mercredi 29 octobre 2025

INFIRMIÈRE


Comme chaque matin, tu as mis ta blouse blanche

Je ne connais pas forcement ton nom, mais je suis sous ton charme

Eh oui ! Le malade est homme qui fantasme sur tes hanches !

Alité, il ne lui reste que son imagination immorale comme seule arme.


Etablissement de soins baigné de gémissements, de larmes et de pleurs

Tu es là, patiente à apporter ton écoute et gestes thérapeutiques pour ôter notre douleur

Malades ou victimes, même combat, c’est même ton sacerdoce

C’est la prise en charge globale du patient et pas question de faire du négoce


Tu procures tes soins entre protocole et urgence vitale

Et oui, c’est ça, il faut toujours jongler à l‘hôpital !

Pose de perfusions ou de pansements, une fois posé le diagnostic qui éradique le drame

Tu panses les plaies physiques mais aussi on l’oublie, par ta seule présence celle de l’âme


Tu as toujours l’attention juste d’un mot pour apaiser

Le geste sûr de réconfort qui est là pour te ramener à la vie et te tranquilliser

Infirmière, tu as un sacré métier dont tu peux être fière

Peut-être que ces quelques mots te mettront un moment en lumière ?







samedi 25 octobre 2025

DANS LES YEUX DE MA PROMISE !

Cesse donc ton jeu, à me regarder ainsi, à m’admirer

Je ne suis pas ton objet animé qu’il suffit d’observer

Arrête de vouloir me charmer

Alors que tu sais que je vais forcément craquer


Tu me connais et sais toutes mes pensées

Vouloir plus de toi que ce regard, au moins un baiser …

Pour commencer un petit bisou volé,

S’il te plaît, donne-moi un baiser


Je suis complètement déstabilisée, tout en émoi

Lorsque tu poses ainsi ton regard sur moi

Je comprends ton petit jeu, ton défi

Que j’ai bien décidé de jouer avec toi en plusieurs parties


Est-ce normal que j’ai cette petite appréhension ?

Fallait-il que je prenne quelques précautions ?

Car je me sens devenir ta victime volontaire de tes manœuvres sensuelles

Me voilà prise de vertiges, tous mes sens m’interpellent


Ton regard est une douce étreinte et je ne peux et veux m’échapper

Alors, je reste plantée là, immobilisée

J’attends de toi le plus insignifiant des gestes qui va m’ébranler

Émoustille-moi par un salvateur touché


Tu te joues de moi, je suis en plein supplice, serais-je à blâmer ?

Notre respiration exprime pourtant notre passion endiablée

Ton regard désinvolte me déshabille plus vivement 

Ton jeu m’est un sublime châtiment


J’attends ce contact qui me libérera de mon premier frisson

Mais tu maîtrises le temps et gères mon addiction

Naturellement je me fais soumise à cette tension sensuelle

Alors que mon corps réclame de tout son être ce plaisir charnel


Maître de mes fantasmes les plus inavoués

Libère mes pulsions coquines

Mes envies mutines mais aussi câlines

Sens ma peau sous tes divines caresses s’enflammer




mercredi 22 octobre 2025

DOUCEMENT DÉPOSÉ


Arrive ces mots fatidiques et douloureux qu’on ne souhaitait pas entendre

Ces mots que tu croyais jeter au loin et qui sont là et viennent te surprendre

Tu viens de me laisser seul avec ma peine

Et ce sont de nouveau ces cruelles émotions qui se déchaînent


Plus de tes mots doux, plus de ta gentillesse, plus ce si doux regard à regarder

Me voilà comme posé à quai sans bagages, isolé, abandonné

Un peu comme le triste remake d’un passé pas si passé

Où tu plonges dans les remords, la culpabilité


Ai-je une prédisposition à me faire plaquer ?

Peu importe ! Il n’y a pas de réponses à ces questions

Et même pas la peine de se lancer dans ces argumentations

Même si mon cerveau se joue de moi avec des propositions toutes alambiquées


Alors que me reste-t-il à part abdiquer ?

Et dans le silence et l’introspection se replonger

Je vais retourner m’isoler seul dans les bois, c’est mon coin

Et affronter de nouveau ce fameux destin !


Tu m’as délaissé, tu m’as plaqué

Et peut-être as-tu bien fait car je commençais à trop t’aimer

Et crois-moi, je t’aurais couvé, je t’aurais chéri, je t’aurais savouré

Je t’aurais écouté et je t’aurais couvert de caresses et de baisers


En fait, tout ça, c’est la simple histoire d’un pauvre mec

Qui a pu se réjouir de te connaitre même si la fin est un échec

Tu m’as laissé

Je t’ai aimé





samedi 18 octobre 2025

ÇA DÉMÉNAGE !


Arrive ces jours, ou il faut choisir entre trier, jeter, garder

Trier encore, conserver, dégager …

Trier encore et encore et finalement empaqueter


Moments privés et privilégiés

Ou défile un bout de ton passé

C’est comme un vieux film que tu aimerais retravailler


Couper des scènes à oublier 

Passer certaines en mode brouillé

Effacer des dialogues agités


Mais il ne faut point trop s’attarder

Car il faut un peu s’affoler et vite se décider

Jeter ou conditionner, le temps est compté !


Alors les cartons sont à préparer

Penser au papier bulle pour protéger

Et au scotch pour tout fermer


Penser aussi à bien les étiqueter, les annoter

Car ces cartons ne font que s’empiler

L’appréhension grandit, vont-ils tous rentrer ?


Tout entasser et aussi penser à tous ces papiers

Banque, téléphone, gaz et électricité

Et si les impôts veulent m’oublier …


C’est donc ça déménager

C’est ne rien oublier

Mais tracer un trait sur une histoire passée !


Et sur un nouveau départ, recommencer

Cartons de nouveau à déballer

Et nouveau cocon à agencer pour bien redémarrer




mardi 14 octobre 2025

DIVINE FEE LATION


Posé tranquille devant la TV, tu t’assieds à mes côtés

Et ta main vient caresser mon sexe qui se met à bander

Tu dézippes mon jean, extirpes ma tige

Et voilà offert à toi, cet engin te donnant le vertige

Tu commences alors à le prendre en main

Et démarrer de lents mais bons va-et-vient

Telle l’abandonnée rivée sur son épave

Tu m’empoignes fièrement par tes caresses qui se font plus suaves

Entre deux lèvres qui sont semblables à deux mains jointes

Après m’avoir lancé un sourire, tu sors ta langue en pointe

Afin de venir me goûter, l’appétit se faisant plus fort

Tu m’excites en m’approchant lentement, allez, encore un peu, encore …

Tu me suces, tu me lèches, tu me couvres de baisers mouillés

Ta langue joue sur ma hampe ou vient me titiller

Puis avide tu me pompes et m’engouffres d’un coup sûr

Tu te régales de ce fruit devenu mûr

Tu n’accordes aucun repos à ce membre déployé

Avec lequel tu ne cesses de jouer

Puis tu le libères enfin de tes lèvres couleur corail

Pour pouvoir, gourmande, contempler ton délicieux travail

Soif inassouvie, tu reprends ton ouvrage

Et rejoues les différents passages

Tu me titilles de ta langue ou m’enroules

Avant de ravaler ma bite ou de me lécher mes boules

Afin de t’éviter la fameuse crampe buccale

Tu t’octroies un passage de flambeau réglé comme une partition musicale

A ta main qui commence à jouer ces plus beaux mouvements érotiques

Le cap est passé, tu me branles de manière impudique

D’une main tu t’actives sur ma bite bien fière

Pour reprendre en bouche ta chevauchée cavalière

Je sens venir au fond de moi ce plaisir

Tu as gagné, ton art va me faire défaillir

En pompeuse goulue, tu avales mon sperme

Tu jubiles de ton triomphe qui, de cette jouissance mettra un terme

Rayonnante, tu te réjouis de ma semence déversée

Par les derniers soubresauts de cette pauvre verge congestionnée




samedi 11 octobre 2025

PAUV' CHIEN

 

J'avais un bon poil, l'œil vif,

La gamelle pleine, la chaleur d'un bon logis.

Et puis, vie de chien, chienne de vie,

Je cherche, renifle dans tous les coins,

Le museau sec, j'aboie de désespoir,

Il ne me reste que la mémoire,

De tous ces instants passés.

Je me rappelle ces moments de tendresses,

J'te donnais la papatte, ma queue s'dressait

Sous tes divines caresses!

Maintenant, je n'ai plus rien,

J' suis un pauv' chien.

Domicilié à la SPA,

Tatoué, vacciné,

J'ai le regard perdu,

Devant tous ces inconnus.

Ils font les milles pas,

Pour dire: “ Enfin, j'ai trouvé,

C'est celui-là qu on veut”

J'ai beau tourner le dos,

Rentrer dans ma niche,

Celui-là, c'est moi,

Mais moi, je ne veux pas.

Ils ne me demandent pas mon avis,

Ils vont payer leur bonheur artificiel,

Et donner un de leur amour superficiel

A moi, chien fidèle,

Qui n'aime que ma Maîtresse

Tenue en laisse,

On va me sortir,

Hélas, prisonnier je le reste

La cage est bien en moi.




jeudi 9 octobre 2025

VIT EN VOYAGE !


Je ne vais pas jouer au sérieux matamore,

Ni faire de pauvres oxymores,

Afin que mon sexe parte en balade sur ton corps.

Que veux tu, c’est le jour ou il prend son essor !

Une petite bifle sur ta joue,

Pour ensuite m’accueillir dans ta bouche.

Quelle belle partition tu me joues !

Dieu soit loué, tu n’es point une douce farouche !

Tu es cette femme audacieuse et sage,

Qui dégrafe dignement son corsage.

Alors mon vit fièrement dressé,

Parcours ton corps à pas mesurés.

Dans cette belle vallée,

Mon membre est parti s’y faire cajoler.

Tes seins aux tétons bien excités,

M’enserrent dans un doux fourreau de qualité.

Après quelques va-et-vient,

Je joue de mon sexe turgescent,

En tapotant tes tétons délicieusement.

Ce pénis est décidément un honnête coquin !

Ces jeux érotiques aiguisent ton appétit.

Tu t’agrippes à mon membre durci.

Tu le secoues et l’agites,

Avant de m’offrir ton invit !

Tu te positionnes en levrette,

Prête à faire la fête.

Tu prends ma queue dans ta main,

Et la guide entre tes fesses, sacrée boute-en-train !

Ma queue n’en peut plus, je vais exploser.

Nous arrivons au terme de notre voyage.

Je vais me mettre en mode vidage.

Et ma semence libérer tu vas gagner !




samedi 4 octobre 2025

SILENCE !

 Quel paradoxe que de s’hasarder à en parler

Alors que c’est ce discours même qui en est réprimé !

Parole de négation, de pure abstention

Mais alors, comment rendre raison ? S’il n’y a pas de discours, d’échange, de concertation ?

Ce n’est pas dans un silence poétique ou religieux

Les discours de Socrate, de Platon interrogent, font parler et pas que les vieux.

Contrairement à Descartes, qui prône une méthode vécue dans la solitude

Les méditations se font dans un lieu calme, isolé pour atteindre la béatitude

Alors qui es-tu ?

Toi que l’on n’entend plus ?

Absence de bruit et absence de quoi que ce soit, bruit et action liés dans leur manifestation

Faire silence, c’est s’abstenir de tout faire. Tout suspendre, la cessation de toute agitation.

Le silence ...

C’est l’absence.

Silence dans le repos et dans sa pleine présence à soi-même et tu es quiétude

Silence dans les projections des soucis et de faux possibles et tu es inquiétude.

Il est aussi soupir, pause, vide qui procure une plénitude sidérale

Quand à nos oreilles il est douce suspension dans un silence musical.

Le silence existe par ailleurs dans une certaine dualité

Voir une certaine opposition ou diversité.

Dans la nature accueillante il m’est apaisant

Pour certains au milieu de ces grands espaces il peut être effrayant.

Que serait un discours ou un texte sans ces silences, ces blancs ?

Charabia incompréhensible, inaudible, inexpressif, insignifiant.

Et pourtant l’absence de parole apporte du signifiant et est très parlant

C’est l’aposiopèse ou notre expression est comme en suspend. Qui ne dit mot consent !

Que dire d’un silence méprisant qui en dit plus long dans la communication

Que tout un discours distribué sans interruptions.

Pourtant c’est la parole qui accorde une valeur au silence qui s’impose

Philosopher c’est se dégager des mots pour aller aux choses.


A l’heure du profond minuit, Zarathoustra proclame : « Silence ! Silence ! On peut entendre maintes choses qui n’ont pas le droit de se faire entendre de jour » Nietzsche.



UNE BELLE RENCONTRE

C’est la magie d’un premier contact Une rencontre qui se fait simplement avec tact Une rencontre à laquelle je ne m’attendais plus Mais qui ...

Ceux que vous semblez le plus apprécier