forci du tronc.

On me nomme Quercus robur, le roi des forêts ! Mais le roi est saule et pleure ce soir.

Séquoia le problème ? Et bien je sens un certain mélèze dans notre société actuelle.

On m’a éduqué dans un monde houx on serait tous frêne. Mais ce monde n’est que violence, forêt désenchantée !

Pas besoin de regarder de cyprès la TV ni changer de chêne, ou de faire semblant d’être dur de la feuille.

On entend encore des slogans du genre les érables dehors, alors qu’ils furent accueillis presque branches ouvertes parce qu’on ne voulait pas d’un certain bouleau.

J’en tremble de voir des jeunes taper du flic peau d’ébène ou pas.

C’est pourtant la même sève qui coule dans notre corps. Nous sommes tous issu de la même souche.

Nos racines plongent dans la Mère Terre.

Thuya vu que du feu à cette violence qui s’est installée doucement.

Je ne manque pas de souplesse, mais ça ne me fait pas peuplier de rire tout ça.

Les ormes de ce pays sont-ils vraiment dans un monde d’égalité, de fraternité, de liberté ?

Avons-nous pécher pour en arriver là ? Sommes-nous trompés de clé de saule sur la partition de la vie ?

Peut-être suis-je trop noyer par ces questions qui me taraudent comme le capricorne ?

Mais je n’aime pas être pris pour une pomme et encore moins pour un gland, j’ai grandi depuis !

Et ce n’est pas pour autant que je ferais le poirier, je suis bien trop ancré par mes racines.

C’est juste que ça me casse les noisettes !

En tout cas, je ne mange pas de ce pin là et préfère rester sous le charme simple mais réel de mère nature.

Nous avons encore le choix de pouvoir changer ce monde. Comme on la fait entre la tétine et le téton avant que ça ne s’achève entre le chêne ou le sapin !

Brisons un peu nos chênes vieille branche !

If suffit, il y en a assez ce soir, il est l’heure d’aller boire mon tilleul. Je vous laisse avec mon ami Sénèque :

« Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c'est dans cette lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient »



mercredi 12 mai 2021

EMOUVANT SOURIRE

Pas un seul jour sans qu’il ne pense à elle

Cette femme charmante qui se dit peste et rebelle

Et quand tu la croises tu es reçu par son large sourire

Et dire que c’est le masque psychologique qu’elle porte afin de ne pas gémir

 

Cette fille est forte, elle porte en elle ou supporte sa souffrance

Mais elle ne chialera devant toi ni ne se lamentera pas même en pleine désespérance

Et tu verras sur elle toujours son magnifique sourire

Alors qu’au fond d’elle, c’est un vécu qui la fait souffrir

 

Si tu ne la connais pas, au premier abord, elle peut paraître dure

Car elle s’est jurée de s’endurcir et s’aguerrir, c’est sa procédure

Mais c’est juste parce qu’elle porte sa carapace pour se blinder

Et si tu l’entends rire, c’est qu’elle avait encore envie de pleurer

 

Fuyante, insaisissable elle se mure en elle-même

Plongée dans son impénétrable secret elle se noie par immersion sous son stratagème

Elle se dissimule dans son scaphandre, sourde au monde extérieur, il est illusoire de l’entendre parler

Tu n’auras droit qu’à des propos sans grand intérêt, histoire de te déculpabiliser

 

Et pourtant cette femme, tu la vois, tu la penses et tu l’aimes

Et avec elle, tu lâcherais tout pour aller au loin et vivre une vie de bohème

Alors s’il vous plait, quand vous la voyez comme ça

Laissez-là mettre en place son merveilleux sourire et pardonnez-là !



J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier