samedi 5 juin 2021

MOTS DU POTAGER

Encore une histoire à la noix dans cette feuille de chou qui pourra faire un futur navet.

Un automobiliste qui a été pris par les forces de l’ordre peut en avoir gros sur la patate à avoir trop appuyer sur le champignon sur le périph.

La maréchaussée qui faisait le poireau aligné comme une rangée de petits pois a trouvé un beau cornichon plutôt bête comme chou. La bonne poire du jour. Il a tenté de les semer mais il s’est fait cueillir dans la rue barbe. Il a été arrêté par 2 motards ; une asperge en képi bleu avec ses oreilles en feuilles de chou et son comparse, large comme une pastèque et plutôt poil de carotte.

On est loin du feuilleton Chips, mais ils ont toujours la frite ou la patate dès qu’ils sont dehors. Leur travail c’est une profession de foi, ils ne se prennent pas le melon, font leur job consciencieusement et là, ils sont aux petits oignons.

Un des flics rédigeait l’amande comme il se doit. Il allait se prendre une belle prune avec rétention de points. Alors le chauffard s’est défendu, racontant des salades pour justifier son erreur. Il n’arrêtait pas de ramener sa fraise. Mais il ne faut pas prendre nos agents pour des poires ni pour des bouts de chou au cœur d’artichaut ou des courgettes. La loi est la loi, même pour ceux avec un pois chiche dans la tête.

Ils ont pourtant essayé d’être pédagogue. Ils lui ont dit qu’il valait mieux donner du blé à l’état, perdre quelques points que manger les pissenlits par la racine. Mais il leur a dit qu’il n’a pas d’oseille à donner comme ça, qu’il n’avait pas un radis, qu’il était fauché comme les blés. Des nèfles ! Il a voulu trouver une alternative, mais nous ne sommes pas dans une république bananière et il a sérieusement commencé à leur courir sur le haricot.

La moutarde lui a monté au nez. Cet homme plutôt sanguin n’a pas du sang de navet dans les veines. Il s’est senti pressé comme un citron entre le fait d’avoir été pris, les remontrances et sa stupide erreur. Il a perdu la banane et avait la cerise !

On lui a demandé de se justifier clairement en présentant ses papiers mais il a retorqué que ce n’était pas leurs oignons. Il n’allait quand même pas leur dire qu’il travaillait pour des prunes, venait de se faire dégorger le poireau par sa secrétaire et qu’il lui donnait un petit billet pour mettre du beurre dans ses épinards. Puis on lui a fait un test alcoolémique histoire d’écarter qu’il s’est pris une pistache.

Il s’est senti manié entre le bâton et la carotte et a commencé à avoir la tête comme une citrouille. Si bien que l’eau a débordé de l’arrosoir et il a fini par exploser. Rouge de rage, rouge comme une tomate, il est devenu comme un poivron. Les gestes ont suivi les paroles. Il a commencé par envoyer une châtaigne en pleine poire à l’échalotte et il s’est pris un marron par l’autre agent. Il a fini dans les pommes et dans le panier à salade.

C’est la fin des haricots, les carottes sont cuites.



samedi 29 mai 2021

MOTS D’OISEAUX


Au chant du coq, avec mon café je casse une petite graine. Je reste le bec dans l’eau à la lecture du canard fort déchainée. Dans une dépêche, le corbeau qui n’est pas une buse a encore frappé de sa plume.

On ne sait toujours pas qui croasse même si tout le village jacasse à l’unisson comme une pie. C’est un cygne des temps, de cette décadence. Même dans un petit village il y a toujours des canards en col blanc qui émergent au milieu des colverts.

Quand est-ce qu’on saura-qui est ce vieil hibou ? Quand les poules auront des dents ?

En tout cas, ce n’est pas l’hirondelle qui fait le printemps.

Ce que l’on sait, c’est que l’agresseur dénommé "le pic cœur de vieilles dindes" rode toujours. Pour rappel, on le décrit comme étant un drôle de moineau marchant comme un canard, maigre comme un coucou, avec des jambes de coq et des yeux de hiboux. Est-ce un faucon pour autant ?

