samedi 8 novembre 2025

IVRESSE

 

Voilà que la nuit commence à se faire noire

Que ton pauvre cerveau déjà sonne l’hallali

Il est temps à nouveau de passer à l’exutoire

Il te faut ressortir ce chaleureux whisky !


Trinquons non pas à ces conneries de bonheur ou de santé

Mais plutôt à ce passé pas si lointain qui t’a martelé, écrasé, cassé

Est-ce donc par basse lâcheté ou par paresse

Que tu pars ainsi - petit con - dans cette minable ivresse ?


La peur enveloppe ce qui reste de ton âme impure

Pour la plonger dans sa triste et morne torpeur

L’alcool se distille lentement à travers ton armure

Afin que Satan tranquillement gèle ton cœur




mercredi 5 novembre 2025

P R E L I M I N A I R E S - Accrostiche


P hase des plaisirs intimes faite de tendresses, de caresses et de baisers

R apport d’excitation sexuelle mais rapport à part entière sans pénétrer

E ntrevoir et révéler les désirs d’une femme sous un subtil doigté

L écher délicatement mais ne point se précipiter

I ndulgent et constant aux délices apportés

M ais entreprenant dans ces diverses stimulations érotiques à apporter

I ndicateur d’un vaste champ d’expérimentation dont la limite est l’envie de donner

N on sans oublier chaque parcelle de son corps à érotiser

A l’écoute et attentionné aux retours de sensations de sa bien-aimée

I ndicateur des sens en réveil, de ce corps pleinement dévoilé

R éel marqueur de cette soif de salacité

E nflammer et susciter la lubricité annonciatrice d’ébats endiablés

S i pour certain ce n’est qu’un amuse-bouche, il est une invitation à partager




samedi 1 novembre 2025

SEUL


C’est l’histoire du vieux con seul avec ses pensées

Toujours prêt à trinquer avec son être oublié

Accoudé ici et là le soir au bord d’un comptoir

Pour diluer son triste désespoir

Noyer son lot de mauvais souvenirs

Adjurer les craintes existentielles d’un avenir

Conjurer les peurs d’un demain sans amour

Détourner les affres d’une vie sans détour


Comment retrouver une vie sereine

Quand celle-ci devient facétieuse et pleine de déveine ?

Plus d’échanges de regards ou de mots

Plus d'une main ni de caresses dans le dos

Il reste seul le soir avec mère solitude qui veille

Qui attend juste que tu débouches une bonne bouteille

Pour effacer ces jours qui sont trop gris

Et ça passe par quelques verres d’un bon whisky


Et là ... tu plonges dans le silence de ta vie

Pour retrouver la paix de l’esprit




J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier