samedi 28 février 2026

MÉLODIEUSE ÉTREINTE

 

Laisse-moi écrire cette ritournelle

Sur ta peau comme délicate musique

Déposer ces quelques notes

Que je fredonne d’un air enjoué

Je ferais de ton corps ma plus belle partition

Afin que mon instrument puisse s’exprimer

Commençons par faire les gammes

En pianotant de mes doigts

Des épaules à ta nuque

Je pars d’un ut pour descendre au dos

Faut bien se mettre à la page

Arrivé au creux de tes reins

Je dessine les arabesques d’une clé de sol

Qui illumine cette voluptueuse croupe

Au contour d’une ronde

Me voilà emporté musicalement

Je tente mes premiers accords

Début adagio forcement

Avant que le ton ne monte

Passage de quelques croches

Pour t’entendre en demi-soupir

Entre notes coquines

Quand tu arrives au niveau des fesses

Ou il va falloir passer en mode Majeur

Pour battre la mesure

Et jouer la sérénade toute la nuit

Laisse toi aller, écoute cette mélodie

Qui crée une sublime harmonique




mercredi 25 février 2026

L U N E - Accrostiche

 

L umière dans cette nuit noire qui chante

U bi bene, ibi patria

N eil a pu y fouler ses pas, alors

E clipse surtout pas mes rêves !



PS: Ubi bene, ibi patria (qui pourrait se traduite par "là où je suis bien, là est ma patrie" Aristophane, Ploutos vers 1151)



samedi 21 février 2026

MANQUE

 

Tu l’as au fond de ton ventre

Bien dans ton antre

Il vient de tes entrailles

Et dans l’esprit se répand

Tel le petit feu de paille

Qui grandit et embrase tout le champ

Tu penses ne laisser aucune faille

Mais c’est un fait, il est bien présent !


Que pouvoir répondre

A cette chose qui brûle en soi

Qui attend que l’on fasse un mauvais pas

Qui se loge en tête de nos pensées en nombre

Et t’éviterait de vivre telle une ombre ?

Oui je sais, il serait plus simple que l’on ne pense pas

Que l’on ne boive pas et poet poet tralala !

Car ici-bas on raconte bien n’importe quoi n’est-ce pas ?




samedi 14 février 2026

PLAISIRS LUBRIQUES

 

J’ voudrais revoir cette jolie fille

Qui a un putain de regard qui brille

J’rêve de la voir qui devant moi s’déshabille

Et rien que d’y penser mon cœur vacille

J’aurais surement du lui dire adieu

Et surtout ne pas en tomber amoureux

Mais voilà, suis comme ça, je joue francs jeux

Y’a des personnes avec qui on aimerait toujours conjuguer le verbe aimer

Alors tous les soirs, je rêve d’elle, et j’peux t’dire, je m’y vois

Elle est plantée là, avec son p'tit sourire narquois

Et moi, je suis vautré dans le canapé à me régaler

C’est parti, elle va s’mettre à poil, là, devant moi

Elle s’exhibe, commence par ôter le haut, me montre ses seins et finit par enlever le bas

C’est à ce moment-là, quand elle est nue, corps de rêve offert, que je la tire à moi

Soumise par jeux, allongée avec son ventre sur mes genoux

Ces fesses sont prêtes à recevoir de ma main quelques coups

Elle sait qu’elle a déconnée et qu’elle mérite une bonne fessée

Son cul réchauffé sera joliment et tendrement marqué

Et pourtant, dans son plaisir, elle n’aura pas crié ni sursauté

Je sais même qu’elle a aimé, ma chère Dulcinée

Car les 2 doigts que je lui ai glissés, sont bien mouillés

Dieu sait que j’aime sa chatte si accueillante

Je te retrouve, jeune femme sémillante

Ohhh mais ce n’est pas qu’un jeu phallocentrique

Ce sont d’appétissants plaisirs lubriques

Présents dans mon monde de la trique

Bienvenue dans mon jardin onirique !




samedi 7 février 2026

SOURIRE ET PUIS ?

 

Se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.

Et contenir cette folle envie de crier,

Cette rage étouffée qui ne voudrait qu’exploser.

Force secrètement enfouie au fond des entrailles,

Douleur qui se dissimule dans les viscères en ordre de bataille.

Tout faire pour refouler ces cris,

Et même au milieu de la nuit les étrangler sans bruit.

On ne hurle pas au monde sa peine ni sa détresse,

On gère tous sa propre part de tristesse.

Tu peux donc laisser au lit cette pauvre bête endolorie,

Ou l’abandonner au fin fond d’une vallée endormie.

Il n’y aura donc plus le brahme du cerf,

Juste quelques verres dans un café-concert.

Qu’importe tout cela, puisque le corps s’épuise,

C’est la part de vie qui s’amenuise.

Qui te fait attendre avec impatience ces nuits,

Qui une à une dévore cette triste vie.

C’est le bonheur fugace qui passe,

Le cœur de pierre qui se casse.

Alors se mettre à rire et puis sourire,

Car le guignol n’a que cette face à offrir.




mercredi 4 février 2026

DEUXIÈME ORGASME

 

Nos lèvres se rejoignent, nos langues se mêlent.

Nos corps s’étreignent, plaisir tridimensionnel.

Et tel un serpent, tu glisses et descends,

Et c’est mon sexe que tu prends.

Tu saisis mon membre et me goûtes.

Avec ton regard enjôleur, tu ondules, tu te voutes,

Pour jouer autour de ce nœud.

Oh je sais que je fais des envieux !

Quand fièrement tu me gobes,

Et qu’avec ta langue ou tes doigts tu m’enrobes.

Nos cellules résonnent dans l’allégresse,

Corps unis en liesse.

Tu gémis déjà lorsque je fonds en toi.

Je vais et je viens, entre tes reins,

Et je me retiens …

Tu cries de plus en plus fort, il me faut redoubler d’effort,

Pour que notre plaisir dure encore et encore.

Dans l’embrasement des sens que l’étreinte est magnifique,

Mouvement, rythme, vibration tout est source de délices hypnotiques,

Jusqu’à ce que vienne l’ultime contraction,

Et son summum d’excitation.

A ce stade c’est peut-être la fin,

Mais là où on est, putain ce qu’on est bien !






DERNIER SOUFFLE

  Un léger souffle, une infime brise Qui se glisse une dernière fois en soi Aidant ce corps déchu A se sortir de la matière Pétri par mainte...

Ceux que vous semblez le plus apprécier