samedi 15 novembre 2025

SONGERIE ÉROTIQUE


Puisque cette douce réalité m’est encore interdite,

Je flâne et m’attarde dans mes rêves érotiques.

Alors, j’aligne doucement un à un tous ces mots,

Comme je pourrais glisser mes mains sur ton dos.

Me laissant guider par le sens tactile de mes doigts,

Je commence lentement une première esquisse,

Mon stylo couche sur le papier nos doux ébats,

Afin que nos sens, gentiment, se libèrent de nos caprices,

Alors que notre désir se fait de plus en plus pressant.

Que j’aimerai tant ressentir vraiment ton cœur et ton corps bouillonnant,

Te sentir t’abandonner dans l’ivresse de mes caresses et de mes baisers,

Te voir succomber au plaisir, au désir et à la sensualité.

Je poursuis mon billet doux en t’imaginant nue, allongée et offerte.

Te voilà prête, ouverte et comme je te l’ai dit, tu es une sacrée découverte.

C’est une passion effrénée qui nous unit,

La joie simple du plaisir qui devient une vraie frénésie.

Le jeu de la démesure s’emballe toute la nuit.

Nous sommes deux êtres ayant le même appétit.

Nous ne savons plus ce qu’est le temps,

Nous formons un dans cet instant.

Le rêve, la réalité, l’écrit, tout se rejoint, s’unit,

Le fantasme est certitude et a dégagé nos plus intimes envies,

La louve libérée devient même une diablesse provocante pleine d’impétuosité.

Et quand la furie de la passion orgasmique s’estompera,

Tu te blottiras tout contre moi dans le creux de mes bras.

Et le sommeil va progressivement nous emmener,

Et je me réveillerai sans savoir si ce que j’ai rêvé je l’ai réellement vécu à tes côtés,

Même si j’ai encore le sentiment à mon réveil,

De sentir ton odeur et ton baiser sur ma joue qui remet mes sens en éveil.

De cette folle nuit, la page se sera bien noircit du bonheur passé à tes côtés.

L’empreinte de cette histoire sur nos corps et nos âmes restera-t-elle à jamais gravée ?

Ou ce sera une mémoire qui comme ces éphémères moments va malgré toi se décolorer ?

Assez ! Réveille-toi pauv’ mec, t’as encore bien rêvé !




mardi 11 novembre 2025

HOMMAGE AUX POILUS

 

A ces pauvres soldats

Qui sont partis dans leur uniforme d’apparat

Equipés du fusil Lebel avec porte-baïonnette

Et nouveau casque Adrian sur la tête


A ces hommes qui ont connus l’enfer

Où il s’y croisait bien plus que le feu et le fer

Sous cette pluie, ce déluge d’obus

Qui défigurait la gueule des camarades Poilus


A ces estropiés et ces gueules-cassées

Mais aussi à ces malheureux fusillés

Qui pour avoir refusé de participer à cette boucherie

Au chemin des Dames ont payé de leur vie


A ces braves qui ont été gazés

Aux esprits embrumés qui n’ont pas fini d’être torturés

Ils se terraient sous la mitraille

Pour ne pas donner à l’ennemi leurs entrailles


A ces engagés devenus des bêtes

Ravagés par la faim, le froid et les tempêtes

Et parfois de la boue jusqu’au cou

Enterrés vivant au fond d’un trou


A tous ces hommes qui méritent les honneurs

La gloire n’est pas qu’aux vainqueurs

Pour beaucoup, la Grande Guerre les a mis KO

Tombés au combat ou survivants, vous tous êtes des héros






samedi 8 novembre 2025

IVRESSE

 

Voilà que la nuit commence à se faire noire

Que ton pauvre cerveau déjà sonne l’hallali

Il est temps à nouveau de passer à l’exutoire

Il te faut ressortir ce chaleureux whisky !


Trinquons non pas à ces conneries de bonheur ou de santé

Mais plutôt à ce passé pas si lointain qui t’a martelé, écrasé, cassé

Est-ce donc par basse lâcheté ou par paresse

Que tu pars ainsi - petit con - dans cette minable ivresse ?


La peur enveloppe ce qui reste de ton âme impure

Pour la plonger dans sa triste et morne torpeur

L’alcool se distille lentement à travers ton armure

Afin que Satan tranquillement gèle ton cœur




DÉSILLUSION

  Quelle satisfaction dans ce monde pourrait assouvir mes envies, Mettre un point final à mon désir et ainsi combler ce puit ? Car si je reg...

Ceux que vous semblez le plus apprécier