Accoudé au comptoir avec mon carnet et mon chaleureux verre d’alcool,
Je regarde cette serveuse ou plutôt son cul sublime qui m’affole !
C’est toujours mieux que d’zieuter ces paumés au regard de vitriole !
Entouré au bistrot par tous ces poivrots, dans ce brouhaha, seul, j’en peux plus.
Ecœuré par ce déversoir, je divague, je suis perdu.
A boire comme un trou, on est vite classé porté disparu !
Dans cette taverne, on s’instille de l’eau pour la vie en pleine face,
Mais le corps se refroidit, se liquéfie alors qu’il réclame son insatiable soif.
J’aimerai pouvoir m’éclipser, m’évaporer avant qu’il ne soit trop tard, je suis si las.
Au fil des verres dans ce boui-boui, j’écris trois mots et parais l’ours invincible.
Et pourtant mon corps en peine ou à la peine se vide sur le zinc impassible !
Au troquet, fini ce pathétique spectacle, enfin je m’évanouis. Y’a rien de risible.