samedi 5 mars 2022

GUERRE


Nos anciens nous avaient pourtant prévenu sur ce que c’était que la sale guerre

Pour chacune des parties, c’est inhumain, c’est un véritable enfer

On est loin des jeux vidéo où tu perds une vie et tu recommences

Là dans la réalité du combat, tu n’as pas de seconde chance

Tu vis, tu survis ou tu meurs sur cet échiquier géopolitique

Qui te prend en otage par de viles tactiques diplomatiques

N’est-ce pas une folie meurtrière que de penser flux de matières premières

Au détriment des besoins humanitaires masqués par tant de paroles mensongères ?

Ces dirigeants avancent leurs pions au mépris de la population et de leurs revendications

Agression, invasion, expédition, insurrection … il y aura toujours à la fin une dévastation

Il n’y a pas à optimiser sur le terrain militaire le résultat des exploits

Il n’y a que de sombres combats pour tous les soldats

De leurs yeux ne coulera que des larmes de sang

Et ils ne respireront que l’amer poussière des bombardements

Plongé dans la frayeur des combats où la raison n’écoute plus son cœur

La population en pleine torpeur sera figée dans la peur

Au son de la mitraille on ne récoltera que la misère

Et après les batailles que restera-t-il sur cette terre ?

Elle ne sera plus qu’un vaste cimetière submergé d’innombrables corps entassés

Il ne sort rien de bon quand il y a un conflit armé

Face à la menace de la bombe atomique pour des jours sans lendemain

Notre arsenal reste encore la ferveur d’une bonne prière avec ce qui nous reste d’humain !






mercredi 2 mars 2022

« ÇA VA ? »

Et être obligé de répondre OUI par convention d’un automatisme pieusement légué ?

Formule neutre de politesse ?

Interrogation qui attend une formule dirigée et sans substance ?

Image d’une société formatée...

Société qui se contente d’un ça va pour parler de communication d’échange humain !

Redonnons du sens et de la vérité dans nos relations !


Et vous ça va ?






samedi 19 février 2022

ACOUPHENES


On va te dire que sur un malentendu tu n’es pas là

Et comme on ne te voit pas, que tu n’existes pas

Et pourtant, tu entends ce bruit incessant qui est bien là

Echo parasite qui traine au fond de ton caisson à toi

Qui se cache sous des cliquetis, des sifflements

 

De gros bourdonnement voir des vrombissements

Ou qui gronde entre des froissements, des grésillements

Et parfois doucettement entre un doux bruissement et des gazouillements

Mais ce qui est sûr, c’est que tu me prends la tête

En avant, en arrière, là-dedans entre les oreilles ce n’est pas la fête

 

Même si quand ton esprit est occupé tu peux partir subrepticement

Ce bruit est si particulier qu’il se donne en spectacle intermittent

Cette agitation entre mes oreilles est un vacarme omniprésent

Il signe irrémédiablement un système auditif dysfonctionnant

Mais la régularité de ce tumulte est comme un tambour

 

Tu l’entends, tu es tout ouïe, il est bien là, il te joue des tours

Entre cris et chuchotements j’aimerai te congédier sans ménagement

Mais dans mon crane j’ai plutôt la version crime et châtiment

Saloperie d’acouphènes, arrête tes distorsions

J’aimerai tant pourvoir te couper le son vieux démon !





J'AIMERAIS (le) POUVOIR

  J’aimerais pouvoir croire que tu sois là Pas très loin, tout près de moi A te lover tel un cobra Prête à te blottir dans mes bras J’aimera...

Ceux que vous semblez le plus apprécier