samedi 22 janvier 2022

DOUTE


Rejeter le doute et la critique, sans caricaturer les certitudes inébranlables du dogmatisme

Connaitre avec certitude la vérité d’un croyant est plutôt faire preuve d’un bel optimisme

Si je doute quand mon esprit s’interroge, suis-je un sceptique ?

La voie présentée restant par essence dans l’ignorance est-elle avant tout critique ?

 

Couper court à son jugement au lieu de partir dans le monde des illusions

Obtenir une certaine accalmie, tranquillité d’âme par cette suspension

Ce n’est pas que la connaissance soit inaccessible mais il y a une certaine prudence avant d’affirmer

Eviter de parler de ce qui peut être inconnaissable par peur de se tromper

 

Avant d’être homme nous avons tous été des enfants plus remplis de préjugés que de raison

Des idées qu’on pensait nôtre alors qu’elles sont inculquées par un système, une éducation

Mais si tout est incertain c’est ta propre tête qui tourne en rond à se poser ces questions

Cela semble pourtant être une affirmation !

 

Douter permet de remettre en cause ce que l’on tenait pour faux mais aussi pour vrai

C’est un outil de découverte pour que quelque chose d’incertain, de douteux devienne plus vrai

Il faudrait tenir pour vrai ce qui est "clair et distinct" d’après Descartes, donc pas de précipitation

Douter de cet extérieur qui n’est que tromperie de nos sens, c’est la question

 

Ce "doute est-il le sel de l’esprit“ si on s’aperçoit que l’on a été trompé ?

C’est une violence qui nous est faite, c’est un doute forcé

C’est un doute de faiblesse, c’est un regret d’avoir cru et une confiance trompée

Un doute volontairement infligé à soi-même pour aboutir à la vérité

 

Pour penser, et ne pas douter que je suis en train de douter il faut que j’existe! Oui!

"je pense donc je suis"

Quelqu’un me suis ?

Ou je vous dis bonne nuit ?




vendredi 14 janvier 2022

DESOBEISSANCE AMOUREUSE

J’apprécie tous ces plaisirs qui ont une forme d’interdit

Mélange de chair, de chaleur, de moiteur mais aussi il faut le dire de magie

Où l’on est transporté hors de soi par ces envolées de caresses

Ravissement de ce contact corporel qui ne cesse

Avoir cette faim d’ogre qui t’aiguise le regard

T’ouvre les pores et te fait plus malin qu’un renard

Qui te fait te jeter dans le vide infini

Des illusions d’un bien beau paradis

A surfer sur la vague de ce délicieux présent

A ces somptueux et éphémères instants

Où se mêle cette folie lubrique

Par ces magnifiques moments de nique

Où tu couines du regard cette jouissance à offrir

Ce plaisir qui s’étale comme une offrande à venir

Alors jubile, savoure, délecte-toi de ce nectar, de ce breuvage des Dieux

Ici, aujourd’hui, les dieux de la nuit, c’est nous deux

Dans ce jardin des plaisirs interdits, nous somme les proies captives

De nos envies, de nos imaginations qui vivent

Des bêtes en rut qui ne renient pas leur part animal

A croire qu’on baiserait comme des chacals !





dimanche 9 janvier 2022

VIRUS ET APRES ?


C’est une toute petite chose invisible qui nous empoisonne la vie

Provoque une multitude de déséquilibres jusqu’à ce qu’on la déclare maladie

Une fois contractée, nous avons bien tous les troubles physiologiques

Mais aussi tous ces fielleux désordres en sourdines qui sont du domaine psychologique

Son principe de contagiosité le rend transmissible et toujours plus menaçant

Prêt à apparaître de nouveau sous une nouvelle forme inconnue et un visage plus terrifiant

Il est la représentation du mal, invisible, parasite à forme latente ou active mais toujours présent

A-t-il une expérience à donner à la raison humaine qui cherche un sens, un enseignement ?

Sa transmissibilité, l’échange au sein de l’immense collectif, de la communauté

Montre que cette petite chose a une réalité sociale, il engage un "nous" dans cette société

Faut-il repenser le lien social ou sa défection ?

Doit-on prévoir une réponse structurelle par rapport à toutes ces perturbations ?

L’expérience de cette petite chose révèle notre condition d’homme nu

Qui nous engage en tant que membre de la communauté mais aussi comme individu

Claude Bernard nous dit qu’être malade c’est pour l’homme vivre une autre vie

On respire, puis on s’enrhume, puis on est entravé, empêché, c’est la maladie

Cette petite chose nous diminue et nous enlève certaines fonctions

Elle relève de l’expérience vécue, de ce qui nous arrive, un ressenti, une perception

Et peut apporter un certain apprentissage par une prise de conscience

Il y a rupture entre l’état d’avant par le déséquilibre venu de cette expérience

Cette petite chose révèle notre propre impuissance, notre part de vulnérabilité

Leçon de finitude par cette petite chose qui vit entre nous bien caché

Cette petite chose apparaît avec ses symptômes (ce qui vient avec) mais on ne le voit pas

Pourtant, on tousse, on éternue, on a des sueurs, des rougeurs, mais il est bel et bien là

L’objet virus ne peut pas être porté pour autant à ma conscience

N’étant pas donné à ma perception de cette pauvre petite chose pleine d’innocence

Mais s’il y a des symptômes c’est que le mal était déjà là dans ce lieu

Le malade est porteur de son mal, mal physique, mal moral. Job éprouve sa foi, appelle ton Dieu !

Contagieux, cette petite chose est objet d’échange social et se plait à se transmettre, à perpétuer

Notre intérieur, s’ouvre à l’extérieur, l’ouverture est partout à tout corps étranger

C’est ce qui crée cette peur, cette angoisse mondialisée

Une peur sans objet visible mais liée à ma liberté

Naissance de la phobie du contact, de nouvelles normes de distanciation sociale

De mesures barrières, pour isoler ce corps de tous contacts d’un rapproché trop animal

Cette petite chose met à distance et peut risquer la rupture pour une société

Perte de liens, de contacts, manquerait plus qu’il y ait un virus informatique pour nous menacer

Chacun chez soi, maintenir le Je à distance d’autrui comme protection

Il faut tenir la barre pour éviter l’éviction

Mettons notre préservatif pour protéger la chose sensible!

Contrainte censée se faire oublier tout en rassurant est-ce possible ?

Après le temps de la peur, de la sidération, de la maladie, il y a la convalescence

Et suite à cet apprentissage progressif, retour chez l’humain de sa puissance

Expérience d’un vainqueur comme chez Nietzche : "Je m’en suis tiré"

Dans une société culpabilisatrice cela ne se fera pas sans légèreté

Difficile de se réjouir après une énième vague à part expier notre survie

Le pire est toujours à venir dans une société décadente, et fatiguée. C'est la tragédie de la vie !




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier