samedi 6 juin 2026

FAIRE L'AMOUR ...

 

Faire l’amour comme on plonge en soi

Pour reboucher ce vide qu’il y a entre toi et moi

Pour contenter notre envie pressante

Qui échauffe nos corps et intrigue nos sens


Faire l’amour comme on implore

Afin d’évacuer cette surabondance venant du cœur

Comme pour changer une vieille compresse

Posée sur une blessure qui n’est plus de première jeunesse


Faire l’amour quand tu sais fort bien

Que ce n’est qu’une aventure sans lendemain

Que celle que tu dorlotes et couvres de tes bras

Ne fera pas d’une fornication d’un soir, l’amor a primera vista


Faire l’amour par ta volonté qui guide tes instincts

Par l’objet qu’est ton corps et un esprit parti loin très loin

Juste pour vivre un instant à côté d’une donzelle un moment rêvé

Juste baiser sans trop t’impliquer mais surtout pas aimer


Faire l’amour qui apaisera l’humain enfoui en moi

Par ces jeux tactiles où mes doigts, ma langue et mon sexe seront rois

Afin que sous ce guignol renaisse l’amant devenu fort

Dans son besoin d’être adulé et de s’estimer homme encore


Faire l’amour un soir pour qu’au petit matin

Je conserve les traces de son passage comme les précieux écrits sur un parchemin

Pour que mon corps entier retienne ce moment gravé

Par ces exquises estafilades de nos étreintes enjouées


Et après l’amour qui a calmé tes pulsions mais qui t’a aussi rassuré

Nos corps saturés et comblés de caresses et de baisers

Chacun repartira de son côté retrouver sa vie

Conservant au fond de son âme le même plaisir secrètement enfoui




samedi 30 mai 2026

CREVE COEUR

 

Un malaise diffus qui s’apparente à de la mélancolie

Mélopée comparable au gémissement plaintif d’un égo noyé sous les pleurs

Un ultime appel qui plonge de nouveau dans la peur viscérale du malheur

Alors que le silence ricoche en écho dans cette cité dortoir encore assoupie


Un bout d’amitié, quelques mois d’amour qui partent après une mauvaise martingale

L’abandon de cette vie qu’on souhaitait sincère et à long terme conjugale

Le profond déchirement de l’absente qu’on souhaite pourtant regagner

Echec, encore échec de la combinaison voulue qui perd ton âme affligée


C’est cette absence absolue qu’on nomme néant qui fraye son passage dans l’ultime agonie

Les ondes cérébrales anéanties par ce vide s’amenuisent petit à petit

Il ne reste que de vulgaires tressaillements, des spasmes insignifiants

Dans la cervelle évidée d’un homme qu’on détrône en perdant


Surtout faire le bon choix, oser faire le dernier pas

Aller se jeter au Saut de la Pucelle sans "Elle"

Pour quitter dignement cette histoire à tire-d’aile

Afin de se retrouver, changer d’air et revenir en soi



samedi 23 mai 2026

OHHHHH ISSE !!!

 

Je ne me cacherais pas dans les coulisses

Pour aller faire mon Saint-Office

Puisque tu sais que j’ai chopé tous les vices

Et que tu en es une fière utilisatrice.

Et puis je ne suis plus un jeune novice

Et comme j’ai lancé au loin la notice

Ce ne sera pas un grand sacrifice

Que de t’amener à cet agréable supplice.

Alors, ma langue douce et lisse

Lentement mais sûrement se glisse

Vers ce lieu aux désirs propice

Qui se situe entre tes cuisses.

Mon ardent buccal appendice

Titille gentiment ton clitoris

Que je goutte avec grand délice

Avant de pénétrer ton orifice

Dans lequel je me glisse

Avec ma bienveillante saucisse.

Sache que je serais toujours à ton service

Toi la hase, la belle petite chatte de feu tentatrice

Celle qui joue la provocatrice

Moyennant beaucoup de malice

Avec son respectueux complice

Pour que, dans ce bel exercice

Pleinement tu jouisses.




samedi 16 mai 2026

AIMER LA VIE

 

Un certain Kierkegaard a dit, je cite :

« On ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière,

On ne peut la vivre qu’en regardant en avant » - même si elle va de travers !

Voilà qui semble assez explicite ce qui n’est pas si simpliste !


Donc la vie peut être vue comme belle !

Mais si l’amour n’y est pas ?

Tu souffres de cette quête éternelle,

Et de cet affreux constat qui dit que tu as raté le contrat !


Il parait que quand le mal est fait,

Le mal est fils de vertu !

Alors tu déclares forfait,

Histoire de cacher la bête abattue.


Finis les soirs pleins de désir,

Ne reste que le râle des derniers soupirs.

Et pas la peine de sortir la boîte à mouchoirs,

Pour éponger les pleurs d'un triste désespoir.


Je pense que personne n’adhère à la souffrance,

Surtout pour celle d’un cœur meurtri, brisé.

Parce que là c’est sans importance,

Et que peut-être il y aurait matière à socratiser !


Car après une bonne secouée, il faut un temps pour digérer,

Reprendre sereinement les leçons d’optimisme,

Pour réapprendre de nouveau à aimer.

Et là je vais me replonger dans le spinozisme !




samedi 2 mai 2026

LE CORBEAU

 

Je ne sais pas si tu es celui qui est toujours auprès d’Odin,

Maître du destin des mortels, dieu souverain.

Hugin la mémoire ou Munin la pensée ?

Qui dès l’aube volez partout dans le monde entier,

Pour revenir percher sur ses épaules pour le déjeuner.

Ainsi, Odin est au courant de tout ce qui se passe, de tous les événements.

Mais, corbeau noir, tu es là près de moi sur cette branche, perché.

Alors que dois-je comprendre à travers tes croassements ?

« Croa croa »

Crois, croïs ?

Au son, on pourrait l’écrire comme on veut,

Mais ces verbes croire et croître forment à eux deux, un beau jeu.

Alors, faut-il croire en ses rêves ?

Croa, croa, croîs et crois en toi, ne t’accorde pas de trêve,

Ne confond pas cependant rêve et illusion.

Fais bien attention !


Il est temps de fusionner la réalité de tes rêves avec l’illusion de la réalité.


Alors croire ou plutôt croître quand on est dans un carcan social plutôt confortable ?

Beaucoup pensent qu’il n’est plus besoin de croire,

Et que dans ce monde moderne, il suffit de voir.

Mais la vérité entre nous, qu’elle vienne d’un Dieu, des cieux, de la science,

Tout cela n’a en fin de compte point d’importance.

Et pourtant je me questionne moi-même sur différents sujets, un vrai mystère !

Comme si je voguais entre 2 mondes, d’un baptistère au magistère.

Le temps n’est plus régulier, il est par ici, il est par là-bas,

Entre un maintenant et le si loin là-bas.

Mais je ne peux pas expliquer l’inexplicable,

Et l’expliquer ne serait-ce pas aussi raisonnable ?

Ma raison est et devient quoi ? Une chimère du futur ou une trame du passé ?

Cette faculté de connaître, de discerner le bien du mal, le vrai du faux, de juger.

Je crois, que j’ai fini par lâcher prise. Conscience libre d’un paumé libéré,

J’avance sur une réalité tailladée par l’accoutumance d’une douce ébriété !


Allez je m’envole … Croa, croa …




mercredi 29 avril 2026

GENTILLEMENT DÉPOSÉ

 

Voilà ! Tu m’as déposé

Mon pauvre être et mon chagrin sont à terre

Juste un mot que je ne comprends pas, un mot au goût amer

Et tu te retrouves désemparé


Tu m’as lâché

Comme ça, sans nouvelles

Sans explications qui te décervellent

Qui t’amènent à t’interroger


Tu m’as planté

Sans questions

Sans pourquoi ni sans interrogations

Juste lentement, furtivement mis sur le bas-côté


Tu m’as laissé

A t’attendre chaque jour davantage

Mais je suis resté seul dans mon coin bien sage

Coupable de vouloir trop t’aimer


Tu m’as oublié

Etais-je donc un si lourd fardeau ?

Etais-je de trop dans ce renouveau ?

Je me sens incompris, rejeté


Tu m’as abandonné

Toi qui au premier regard j’ai aimé

Peut-être aurais-je dû plus te le crier

Mais tu t’en es allée …




samedi 25 avril 2026

LAISSE-MOI


Laisse-toi polissonner

Au gré de mes rêves "philosophés"

Laisse-moi te découvrir et te trouver

Et toi, simplement te recouvrer


Laisse mes mains risquer se lancer

Sur tes zones sensibles qu’il me faut décrypter

Laisse ma respiration progressivement s’accentuer

Et la tienne si subtilement s’y harmoniser


Laisse ma bouche t’embrasser

Et ma langue venir te visiter

Laisse mes yeux t’observer

Et ton regard s’illuminer


Laisse-moi te contempler

Laisse-moi te faire voyager

Laisse-moi le passage pour te pénétrer

Afin que nous soyons tous deux comblées


Laisse-moi rêver …




samedi 18 avril 2026

ALLONGE-TOI DONC !

 

Allonge-toi donc ici l’ami,

Viens te délivrer de ce qui hante tes nuits.

Apprécie cette salvatrice pratique thérapeutique,

Qui va faire de tes divagations nocturnes de nouvelles pensées aux vertus magiques.

Un fauteuil, des coussins, un boudoir,

Le must du confort pour servir de lieu de déversoir.

N’ai pas peur, raconte-toi avec le minimum,

Et l’on saura de toi le maximum.

Ne t’inquiète pas de cette ombre qui se tapit là derrière toi,

Il se cache juste une personne qui écoute et parle peu ou pas.

Elle t’expulsera tes mauvaises pensées quand tu seras couché sur son divan,

Et au passage de cet acte, elle empochera une belle somme d’argent !

Mais pour cela, il faut d’abord retourner à la matrice,

Patauger dans la terre des premiers sacrifices.

Accepter de livrer son âme en contre-plongée,

Pour espérer en sortir moins esquinté voir purifié.

Ces mots que tu débites un à un,

Vont livrer les maux dont tu es atteint.

Et, chose formidable, tout cela sans examens cliniques ni auscultations,

Juste par cette personne qui en Freud a mis toute sa dévotion !

Alors installe-toi confortablement même si t’es pas totalement allongé ni assis,

À force de silence tu seras entièrement détendu voir presque endormi.

Prêt à libérer ce flot de parole sans censure, sans contrôle, sans interdit,

Qu’il coule librement afin de soulager ton esprit.

Te voilà entré dans les règles du cérémonial,

Alors éjacule tes perversions bestiales.

Qui entraînent tes folles déviations, tes troubles du comportement,

Complexe d’Oedipe où t’es amoureux fou de ta maman.

Ou alors scènes salaces ou banquet libidinal,

Où les pulsions sexuelles freudiennes tournent toujours au stade génital.

Reste à savoir si l’on trouve au-delà cette énergie psychique vitale,

Autre chose que ce que l’on te met au stade anal comme la source de l’Amour en général ?!





samedi 11 avril 2026

LA DESCENTE DU PLAISIR

 

Je me penche vers toi complètement heureux

De voir près de moi ton joli corps si désireux.

Sur ta poitrine j’y dépose milles baisers

Puis te mordille doucement tes tétons fièrement dressés.

Mes mains se baladent de ton ventre à tes fesses

Elles glissent jusqu’à ton entrejambe avec délicatesse

Je caresse tes hanches et tes cuisses tendrement

Mes lèvres s’invitent entre tes jambes tout doucement.

Ma langue avide lèche ton sexe

Elle est même accompagnée de mon index !

Puis j’écarte tes jambes pour bien t’offrir

Afin que mon sexe endurcit vienne t’ouvrir

Mon sexe glisse à merveille dans ta chatte

Tu mouilles, c’est ton vagin qui me prend, c’est l’éclate !

Tu t’abandonnes à moi et m’offres de puissants gémissements

J’en deviens fou, c’est si beau, si étourdissant

Alors je te retourne et te mets à 4 pattes en te maintenant par les fesses

Je poursuis mes vas et viens dans ton sexe ma déesse

Tu m’en redemandes encore et encore

Mais doucement, je ne veux pas déverser ma semence d’or

Je te prends, je change le rythme de mes coups

A te voir ainsi, ton corps en transe, ça me rend fou

T’entendre ainsi gémir, me donne envie de jouir

Même par ta grâce ma garce, qu’il est dur de se retenir

Je voudrais tellement pouvoir faire durer le plaisir …

Dans un dernier effort, puis-je enfin jouirrrrrrrrrrrrrr ?




mercredi 8 avril 2026

ATTENTE AU SOMMET

 

Aujourd’hui n’est pas demain ni surlendemain

Pas à pas, juste suivre la pente du chemin

Sac sur le dos, te voilà là-haut

Après ces heures d’effort

C’est l’instant de réconfort

Arrivé au sommet de la montagne, l’attente …

L’attente dans ce souffle d’air qui traverse ma tête

Vent si fort sur la cime dégarnie que toutes mes pensées s’envolent

Tous ces mots que je pourrais coucher sur papier une fois rentré

Mais on est bien là-haut, attente …

Attente dans ce vent vivifiant

Qui fait voler au loin toutes ces feuilles qui tombent de ma vie

Qui fait batifoler tous ces mots qui se bousculent dans mon cerveau

Et tu es là, seul, attente …

Le soleil s’éclipse à son tour

Le silence se mure de plus en plus dans l’ombre de la nuit naissante

Et l’esprit part loin, très loin

Comme tous ces bruits anodins qui s’entrechoquent jusqu’à cette crête.

L’attente …

Et puis, dans un instant … redescendre





samedi 4 avril 2026

LE NAUFRAGÉ

 


Quel surprenant amuse-gueule,

Que ce temps des intempéries,

Où le vent, le froid, la pluie,

Viennent fouetter ta sale gueule.


Débauche d’une vie passée dans l’excès,

Ou le corps finit par s’alarmer,

De ne pas avoir été assez écouté.

Résultat : las et fatigué, quel merveilleux succès !


Il faut pourtant toujours faire face, avoir encore de l’audace,

Pour affronter une à une ces tempêtes.

Et si tu ne veux pas tomber carpette,

Aller à l’affrontement et être fort pugnace.


Monte le vent mauvais, gronde la colère,

Qui à force déclenche les tornades,

Précurseur du désastre à venir, belle foirade !

Qui enfle leurs menaces carnassières.


Malgré tout maintenir le cap,

Même si c’est en toi-même qu’a lieu la bagarre.

Relever la tête, tenir la barre,

Si tu ne veux pas finir comme une vieille gouape !


Ecœuré, accablé, usé, exténué,

Par les rigueurs de ces tourments,

Ce combat est un tête à tête pour ne pas sombrer,

Même si tu restes seul, désemparé, mécontent.


Alors il reste à jouer avec ce temps,

Tenir pour ne pas partir à la dérive.

Ne pas se noyer malgré tout ce qui arrive,

Telle est la souffrance du moment !




samedi 28 mars 2026

CHAGRIN

 

Trahi, abandonné, chahuté par les flots,

Seul, il part prendre l’air, alors il chausse ses godillots

Errements dans l’inconnu, triste toujours.


Pour les maux du cœur, guérir paraît difficile.

Même lorsque il affronte les intempéries hors de son domicile.

Comment résister à la violence de ce vent nocturne ?


Dans sa tête se bousculent, pensées et joyeux souvenirs.

Chagrin renouvelé qu’il ne peut circonvenir.

La vie t’impose de rester lucide même si elle se joue de toi.


Et si la terre tremble et qu’elle se dérobe à tes pieds,

Reste sur le chemin et continue d’avancer.

Cette nuit est à l’image de ton humeur du jour : noire


Tuer ce temps qui passe jusqu'au petit matin

En traquant, sangliers, chevreuils, chamois ou bouquetins.

Obscurité ténébreuse qui colore ta mélancolie.


Avec la pluie fine, la tristesse s’égoutte.

C'est comme ça, elle tombe goutte à goutte.

En un seul mot: chagrin.




samedi 21 mars 2026

DERNIER SOUFFLE

 

Un léger souffle, une infime brise

Qui se glisse une dernière fois en soi

Aidant ce corps déchu

A se sortir de la matière


Pétri par maintes périodes et d’étapes de la vie

Et de nombreuses années engrangées

Alors que les souvenirs s’éclipsent

Quand commence les battements désordonnés du cœur


Le crépuscule de la vie s’incline

Le souffle indocile se fait laborieux

Une dernière expiration

Et la corde d’argent se rompt


Lien invisible se détachant du corps physique

Corps spirituel libre et détaché de son enveloppe

Ultime présence sur terre pour cette âme

Avant de partir dans son voyage astral


Vent léger devenu aspiration divine

Retournant dans la matrice pour engendrer une nouvelle vie

Harmonie dans l’équilibre parfait de la création

Là-haut, est apparu une nouvelle étoile


Etincelante et reconnaissable entres toutes dans la voûte céleste

Quand le jour laisse place à la nuit intime

Elle brille de mille feux dans toute sa magnificence

Guidant notre compassion et notre bienveillance






samedi 14 mars 2026

MAMIE

 

Allongé tout comme toi sur mon lit

J’écris ce poème pour épancher mon cœur

De toute cette douleur qui est un véritable crève-cœur

De ne pas pouvoir te dire "Mamie je t’aime" alors que mon âme me supplie


Une à une je vois passer ces sombres nuits

Avec toute la torpeur de cette détresse qui me poursuit

Et je suis là dans ces ténèbres et je pense à toi

Et je me remémore ces moments vécus près de toi


Quand je repense à toi, et que j’entends la voix de ma Mamie

Je ressens encore cette intonation qui me réconfortait et me comprenais

Je revois ces scènes simples de la vie où l’on dialoguait

Et en évoquant ces moments, c’est triste, mais c’est le désespoir qui me remplit


A vouloir tout contrôler, tu brises mon cœur

A ne plus t’alimenter et te résoudre à partir vers cet ailleurs

Tu as toujours été libre de tes choix, alors autorise-moi à épancher mes pleurs

Même si c’est une cruelle douleur que d’aller dans le sens de tes valeurs


Dans ces moments c’est ailleurs que dans les bois que j’aimerais pouvoir fuir

Ou pouvoir détruire et reconstruire ce destin qui lentement te faire mourir

Si seulement tu voudrais encore me faire revoir ton doux sourire

Encore une fois au lieu de perdre à chaque instant ton goût de vivre que je ne veux pas écrire


Mamie je t'aime !



Ma Grand-mère ne ratait jamais son bal du nouvel an. Son moment à elle, entre rêverie et souvenir ...

samedi 7 mars 2026

BLESSURE DE L'AMOUR

 

Il aimait tranquillement

Et cela lui semblait suffisant.

Mais la vie lui a fait revoir son jugement,

Ravaler son orgueil, ses sentiments.


Maintenant, son cœur saigne, il est en détresse.

Blessé dans son amour propre, sa cause perdue

Il puise dans sa colère et sa tristesse

La force pour retrouver son âme déchue.


Seul avec sa lourde peine,

Il aime se faire violence.

Il veut expier ses fautes, sa souffrance

Sortir ses erreurs de son corps, de ses veines.


Chaque jour qui passe est couleur de blues.

Il est tourmenté par l'amertume, la morosité

Des moments passés gâchés.

Si seulement il avait pu ne pas marcher dans cette bouse.


Mais entre cruauté et volupté,

Il sait qu'il a devant lui ce tunnel à passer.

Traverser cette sombre déprime, c’est son grand chelem.

Et peut-être qu’un jour, redevenu Roi, il pourra redire qu’il aime!






samedi 28 février 2026

MÉLODIEUSE ÉTREINTE

 

Laisse-moi écrire cette ritournelle

Sur ta peau comme délicate musique

Déposer ces quelques notes

Que je fredonne d’un air enjoué

Je ferais de ton corps ma plus belle partition

Afin que mon instrument puisse s’exprimer

Commençons par faire les gammes

En pianotant de mes doigts

Des épaules à ta nuque

Je pars d’un ut pour descendre au dos

Faut bien se mettre à la page

Arrivé au creux de tes reins

Je dessine les arabesques d’une clé de sol

Qui illumine cette voluptueuse croupe

Au contour d’une ronde

Me voilà emporté musicalement

Je tente mes premiers accords

Début adagio forcement

Avant que le ton ne monte

Passage de quelques croches

Pour t’entendre en demi-soupir

Entre notes coquines

Quand tu arrives au niveau des fesses

Ou il va falloir passer en mode Majeur

Pour battre la mesure

Et jouer la sérénade toute la nuit

Laisse toi aller, écoute cette mélodie

Qui crée une sublime harmonique




mercredi 25 février 2026

L U N E - Accrostiche

 

L umière dans cette nuit noire qui chante

U bi bene, ibi patria

N eil a pu y fouler ses pas, alors

E clipse surtout pas mes rêves !



PS: Ubi bene, ibi patria (qui pourrait se traduite par "là où je suis bien, là est ma patrie" Aristophane, Ploutos vers 1151)



samedi 21 février 2026

MANQUE

 

Tu l’as au fond de ton ventre

Bien dans ton antre

Il vient de tes entrailles

Et dans l’esprit se répand

Tel le petit feu de paille

Qui grandit et embrase tout le champ

Tu penses ne laisser aucune faille

Mais c’est un fait, il est bien présent !


Que pouvoir répondre

A cette chose qui brûle en soi

Qui attend que l’on fasse un mauvais pas

Qui se loge en tête de nos pensées en nombre

Et t’éviterait de vivre telle une ombre ?

Oui je sais, il serait plus simple que l’on ne pense pas

Que l’on ne boive pas et poet poet tralala !

Car ici-bas on raconte bien n’importe quoi n’est-ce pas ?




samedi 14 février 2026

PLAISIRS LUBRIQUES

 

J’ voudrais revoir cette jolie fille

Qui a un putain de regard qui brille

J’rêve de la voir qui devant moi s’déshabille

Et rien que d’y penser mon cœur vacille

J’aurais surement du lui dire adieu

Et surtout ne pas en tomber amoureux

Mais voilà, suis comme ça, je joue francs jeux

Y’a des personnes avec qui on aimerait toujours conjuguer le verbe aimer

Alors tous les soirs, je rêve d’elle, et j’peux t’dire, je m’y vois

Elle est plantée là, avec son p'tit sourire narquois

Et moi, je suis vautré dans le canapé à me régaler

C’est parti, elle va s’mettre à poil, là, devant moi

Elle s’exhibe, commence par ôter le haut, me montre ses seins et finit par enlever le bas

C’est à ce moment-là, quand elle est nue, corps de rêve offert, que je la tire à moi

Soumise par jeux, allongée avec son ventre sur mes genoux

Ces fesses sont prêtes à recevoir de ma main quelques coups

Elle sait qu’elle a déconnée et qu’elle mérite une bonne fessée

Son cul réchauffé sera joliment et tendrement marqué

Et pourtant, dans son plaisir, elle n’aura pas crié ni sursauté

Je sais même qu’elle a aimé, ma chère Dulcinée

Car les 2 doigts que je lui ai glissés, sont bien mouillés

Dieu sait que j’aime sa chatte si accueillante

Je te retrouve, jeune femme sémillante

Ohhh mais ce n’est pas qu’un jeu phallocentrique

Ce sont d’appétissants plaisirs lubriques

Présents dans mon monde de la trique

Bienvenue dans mon jardin onirique !




samedi 7 février 2026

SOURIRE ET PUIS ?

 

Se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.

Et contenir cette folle envie de crier,

Cette rage étouffée qui ne voudrait qu’exploser.

Force secrètement enfouie au fond des entrailles,

Douleur qui se dissimule dans les viscères en ordre de bataille.

Tout faire pour refouler ces cris,

Et même au milieu de la nuit les étrangler sans bruit.

On ne hurle pas au monde sa peine ni sa détresse,

On gère tous sa propre part de tristesse.

Tu peux donc laisser au lit cette pauvre bête endolorie,

Ou l’abandonner au fin fond d’une vallée endormie.

Il n’y aura donc plus le brahme du cerf,

Juste quelques verres dans un café-concert.

Qu’importe tout cela, puisque le corps s’épuise,

C’est la part de vie qui s’amenuise.

Qui te fait attendre avec impatience ces nuits,

Qui une à une dévore cette triste vie.

C’est le bonheur fugace qui passe,

Le cœur de pierre qui se casse.

Alors se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.




FAIRE L'AMOUR ...

  Faire l’amour comme on plonge en soi Pour reboucher ce vide qu’il y a entre toi et moi Pour contenter notre envie pressante Qui échauffe n...

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