Comme on dit, faute de grives, on mange des merles, et bien notre homme aurait à défaut d’une énième vieille chouette, changé ses habitudes et pris une nouvelle victime.

Il aurait abusé d’une blanche colombe qui faisait le pied de grue dans un bar. Elle se voyait déjà roucouler devant son joli coq, Martin l’pécheur, son roitelet à s’aimer comme deux tourtereaux. Elle se sentait pousser des ailes à croire n’importe quoi, comme le gobemouche. Désolé de passer du coq à l’âne, mais le temps faisan son œuvre, il lui avait posé un lapin. Elle était fort déçue, tombait du nid.

Dans ce bar un peu bruant, son voisin de comptoir la consolait. Le geai paré des plumes de paon l’a fait boire plus que de raison. Héron comme une queue de pelle, saoule comme une grive, elle avait pris un sacré coup dans l’aile. Selon les enquêteurs, elle aurait été rouge comme un coq dans sa robe jaune serin à expliquer les méfaits qu’elle aurait subie.

La cocotte était devenue le pigeon d’une triste affaire. Elle était tombée dans un sordide guépier.

Le miroir aux alouettes était en place. L’oiseau de mauvais augure a commencé par des baisers d’oiseau à sa petite poule de luxe, sa petite caille, puis il l’aurait traité de sale petite grue, de bécasse qui prendrait des coups de martinet. Prise au piège, il lui a demandé de chanter comme le rossignol une jolie chanson, mais elle poussait des cris de paon et d’orfraie, il lui chantait à son tour alouette je te plumerai. Elle tentait pourtant de se défendre bec et ongles. Elle voulait s’enfuir comme une volée de perdreaux, mais il l’avait dans ses serres. Il s’est fait vautour. Il a sorti son petit oiseau, il a trouvé et fait son nid puis le sale oiseau s’est envolé, la laissant seule sur le bord de la route comme un oiseau sur la branche, inexpressive, prostrée.

Elle y aura laissé des plumes de cette histoire. Elle répète sans cesse comme un perroquet des choses inintelligibles. Devenue une tête de linotte, elle ne sera plus jamais gaie comme un pinson.

Malheureusement l’agresseur vole toujours. Pour ça, c’est un fin merle au regard d’aigle pour ne pas se faire prendre dans les serres des poulets qui peu à peu tentent de resserrer leurs filets.

A moins que ces poulets ne fassent l’autruche n’ayant pas assez d’éléments concordants.

J’espère que l’enquête avancera et qu’ils n’attendent pas que les alouettes leurs tombent toutes rôties. On ne peut pas faire du bouillon de poule avec des fientes de poulets.

Reste un énième désastre, une oie blanche a encore été le dindon de la farce. Souhaitons que la cigogne ne passe par là d’ici quelques mois. Et dites que le piaf n’est toujours pas en cage. Voilà le triste chant du cygne !



samedi 22 mai 2021

GRISAILLE A L’ÂME

C’est le genre de virée nocturne fatale

Quand le sentiment d’abandon et de douleur serre ton cœur

Et que ton pauvre cerveau se colore de noirceur

Te revoilà dans les hauts et les bas d’une vie qui fait mal

 

Solitaire dans la solitude du noir de la nuit

Sans bruit je hurle mon affliction étouffée

Bravant cet invisible ennemi qui marche à pas feutrés

Pour sortir fier de cette affaire sans avoir fui

 

Et puis survient encore la survivance de nos corps enlacés

Allongés entre instants de somnolence et de succulence

Mélange de frénésie et de chaleureuse présence

Où l’union des sens efface la dualité d’une réalité

 

Mais dans le soir sans lune, tu restes seul

Même la pluie ne peut effacer ce passé

Qui tambourine et que t’essaies de cacher

En couchant ces mots sur papier en guise de linceul





J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier